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·07 de abril de 2026

Chema Andrés, la maturité d’un exilé de Valdebebas

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À 20 ans, Chema Andrés a pris un chemin rare pour un joueur issu du centre de formation merengue : quitter Madrid pour gagner du temps de jeu, grandir loin de la pression du Bernabéu et se confronter à un football plus exigeant physiquement. Ce pari, il ne le regrette pas. « J’ai pris un gros risque en venant ici et j’en suis ravi », explique-t-il, convaincu que son expérience allemande accélère sa progression sportive et personnelle.

Son profil intrigue aussi par sa polyvalence et sa maturité. Avec son gabarit impressionnant, son sens de l’efficacité et sa capacité à lire le jeu, Chema Andrés s’est adapté plus vite que prévu à un championnat réputé pour son intensité. Lui-même reconnaît que le saut entre la Primera RFEF, la Bundesliga et l’Europa League était immense, mais insiste sur sa confiance : « Quand j’ai pris cette décision, je pensais être prêt pour ça ».


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Chema Andrés, successeur de Rodri et Zubimendi à la Roja ?

En sélection U21, il s’installe également comme un élément fiable dans un groupe qu’il décrit comme très fort. « Quand nous jouons avec les U21, nous avons un très bon groupe », dit-il, tout en saluant des leaders comme Gonzalo ou Mosquera. L’équipe A, en revanche, reste encore un horizon, même si son ambition est claire : « Tout joueur qui en a les moyens s’imagine atteindre les sommets, et c’est aussi mon cas ».

Dans cet entretien, Chema Andrés en profite aussi pour dire le respect qu’il porte aux grands milieux espagnols actuels. À propos de Rodri et Zubimendi, il estime qu’« ils font tous les deux partie des meilleurs » et qu' aucun pays n'a un meilleur niveau à ce poste ». Une manière de se situer dans une lignée prestigieuse, sans brûler les étapes et en gardant les pieds sur terre.

  1. A lire aussi : Les chiffres fous qui prouvent que le Real Madrid doit rapatrier Chema Andrés

Un œil sur le Real et le Bayern

Le choc entre le Real Madrid et le Bayern Munich sert de toile de fond à ses réflexions. Pour lui, il s’agit d’un « Clásico européen » entre « deux des meilleures équipes du monde », sans vrai favori. « Je vois ça à 50-50 », tranche-t-il, refusant de céder au réflexe du prestige madrilène ou à la dynamique bavaroise.

Son analyse du Bayern est particulièrement fine, preuve qu’il suit de près la Bundesliga et ses forces en présence. Il cite Kane, Luis Díaz et Olise comme des menaces majeures, mais insiste sur le collectif : « La grande force de l’équipe réside dans son ensemble. Ce sont des joueurs de haut niveau à chaque poste, ils sont en pleine forme, confiants et ils visent tous les objectifs ». Il va même plus loin en rappelant que, lorsque les Allemands sont en forme offensivement, « il est très difficile de les arrêter ».

Le match perdu 0-5 par Stuttgart face au Bayern, avec un triplé de Kane, lui sert de référence concrète pour mesurer la puissance de l’adversaire. « Le résultat en dit long », admet-il, avant de souligner que le Bayern a déjà franchi la barre symbolique des 100 buts en Bundesliga, un chiffre qui résume selon lui leur supériorité actuelle dans la surface.

Chema a un objectif clair en tête

Mais face au Real Madrid, le discours change de registre. En Allemagne, dit-il, le club merengue reste « toujours respecté et admiré », quelle que soit sa forme du moment. L’écusson, l’histoire, la dimension internationale du club suffisent à imposer une aura particulière. C’est sans doute ce lien invisible, entre admiration et attachement, qui rend le cas Chema Andrés si intéressant : il avance à Stuttgart, mais continue d’être observé comme un possible retour de Valdebebas.

Au fond, son entretien dessine le portrait d’un jeune joueur qui n’a pas choisi la facilité, mais la construction. Il apprend en Allemagne, poursuit ses études à distance et se prépare à un avenir qu’il veut maîtriser autant sur le terrain qu’en dehors. Dans le même temps, il a pu voir certains de ses anciens coéquipiers avoir leur chance en équipe première. « J'adore ça. Arbeloa leur a donné leur chance, leur a renouvelé sa confiance et ils répondent présents. Je suis vraiment heureux car ce sont d'excellents footballeurs et de très bons gars. »

Son rêve reste clair : « Jouer au Real Madrid serait un rêve. Je travaille dur chaque jour pour progresser et aller le plus loin possible. J'ai fait mes classes à Valdebebas, et chaque jeune joueur aspire à réussir un jour en équipe première, même en sachant combien ce défi sera difficile. », dit-il, sans précipitation, mais sans détour non plus.

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