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·11 de março de 2026
De plus en plus prêt(cieux)

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Ce n’est un secret pour personne : le MHSC n’a pas d’argent … mais il essaie d’avoir quelques idées. Par exemple, cette saison, pour combler les trous de l’effectif à moindre coût, les dirigeants héraultais ont misé sur une politique de prêt. 4 des 23 joueurs pros que compte le MHSC sont cédés temporairement : Naoufel El Hannach, Ayanda Sishuba, Nathanaël Mbuku, Enzo Molebe, un groupe auquel il faut ajouter Victor Orakpo qui ne sera resté que six mois.
Sur ce point, le moins que l’on puisse dire c’est que la cellule recrutement a su se montrer convaincante : le PSG, Rennes, Augsburg, Lyon ou encore Nice ont fait confiance à la Paillade pour valoriser ou relancer leur joueur. Alors pourquoi choisir le MHSC ? Pour le temps de jeu et l’exposition qu’offre le club. La Ligue 2 est un championnat de plus en plus scruté par les recruteurs européens, comme le prouvent les 13 millions d’euros déboursés par Bournemouth pour recruter Eli Junior Kroupi, meilleur buteur la saison passée.
Pour un club comme Lyon ou le PSG, la Ligue 2 est le championnat parfait pour faire de la post-formation, pour permettre aux purs produits du centre de s’aguerrir et de mettre en avant de jeunes joueurs qui ne disposent du niveau pour s’imposer à long terme dans l’équipe première, mais qui peuvent avoir une valeur marchande. À Montpellier, c’est la jurisprudence Rabby Nzingoula. Le milieu de terrain n’est jamais rentré dans les plans sportif de Strasbourg, mais d’un point de vue financier il aura fait rentrer 2 millions d’euros dans les caisses à travers sa vente à Nuremberg, un montant dû majoritairement à ses bonnes performances lors de son prêt la saison passée, bien qu’il eut lieu lorsque le club était encore en Ligue 1.
Mais ces jeunes prêtés, encore faut-il qu’ils jouent ! Pour les clubs prêteurs, c’est là tout l’enjeu au moment de parapher les contrats. Alors ils n’hésiteraient plus à intégrer des clauses pour s’assurer d’un nombre de match minimum disputé . C’est du moins ce qu’il a fuité cet hiver au sujet du transfert d’Enzo Molebe à Montpellier. Or, jusqu’à présent, c’était là où le bât blessait. Hormis peut-être Nathanaël Mbuku, qui est un joueur déjà confirmé, aucun des jeunes joueurs prêtés n’étaient parvenus à s’imposer : après quelques matchs titulaire en début de championnat, Naoufel El Hannach avait été relégué sur le banc ; on n’a quasiment jamais vu Ayanda Sishuba, dont les quelques apparitions ont laissé la plupart d’entre nous perplexes ; et Enzo Molebe n’a disputé que des petits bouts de matchs. On est majoritairement face à des constats d’échecs, dont le symbole reste la résiliation du prêt de Victor Orakpo après six mois à traîner son mètre 95 sur le côté gauche de l’attaque montpelliéraine.
Temps de jeu en Ligue 2 au 07 mars 2026 et classement de l’utilisation parmi les 29 joueurs entrés en jeu cette saison
Nathanaël Mbuku 1905 minutes (5/29)Naoufel El Hannach 1048 minutes (14/29)Victor Orakpo 659 minutes (16/29)Ayanda Sishuba 143 minutes (21/29)Enzo Molebe 49 minutes (24/29)

Mais le match contre Nancy pourrait marquer un tournant. Pour la première fois de la saison, les joueurs prêtés se sont montrés indispensables et ont été le moteur de notre large victoire dans l’Est. Un simple coup d’œil aux statistiques de la feuille de match suffit pour s’en rendre compte : El Hannach est passeur décisif sur l’ouverture du score, Mbuku buteur et Molebe, en inscrivant le deuxième but, nous permet de nous donner un joli bol d’air. L’absence prolongée de Teji Savanier,conjuguée aux bonnes performances d’El Hannach et Molebe, devrait permettre de voir de plus en plus souvent le trio décisif de Nancy.
C’est plutôt une bonne chose, car avec les difficultés financières du club, Montpellier va encore devoir ruser pendant plusieurs mercatos pour récupérer quelques joueurs auprès des grosses écuries. En se projetant déjà sur l’été, il vaudra mieux arriver à la table des négociations avec de nouveaux exemples de réussites à la Rabby Nzingoula qu’avec une série d’échecs cuisants à la Victor Orakpo.









































