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·02 de abril de 2026
EXCLU - Ibrahima Baldé : « Je suis sur la bonne voie »

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·02 de abril de 2026

La Ligue 2 est un championnat qui recèle de nombreux talents. Chaque année, plusieurs pépites franchissent le cap et brillent dans l'élite. Tous les mois, Onze Mondial part à la découverte de ces cracks de l’ombre. Considéré un temps comme un grand espoir du RC Lens, Ibrahima Baldé a été freiné par les blessures durant son début de carrière. Désormais épanoui au Rodez Aveyron Football Club, le goleador de 23 ans empile les buts et attise les convoitises. Malgré son transfert raté lors du mercato estival 2025, « IB » poursuit sa progression sans se poser de question, avec l’aide de son entourage. Coup de projecteur.
Voici quelques extraits de notre interview de Ibrahima Baldé. L’intégralité de cet interview de 2 pages est à retrouver dans le magazine n°379 de Onze Mondial disponible en kiosque et sur notre eshop depuis le 6 février 2026.
Enfance
Comment s’est déroulée ton enfance ?
Mon enfance a été plutôt tranquille. J’étais bien entouré, bien encadré. J'ai grandi à Porte de Clignancourt, dans le 18ème arrondissement de Paris. Mes deux parents sont toujours ensemble. J'ai trois frères et deux sœurs. Aujourd’hui, mes parents sont retraités, mon père était coursier et ma mère accompagnait les enfants en situation de handicap à l’école.
Comment étais-tu à l’école ?
En primaire, tout allait bien. Une fois au collège, mon comportement est devenu moyen, mais j’avais toujours des notes correctes, j’étais un bon élève. Au lycée, j’ai fait le minimum pour avoir le bac.
Quel type de garçon étais-tu ?
J’étais plutôt réservé, dans mon coin. J’ai grandi dans mon coin, à la maison, mes frères et sœurs étaient vraiment plus âgés que moi, il y avait de nombreuses années d'écart entre nous. Certains avaient déjà quitté la maison, on n’avait pas le même âge, donc pas les mêmes délires, on ne rigolait pas trop ensemble. On ne faisait pas les mêmes choses, on n’avait pas les mêmes occupations. J’étais un enfant normal, je rigolais avec mes potes dehors, je ne faisais rien de spécial.
Comment es-tu tombé dans le football ?
Mon grand frère était footballeur professionnel, je suis né dans le football, mes autres frères ont joué en amateur aussi. On est une famille de footeux. J’ai toujours baigné dans le foot.
Ton grand frère, Abdoulaye Baldé, avait une étiquette de futur grand joueur. Il n’a, finalement, pas eu la carrière attendue. Comment le considérais-tu ?
Je ne le voyais pas comme une star parce que c'était mon grand frère, mais je le voyais comme un exemple, un modèle. Je me disais : « Je veux faire comme lui ». Dès que je pouvais, j’allais à ses matchs. Parfois, avec l’école, ce n’était pas possible. Mais pendant les vacances par exemple, j'allais chez lui, dans ses clubs, j'allais voir ses matchs. Quand il jouait en région parisienne aussi, j’y allais. Je le suivais au maximum.
Quel est ton parcours avant de rejoindre le RC Lens ?
J'ai commencé dans le club de mon quartier, en bas de la maison, à l’Olympique Montmartre Sports de mes 5 ans à mes 9 ans. Ensuite, j’ai rejoint le Red Star jusqu’à mes 15 ans. Et j’ai signé au RC Lens.
Formation
Comment as-tu été recruté par le RC Lens ?
Lors d’un match U15 DH avec le Red Star contre Mantes, le recruteur du RC Lens, Rachid Alioui, m’a repéré. Il a ensuite contacté mon coach qui a fait le lien avec mon grand frère. J’ai été invité pour faire un stage de quelques jours pendant les vacances, et à la fin du stage, j’ai signé.
D’autres clubs étaient intéressés ?
Oui, d’autres clubs me suivaient, mais je n’avais jamais eu de propositions concrètes. En U14, j’avais fait un essai à l’Olympique de Marseille, j’avais participé au tournoi de Sens avec eux, mais j’avais été moyen…
Comment s’est déroulée ta formation au RC Lens ?
Tout s’est plutôt bien passé. Je n’ai pas connu de complication. La première année, je jouais avec ma catégorie, en U16. J’ai mis de nombreux buts qui m’ont permis de faire quelques matchs avec les U17 nationaux. La deuxième année, j’ai pu pleinement m’exprimer avec les U17 nationaux. Je marquais régulièrement, j’étais regardé, j’avais une certaine exposition. Je me suis aussi montré en Gambardella, même si elle a été interrompue avec le Covid. Et forcément, mes performances avaient plus d’impact. Lors de cette deuxième saison, j’ai mis une vingtaine de buts. À l’issue de cette saison, le club me propose de signer un contrat de quatre ans, un an stagiaire et trois ans professionnel, j’accepte immédiatement. Donc je signe pro à 18 ans.
As-tu vécu un moment marquant durant ta formation ?
Je n’ai pas un moment précis. Mais je garde de bons souvenirs de ma deuxième année au club. J’étais avec mes potes, on était tous de la même génération. Comme la première saison, personne n’avait été surclassé, on attendait tous de jouer en U17 nationaux ensemble. On enchaînait les victoires avant le Covid, on rigolait bien, on kiffait, on était insouciants, on voulait juste prendre du plaisir et profiter du moment présent.
RC Lens
Comment se passe ton intégration au groupe professionnel ?
Mitigée. Mon premier entraînement avec les pros a lieu en février 2021, lors de ma dernière année au centre. Et pendant l'entraînement, je me blesse. Je glisse et je sens que j'ai mal aux hanches, une douleur que je n’avais jamais ressentie. Sachant que je revenais d’une pubalgie et que mon retour se passait bien. Du coup, je fais des examens et on voit que j'ai un conflit de hanches. Je fais tous mes soins, je fais ma rééducation avec les pros. Et là, je bascule définitivement avec les pros. Je reprends les entraînements en fin de saison, mais je sens que j'ai encore mal, car on avait essayé de faire une rééducation sans opération. Ce n’est pas passé. En juin, je me suis fait opérer des hanches. C'est pour ça que je te dis compliquée, car je découvre le monde pro en étant blessé. Surtout à cet âge-là, quand tu es jeune, quand tu connais une longue blessure, tu as besoin de jouer, tu as besoin de prendre de l'expérience, de te faire les dents. Je me suis fait opérer en juin et j'ai repris les entraînements en octobre. Entre temps, j’avais quand même signé mon contrat professionnel automatiquement en juin.
Comment s’est passé ton retour ?
J'ai repris les entraînements en octobre et la compétition en novembre. J'ai disputé quelques matchs en U19 et en réserve pour commencer. Et j’ai ensuite fait des groupes avec les pros, pendant tout l’hiver, de fin novembre jusqu’à mars, avec quelques entrées. J’en ai fait quatre en championnat et trois en Coupe de France. Je n’ai pas montré assez… J’ai eu des petites situations, on pouvait voir des qualités, mais je n’ai pas été assez tranchant. J’aurais pu marquer contre Lille en Coupe notamment. Dans le même temps, la saison se passait bien, l’équipe tournait bien. Au mois d’avril, après avoir discuté avec le staff des pros, on s’est mis d’accord pour que je joue en réserve la fin de saison, surtout qu’on jouait le maintien en réserve. Et j’avais besoin de temps de jeu, surtout à mon jeune âge. C’est bien d’être avec les pros, mais si tu ne joues jamais ou tu entres seulement cinq minutes, ce n’est pas intéressant. Du coup, j’ai fait la fin de saison en réserve. Par rapport à mon parcours et ma longue blessure, je me suis dit : « C'est quand même bien, tu as gratté des minutes en pro, tu es dans le circuit ».
Comment se déroule la deuxième saison ?
Au début, on m'a dit : « Bastia est intéressé par un prêt ». Après avoir discuté avec le coach et le directeur sportif, j’ai décliné, je n’étais pas chaud. C’était la reprise, je voulais d'abord faire la prépa à Lens pour voir le déroulé des choses. Ensuite, s'il fallait partir, je n’aurais pas été contre. Je suis donc resté, j'ai fait toute la prépa. Je me sentais bien pendant la prépa. J’ai bien bossé. C'était ma première prépa avec les pros sans pépin physique. J'en avais besoin. J’ai ensuite rejoint Annecy sous forme de prêt après deux journées de championnat. Je sentais que c’était le bon moment, je voulais faire une saison pleine en pro. Et à Lens, la hiérarchie était établie, il y avait plusieurs joueurs devant moi comme Openda, Buksa, Saïd, Sotoca, Ganago, je n’avais aucune garantie.
Annecy
Comment se passe ton arrivée à Annecy ?
À Annecy, je me blesse au bout de deux semaines. Et j’en ai pour un mois et demi d’absence. Du coup, dès ma signature, sachant que je n’ai pas de nom, ni de CV, ni d'expérience, je suis déjà à l'arrêt. C’était difficile, car personne ne connaissait vraiment mes qualités au club, j’avais tout à prouver. Il fallait montrer que je mérite de jouer. Je savais donc que mon retour allait être compliqué. En plus, l’équipe avait de bons résultats. Pour mon retour, le coach ne me fait pas entrer, et la semaine suivante, je suis mis hors groupe. À partir de là, j’ai eu une discussion avec le coach pour progresser et comprendre ses attentes. Par la suite, j’ai obtenu du temps de jeu, de mi-octobre jusqu'à mars, j'ai enchaîné les matchs et j'ai mis mon premier but en pro. Je me suis blessé à nouveau aux quadriceps, après notre match contre Marseille en Coupe de France. J’ai eu quelques différends avec le coach. Du coup, à mon retour de blessure, je n’ai pas joué, j’ai joué en réserve en Régional 1 et j’ai pris un carton rouge.
À Lens, tu avais une situation compliquée, avec des blessures et un faible temps de jeu, à Annecy, le scénario se répète. Comment as-tu tenu mentalement ?
Dans ma tête, cette saison à Annecy, avec l’enchaînement de galères, c'était beaucoup d'un coup. Après, chacun ses épreuves, d’autres joueurs ont vécu pire. Cette expérience m’a secoué, je me suis dit : « Ah ouais, c’est ça le monde pro ». Je me disais : « Si tu n’es pas prêt mentalement, ça va être très dur pour toi ». Ce passage m’a forgé. Heureusement, j’ai un bon entourage, ma famille venait à la maison pour me soutenir. Ça m’a aidé. Comme je disais, mon frère a été pro, c'est le mieux placé pour me parler dans ce genre de situations. Il a été confronté aux mêmes choses, aux mêmes types de situation, il m’a bien conseillé. Sans soutien, je ne sais pas comment j’aurais fait ; blessures, faible temps de jeu, différends avec le coach, réserve, carton rouge… c’était beaucoup. Je finis quand même la saison avec 24 apparitions, quatre buts et deux passes décisives toutes compétitions confondues. Mais j’aspirais à mieux, on va dire que c’était un prêt pas réussi.
Retour au RC Lens
Quand tu reviens à Lens, quelle est la position du club ?
Quand je reviens, on fait un point sur mon prêt à Annecy, on me dit : « Ce que tu as fait, ce n'est pas assez pour prétendre à jouer ici ». Surtout que pendant mon prêt à Annecy, le club a fini deuxième du championnat, avec une qualification pour la Ligue des Champions.
Initialement, tu avais un statut d’espoir du RC Lens, et en peu de temps, le club te met de côté. Comment as-tu vécu cette claque ?
Sur le coup, ça m’a fait bizarre. Mais d’un autre côté, je l’ai bien pris, parce que j’ai une bonne auto-critique. J’étais conscient des choses, je savais que je n’en avais pas fait assez. Je ne m’attendais pas à ce qu’on me dise les choses de cette manière, mais j’aurais dû faire mieux, tout simplement. Surtout que le RC Lens était en train de grandir. Les dirigeants avaient moins le temps de s’occuper de chaque cas, ils voulaient avancer et vite. Je n’ai pas réussi à accrocher le bon wagon… Du coup, chacun sa route. Je fais quand même la préparation avec le club, en attendant de trouver un bon projet. Et je me blesse à nouveau, au psoas. Cette blessure a débouché sur pleins de douleurs : une pubalgie, les adducteurs, le pubis, c’était dur. À chaque fois que je revenais, je faisais un mois de rééducation, je revenais avec le groupe, et j’avais encore mal. J’ai donc fait une saison blanche. En février, je décide de me faire opérer du pubis. Et à mon retour, les douleurs étaient toujours persistantes, c’était horrible.
Donc après un prêt manqué à Annecy, tu enchaînes avec une saison blanche à Lens… Comment as-tu réussi à tenir mentalement ?
Je me suis forgé mentalement. Mon entourage m’a aidé, et je me suis endurci, je suis assez fort dans la tête. D’autres joueurs ont vécu des choses plus difficiles et se sont relevés, malgré tout. Je restais positif en me disant : "Tu vas rebondir ». Je suis optimiste. Même si c’est vrai, que par moments, c’est dur, tu ne vois pas le bout du tunnel. Parfois, j’allais à l’entraînement sans savoir pourquoi. On faisait des examens et on ne savait pas exactement ce que j'avais. Ce n'était pas clair. Les médecins voyaient que ma déchirure au psoas était guérie, mais j’avais encore mal… Je ne comprenais pas. J'avais l’impression d’être fou ou que les gens me prenaient pour un fou parce que je disais que j'avais mal. Et ça n’apparaissait pas sur les examens…
Rodez
Comment se finit la saison ?
Sans temps de jeu, mon contrat se termine, je suis libre. Je me dis que ça va être dur de retrouver un club, mais je m’étais préparé mentalement. Je me disais : « Peut-être que tu vas redescendre d’un étage, voire deux, ou même que tu n'auras pas de club pendant six mois ». Ensuite, mon agent me dit que Rodez est intéressé. Ce qu'il faut savoir, c'est que Rodez, avant mon prêt à Annecy, était déjà intéressé. J’avais discuté avec le coach de Rodez, mais j’avais opté pour Annecy. Lors de mon retour à Lens, j’aurais pu aller à Rodez aussi, mais je me suis blessé à nouveau. Finalement, Rodez est resté intéressé. Je n’ai pas chipoté, j’ai foncé, je voulais simplement jouer au foot. Le discours des dirigeants m’a plu, j’ai foncé. Je n’ai même pas négocié, j’ai pris ce qu’ils m’ont proposé. Je ne voulais pas faire le compliqué, je voulais juste jouer au foot, je me disais : « Quand j’aurai montré, je pourrai négocier ».
Et tu mets 7 buts et délivres deux passes décisives pour cette première saison pleine en professionnel...
C'était une belle saison. De mon côté, comme du côté du club, on ne s'attendait pas à ce que ça se passe aussi bien dès la première saison. Surtout avec tous mes antécédents, je suis arrivé à Rodez, avec des douleurs. Et en fait, quand j’ai enlevé une racine de mes dents de sagesse, j’ai commencé à me rétablir petit à petit. Je faisais mon travail préventif, j’avais un prépa et un kiné qui m’ont soutenu. Ils voulaient vraiment me remettre sur pied. Ils étaient même plus déterminés que moi par moments, et ça a payé, j’ai fait une belle saison.
Comment ça se passait mentalement ?
J'ai repris goût au football. Là, je me sentais vraiment footballeur. C'est la première saison où je me sentais important dans un effectif et considéré dans un groupe.
Et pourtant, tu étais en concurrence avec Bentayeb et Nkada qui empilaient les buts…
Ouais, c'est ça. Mais la concurrence était tellement saine que c'était fluide. Chacun jouait et chacun faisait ce qu'il avait à faire sans être égoïste. Du coup, tout le monde a marqué.
L'été dernier, tu devais signer au Cercle de Bruges. Tu es passé de joueur mis de côté à joueur courtisé sur le mercato…
En un an, je suis passé de ne pas savoir ce que j'avais comme blessure avec Lens à signer à Rodez et d’être tout proche d’un transfert en Belgique, au Cercle de Bruges. Le championnat avait déjà repris. L'offre s'est présentée et après avoir discuté avec mon entourage, le Cercle de Bruges, et mes dirigeants, on a accepté le transfert. C'était une belle offre, c'était une opportunité qu'il ne fallait pas rater. Et même pour Rodez, ça faisait entrer des liquidités dans le club.
Et finalement, qu'est-ce qui a bloqué ?
Lors du dernier test de la visite médicale, le médecin voit une blessure au genou. C’est vrai que pendant la prépa à Rodez, je m’étais fait une petite entorse au genou, mais rien de méchant. J’avais joué les deux premières journées de championnat avec un strap. Le médecin dit que mon ligament est déchiré. Je n’ai pas compris comment c’était possible, sachant que j’avais déjà fait des examens, et aucune déchirure n’avait été détectée. Du coup, les dirigeants de Bruges me disent : « Ce ne sera pas possible, on a besoin de toi immédiatement, ta blessure nécessite une opération ». Sur le coup, j’étais déçu, mais je suis vite passé à autre chose. Et je suis retourné à Rodez.
Tu lances ta carrière et là, un transfert s’annule, ça devait être difficile à encaisser…
Dans ma tête, j’étais lancé, j’étais dedans, j’étais prêt à performer. Sur le coup, c’était dur, mais mon entourage m’a, une nouvelle fois, aidé et remis sur la bonne voie. Parce que si tu commences à cogiter, tu peux perdre ton football. Et j’ai immédiatement repris à Rodez, j’ai revu les chirurgiens, et ils m’ont dit : « Tout va bien, tu peux jouer sans strap, ton ligament n’a rien ». J’ai rejoué directement.
Penses-tu que Bruges a tenté un coup de bluff ?
Je ne sais pas, on ne saura jamais. C’est de l’histoire ancienne, je suis concentré sur le club, le championnat et moi. Le club m’a récompensé en me prolongeant. Ça montre que le club me soutient à 100%. Ils m’ont donné un coup de boost.
Tu enchaînes les buts, quel est ton objectif ?
J’aimerais mettre au minimum 12 buts, j’en ai déjà mis huit. Je suis sur la bonne voie, il ne faut pas lâcher. Et si un club se présente cet été, je ferai le meilleur choix pour moi.
Personnalité
Qui est Ibrahima Baldé dans la vie de tous les jours ?
Je suis un mec tranquille, posé, j’aime rigoler, je passe beaucoup de temps à la maison. Je joue à la play, je sors avec mes amis. Je vis à Rodez, c’est calme, il n’y a pas de tentation, je reste concentré sur mon football. Je vis seul. Mon quotidien c’est le foot et la maison.
As-tu des passions en dehors du football ?
J'aime bien le tennis, le padel et le basket.
Tu as des surnoms ?
Au foot, les gens m’appellent « IB », et mes potes m’appellent « Baldé ».
Tu es issue d’une grande famille, ton frère a remporté l’Euro U17 en 2005, il n’a finalement pas eu la carrière attendue, comment avez-vous vécu cet échec dans la famille ?
On a vécu ça comme une déception. Avec moi, tout le monde est préparé aux différents scénarios possibles. Mais avec lui, la famille découvrait, que ce soit mes parents, mes frères ou mes sœurs. Lui-même découvrait, donc forcément, ce n’était pas simple à digérer, à encaisser. Il avait même marqué en finale et en demi de cet Euro U19. Ça a été dur pour nous, surtout vu la tournure de sa carrière, et les événements qui se sont passés. Il y a encore quelques cicatrices aujourd’hui, elles sont refermées, mais elles sont toujours là…
Vous savez à quoi vous attendre te concernant ?
Exactement. Je me suis fait ma propre idée en voyant le déroulé de sa carrière. Ma famille est prête à gérer toutes sortes de situations avec moi. Ils ont déjà tout vécu avec mon frère de toute façon. C'est pour ça que je me dis que je suis très bien entouré et que j'ai de la chance d'avoir cet entourage-là.
Comment se comportent tes parents ?
Mes parents m’ont toujours dit : « Si c'est ce que tu aimes, fonce ». Ils ne m'ont jamais interdit de faire n'importe quelle activité. Si mon bonheur est dans cette activité, ils m’encouragent.
Style de jeu
Comment définis-tu ton jeu ?
Je suis un attaquant assez rapide qui prend la profondeur. Mais je le fais de moins en moins, par rapport à mes années de formation. J’aime bien décrocher et participer au jeu. Deux de mes qualités premières, ce sont mes déplacements et ma spontanéité devant le but. Quand je suis spontané, je suis dangereux dans la surface. Et quand je me bride ou quand je réfléchis trop, je suis moins bon.
Qu’aimerais-tu améliorer dans ton jeu ?
Mon positionnement sur les centres et mettre plus de buts de renard. Cette saison, j'ai commencé à en mettre, mais avant, je n’en mettais jamais. Par exemple, des buts où le gardien repousse le ballon et je suis là pour marquer. Sinon sur corner, quand tu es bien placé suite à un cafouillage et tu pousses le ballon dans les filets. Je veux marquer ce genre de buts qui sont le résultat d’un bon positionnement.
As-tu des exemples ?
J'aime bien Julian Alvarez, Gabriel Jesús. Après, forcément, Mbappé. Petit, je kiffais Benzema et Suarez.
Conclusion
As-tu des rêves ?
Je rêve de jouer en Premier League. Et je veux aussi le bien pour ma famille et mes proches, je veux qu’ils soient heureux, qu’on soit régulièrement réunis et avec le sourire, tout simplement.
Si tu étais journaliste, quelle question poserais-tu à Ibrahima Baldé ?
Je lui demanderais : « Tu vas terminer cette saison avec combien de buts ? ». Et je répondrais : « 12 ».
Si tu n’avais pas été footballeur, tu aurais fait quoi ?
Franchement, pendant longtemps, je ne savais pas répondre à cette question, mais aujourd'hui, je dirais agent immobilier.
Si tu pouvais bénéficier d'un super pouvoir, tu choisirais lequel ?
La téléportation.
Si tu devais terminer l’interview par une phrase qui te représente, que dirais-tu ?
Je dirais : « Dans la vie, je m'attends toujours au pire parce que je préfère être surpris que déçu ». Cette phrase fait référence à tout mon vécu jusqu’à maintenant.
Tu te notes comment pour cette interview ?
Je me mets 6,5 sur 10, j’ai été moyen.
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