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·28 de março de 2026
France-Colombie 2018 : la "panne de courant" qui a servi d'électrochoc aux Bleus

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Ce dimanche 29 mars, l'équipe de France dispute le deuxième test de sa tournée aux États-Unis. Après le Brésil jeudi soir à Boston (2-1), la sélection pilotée par Didier Deschamps a rendez-vous à Washington pour y défier la Colombie (21h). Un adversaire croisé par les Bleus en marge du sacre en Russie en 2018 ...
C'est un match rare que s'apprête à disputer l'équipe de France ce dimanche 29 mars. Au-delà d'être le troisième de son histoire sur le sol des États-Unis, la sélection tricolore va surtout croiser un adversaire qu'elle affronte rarement : la Colombie. Quatre jours après avoir pris le dessus sur le Brésil du côté de Boston (2-1), la nation vice-championne va désormais se frotter à la Tricolor pour la cinquième fois de son histoire (à Washington, coup d'envoi à 21h, heure française). Pour trouver trace du premier France-Colombie de l'histoire, il faut remonter à l'année 1972.
Au coeur d'une tournée de quatre matchs au Brésil, le groupe dirigé par l'illustre Georges Boulogne, qui traverse un sérieux passage à vide (aucune qualification pour une phase finale d'un Euro ou d'une Coupe du monde entre 1966 et 1978), domine son inédit adversaire à Salvador de Bahia (3-2) grâce à des réalisations de Charly Loubet (x2) et Marc Molitor. Pour les nostalgiques, des noms de la trempe de Jean Djorkaeff, Jean-Michel Larqué, Marius Trésor ou encore des regrettés Henri Michel et Jean-Pierre Adams composent la sélection. Il faut ensuite attendre 2003 pour assister à une nouvelle confrontation.
Trente-et-un ans après le premier France-Colombie de l'histoire, les Tricolores l'emportent à nouveau face aux Sud-Américains pour leur entrée en lice de la Coupe des Confédérations 2003 dans l'Hexagone. Au stade Gerland de Lyon, un penalty converti par Thierry Henry avant la pause (1-0) suffit au bonheur de l'effectif de Jacques Santini, qui trace sa route vers un deuxième titre consécutif dans la compétition. Cinq ans plus tard, c'est cette fois-ci sous les ordres de Raymond Domenech que les vice-champions du monde 2006 enchaînent une troisième victoire consécutive face aux Cafeteros. En pleine préparation pour un Euro qui s'avérera lamentable (1 nul et 2 défaites), les Bleus s'en remettent à nouveau à un penalty (transformé par Franck Ribéry en première période) pour faire légèrement vibrer le Stade de France (1-0).
Le Stade de France, là même où Français et Colombiens ont croisé le fer pour la dernière fois. Le 23 mars 2018, soit quelques semaines après avoir péniblement validé leur qualification pour la Coupe du monde, les joueurs de l'équipe de France entament leur préparation pour l'échéance en Russie par deux tests amicaux. Et ça commence donc par un duel avec Radamel Falcao, James Rodriguez et David Ospina, également qualifiés pour le tournoi au pays de Vladimir Poutine. À Saint-Denis, tout roule pour les Tricolores après une vingtaine de minutes de jeu : Olivier Giroud a donné l'avantage aux siens grâce à un réalisation à bout portant (11e), tandis que Thomas Lemar a doublé la mise en concluant une merveilleuse action collective initée par Djibril Sidibé, Antoine Griezmann et Kylian Mbappé (26e).
Peu inspirée jusqu'à maintenant, la Tricolor décide de sortir de sa boîte et de profiter de l'errance de la défense française pour revenir à une longueur au tableau d'affichage. Deux minutes seulement après le deuxième but des Bleus, Luis Muriel, depuis l'aile gauche, adresse un centre rentrant dans la surface. Centre qui ne trouve personne, si ce n'est les filets d'un Hugo Lloris surpris et battu (28e, 2-1). En deuxième période, c'est au tour du duo Rodriguez-Falcao de se mettre en évidence, avec une passe décisive du premier pour le second, clinique au moment de conclure du plat du pied droit à l'entrée de la surface (62e, 2-2). Les hommes de Didier Deschamps sont définitivement renversés à cinq minutes du terme lorsque Juan Quintero, en force, converti un penalty concédé par Samuel Umtiti (85e, 2-3).
À quelques semaines de voyager en Russie, le champion du monde 1998 n'a que très peu goûté à ce scénario. D'abord entreprenants, ses joueurs ont totalement sombré ensuite. "Dans le secret du vestiaire vendredi, sa colère n'a pas pris de gants. Le sélectionneur était furieux. En substance, il a dit à son groupe que cette prestation était inacceptable, d'autant plus devant les supporteurs tricolores et qu'il n'avait pas du tout aimé la manière, ni leur suffisance. Il a ajouté, sur le même ton, que s'ils jouaient comme ça au Mondial, ils n'iraient pas loin", rapporte Le Parisien à l'époque.
Devant la presse, Didier Deschamps évoque une "panne de courant" : "Les ingrédients n'étaient pas là. La Colombie nous a mis à mal avec sa fibre accrocheuse. Dans les intentions, on n'était pas là. Il faut en prendre conscience. Il y a beaucoup de qualités dans ce groupe, mais cela ne suffit pas. Cela fait mal. (...) On n'a pas répondu sur ce plan-là. Cela ne me fait pas plaisir du tout. On doit montrer un niveau de détermination plus élevée", prévient encore le sélectionneur, qui attend alors une réaction de son groupe cinq jours plus tard pour le deuxième test du rassemblement contre ... la Russie, à Saint-Pétersbourg.
Sans forcément briller, l'équipe de France l'emporte face au futur pays-hôte grâce à un doublé de Kylian Mbappé, alors âgé de 19 ans, et un coup-franc direct de Paul Pogba (3-1)." On a toujours cette capacité à se créer des occasions, à marquer. Mais il y a toujours des choses qu'on doit faire mieux. En première période, des pertes de balle un peu stupides, où on veut bonifier certains ballons et on donne des munitions à l'adversaire", souligne Didier Deschamps après la rencontre, tandis que son capitaine Hugo Lloris reconnaît "qu'encore une fois aujourd'hui, c'était un peu laborieux, mais le résultat est là." Mais le Mondial pointe le bout et des choix vont devoir être réalisés par le sélectionneur.
"C'est difficile de dire qui a marqué des points ou pas, souffle-t-il. Pour ceux qui étaient là, il y a déjà la victoire collective. Des performances individuelles un peu en dessous... J'ai encore un peu plus de réponses qui vont nourrir ma réflexion. Il faudra choisir, mais il y a encore du temps." Sans encore savoir que sa troupe et lui-même reviendront le 10 juillet suivant pour écarter la Belgique en demi-finale (1-0) et s'ouvrir en grand les portes du sacre, le technicien basque se sert de cette trêve internationale et surtout de ce France-Colombie perdu au Stade de France pour imposer une sérieuse piqûre de rappel à ses joueurs. Au moment de sa liste définitive, le futur double champion du monde décide d'ailleurs ne pas retenir Anthony Martial, Adrien Rabiot, Lucas Digne ainsi que Wissam Ben Yedder, présents lors du dernier galop d'essai du mois de mars, tandis que Laurent Koscielny est contraint de déclarer forfait sur blessure. La suite, on la connaît !
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