À ce Mondial 2026, l’Argentine avance sur les épaules de ses deux Martinez. Emiliano, dit Dibu, et Lisandro forment avec Romero le socle défensif qui permet à Lionel Messi de briller sereinement. Contre le Cap-Vert, lors d’un huitième de finale haletant qui a nécessité les prolongations, c’est une nouvelle fois le gardien de l’Aston Villa qui a sauvé la mise d’une parade décisive face à Sidny Cabral dans les dernières secondes de la deuxième prolongation.
Dibu Martinez, c’est une légende construite sur des gants et des nerfs d’acier. Depuis la finale de Qatar 2022, où son intervention sur Kolo Muani à la 123e minute avait empêché la France d’être sacrée championne du monde, le portier collectionne les exploits avec la sélection. Avec l’Argentine, il a neutralisé 12 tentatives de penalty, dont 9 arrêtées, soit exactement la moitié des tirs au but auxquels il a été confronté sous le maillot albiceleste. Il s’est même tatoué l’instant précis de sa parade sur Kolo Muani sur la jambe qui frappa le ballon.
À côté de lui, Lisandro Martinez livre une tout autre histoire. Le défenseur du Manchester United avait sérieusement envisagé de mettre un terme à sa carrière après sa rupture des ligaments croisés. « Je ne voulais plus souffrir », a-t-il confié. C’est la naissance de sa fille Aurora qui l’a convaincu de persévérer : « C’est elle qui m’a redonné l’équilibre, sans elle je ne serais pas revenu. » Contre le Cap-Vert, il a inscrit son deuxième but en sélection, laissant éclater sa joie en larmes au coup de sifflet.
Romero, troisième homme de cette défense, a lui aussi pesé sur le match en provoquant l’autogoal du 3-2, celui qui a définitivement scellé la qualification. L’Argentine affronte désormais l’Égypte de Mohamed Salah, et cette arrière-garde solide sera une nouvelle fois attendue au tournant.