Foot National
·18 de março de 2026
Entretien - Hammond Agamah (FC Chauray) : "Je pense que cela a du sens de développer autre chose à côté de sa carrière de footballeur"

In partnership with
Yahoo sportsFoot National
·18 de março de 2026

Ancien buteur de l’Avion Bayonnais et du FC Libourne, Hammond Agamah a choisi de rejoindre l’Étoile Fréjus Saint-Raphaël l’été dernier après une saison réussie au FC Challans. Toutefois, après seulement six mois, l’attaquant a décidé de changer de cap afin d’aider le FC Chauray dans sa lutte pour le maintien en National 2. Bien qu’il monte progressivement en puissance, le joueur de 29 ans n’a pas encore totalement lancé sa saison. Déterminé, Hammond Agamah compte néanmoins tout mettre en œuvre pour éviter une fin de championnat difficile à son équipe. Parallèlement à sa carrière sportive, il se lance aussi dans l’entrepreneuriat. Sa marque Striker, dédiée à la récupération des sportifs, devrait être officiellement lancée dans les prochaines heures. Rencontre avec Hammond Agamah, à la fois footballeur et entrepreneur.
Comment te sens-tu physiquement ?
De mieux en mieux. Lors des six premiers mois, je n’ai pas eu énormément de temps de jeu à Fréjus. Cela me fait du bien d’enchaîner les matchs. Progressivement, je retrouve mes meilleures sensations.
Cet hiver, tu as décidé de quitter la Côte d’Azur pour rejoindre Chauray, à la lutte pour le maintien en National 2. Pourquoi ?
J’avais besoin d’un projet où j’ai un rôle principal. C’est dans ce contexte que je me sens le plus épanoui pour aider une équipe. Le projet de Chauray était le projet parfait pour retrouver le plaisir de jouer, tout en étant au sein d’un club qui cherche à se maintenir. Je trouvais que c’était une belle mission à accomplir pour aider le club à se maintenir.
Pourquoi cela n’a pas marché à Fréjus ?
Il y avait déjà un effectif bien fourni. Il y avait des joueurs avec de beaux CV, donc forcément mon temps de jeu allait diminuer. L’année dernière, il y avait déjà un attaquant, Abdoulaye Diaby. Et cette saison, Mickaël Le Bihan et Abdessamad Abdeljelil, deuxième meilleur buteur de National la saison dernière (16 buts). Forcément, c’était plus compliqué pour moi dans la hiérarchie. Mais ce n’est pas cela non plus qui a fait que je suis parti. J’ai eu du temps de jeu et la possibilité de me montrer. Cela n’a pas forcément collé avec l’équipe et la philosophie de jeu du coach, tout simplement. Sans rancune, j’ai préféré me tourner vers un autre projet.
Après avoir cartonné sous les couleurs de l’Aviron Bayonnais en National 3, tu les as retrouvés vendredi dernier. Comment les as-tu sentis alors qu’Alain Pochat venait de quitter son banc pour la Ligue 2 ?
C’était un grand sentiment de frustration. Honnêtement, on avait quelque chose à faire en première mi-temps. Attention, Bayonne est une très belle équipe et réalise un très beau championnat. Mais ils ont eu du mal à ressortir les ballons. On les a beaucoup acculés et on s’est créé énormément d’occasions. Malheureusement, comme lors de nos derniers matchs, on n’a pas réussi à ouvrir le score. Sur l’une de leurs seules occasions de la première mi-temps, ils ont réussi à marquer. Forcément, cela joue dans les têtes juste avant la pause, surtout quand cela fait plusieurs matchs que c’est comme ça. Mais il y a aussi du positif à tirer. On a réussi à rivaliser contre une équipe du très haut de tableau. Maintenant, il va falloir rectifier le tir sur le terrain. Mais c'était surtout un plaisir de revoir certains de mes coéquipiers à l'ABFC.
As-tu déjà vu des différences entre les deux groupes dans lesquels tu as évolué cette saison, à savoir le C et le A ?
Dans le groupe C, il y a des clubs prestigieux comme l’AS Cannes, Créteil ou encore le Nîmes Olympique. Il y a d’ailleurs une superbe ambiance là-bas. Mais en termes de qualité de jeu, je ne trouve pas qu’il y ait une énorme différence entre les deux poules. Cela reste du National 2. Sur les trois poules, je pense que le niveau est homogène. Mais c’est sûr que les matchs dans le Sud, ou ceux autour des « gros » clubs, ont beaucoup plus d’ampleur. Il y a plus de ferveur autour de leurs matchs.

Tu as décidé de lancer une marque. D’où t’est venue cette idée ?
J’avais déjà lancé un média en 2021. J’avais dans l’idée de mettre en avant les joueurs semi-professionnels pour leur donner de la visibilité, car je trouvais qu’ils n’en avaient pas assez à cette époque, à part sur Foot-National. Depuis, de nombreux médias sont sortis et les mettent à l’honneur. À la base, je souhaitais aider les joueurs comme moi à se faire connaître et à aller le plus haut possible. En mûrissant cette idée, je me suis dit que je voulais aussi les aider dans l’optimisation de leurs performances et dans l’amélioration de leur récupération.
Comment cela a commencé ?
En commercialisant des boîtes de pressothérapie, des chaussettes antidérapantes, des pistolets de massage… Tous les outils utiles aux sportifs, et pas seulement aux footballeurs. L’objectif est d’améliorer la récupération et d’optimiser la performance. C’est dans cette idée-là que j’ai créé la marque Striker. C’est mon projet. J’ai l’aide d’un collaborateur qui s’occupe de tous les statuts juridiques. Il m’a beaucoup aidé sur ce point. Mais c’est mon projet, ma marque.
C’est ce que tu utilises ?
Exactement. Tous les outils qui seront commercialisés dans les prochains jours sont des outils que j’utilise sur moi depuis un petit moment. Cela m’aide à récupérer tous les jours après les entraînements. Je pense que si cela a réussi à m’aider, cela aidera aussi un nombre incalculable de joueurs.
Tes coéquipiers ne te donnent pas d’idées pour toucher un plus large public ?
Forcément, dès que j’en parle dans les vestiaires, mes coéquipiers sont tout de suite réceptifs. Ils me demandent tout le temps quand est-ce que le site sera disponible pour commander. Ils me donnent beaucoup de force. La chance que j’ai, c’est d’avoir aussi joué dans beaucoup de clubs. J’ai donc pas mal de contacts parmi les joueurs, avec déjà plein de demandes. Je vais pouvoir utiliser mon réseau pour lancer ma marque au début.
Une boutique physique verra-t-elle le jour ?
On va commencer sur une base e-commerce, donc en ligne. Pourquoi pas, dans le futur, si la marque se développe bien, créer une boutique physique. Le but est de créer des partenariats avec des clubs, de les sponsoriser et qu’ils puissent profiter de mes produits. J’en ai parlé avec certains dirigeants à Chauray et ils m’ont directement proposé leur aide. Tout le monde m’a encouragé.
Que peut-on te souhaiter pour la dernière ligne droite de National 2 ?
Qu’on se maintienne avec le FC Chauray. Que je marque le plus de buts possible. Il reste neuf matchs. Lors des sept premiers, honnêtement, on s’attendait tous à de meilleurs résultats, mais c’est comme ça, c’est le football. Il ne faut pas baisser les bras. C’est une épreuve de plus dans ma carrière. Ma carrière m’a appris qu’il ne faut jamais renoncer ni abandonner. Je vais continuer à me battre, et on va continuer à se battre pour atteindre nos objectifs. On verra bien où on sera au mois de juin. Je reste très confiant et très optimiste. Il faut juste que la bascule penche de notre côté.

À côté de ta carrière de footballeur, tu souhaites donc gravir les échelons en tant qu’entrepreneur ?
J’ai toujours été passionné par l’entrepreneuriat. Mais ce n’est que récemment que j’ai décidé de me lancer. J’ai enfin ma marque désormais. On a la chance de s’entraîner le matin, donc cela me laisse le temps de travailler sur ma marque. C’est l’avantage de notre métier. Je pense que cela a du sens de développer autre chose à côté de sa carrière de footballeur.
Qu’est-ce-qui te prends le plus de temps ?
Mon activité principale reste totalement le football, et ma mission pour le maintien avec le FC Chauray. Ma marque est un projet qui mûrit depuis quelques années et que j’avais à cœur d’entreprendre. C’est un projet que je vais continuer à développer. J’espère que, plus les années passeront, plus ma marque grandira. Le site devrait sortir courant du mois prochain. C’est un projet qui m’a pris des années de travail acharné et beaucoup de détermination. J’espère que la marque parlera à tous les compétiteurs qui n’ont pas renoncé à leurs rêves et qui sont animés par la même ambition que moi.
C’est dans cet esprit qu’est né Striker : avec une volonté forte de toujours repousser nos limites, de ne jamais renoncer à l’effort, même dans l’adversité, et de toujours continuer à se battre pour atteindre nos objectifs. Après des années de travail acharné et beaucoup de détermination, j’espère que la marque parlera à tous les compétiteurs qui n’ont pas renoncé à leurs rêves et qui sont animés par la même ambition que nous. On vous attend nombreux sur le site.
Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.
Ao vivo









































