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·31 de maio de 2026

Guardiola, Baggio, révolution totale : le ministre italien des sports lâche une bombe sur l’avenir de la Nazionale

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La crise de l’équipe d’Italie impose une réflexion qui dépasse largement le simple choix du prochain sélectionneur. C’est la conviction du ministre italien des Sports et de la Jeunesse, Andrea Abodi, qui s’est exprimé sur l’avenir du football italien au micro de SkyTG24.

Parmi les noms évoqués pour prendre les rênes de la Nazionale figure celui de Pep Guardiola, une hypothèse qu’Abodi ne juge pas irréaliste : « Ce n’est pas un rêve impossible, mais il faut comprendre s’il a envie de devenir un sélectionneur exceptionnel. »


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Pour le ministre, la question n’est pas financière : « Ce n’est pas un problème d’argent, mais d’ambition. Un entraîneur, à lui seul, ne construit pas une sélection nationale. Il faut un projet de haut niveau capable de relancer le football italien. » Selon lui, ce projet doit permettre au système de retrouver le chemin de l’excellence grâce à une meilleure collaboration entre tous les acteurs du football.

L’analyse commence inévitablement par la nouvelle absence de l’Italie à la Coupe du monde : « Il n’est pas acceptable que nous manquions le Mondial pour la troisième fois. Et qu’après deux éliminations où tout s’est joué lors d’un barrage, notre adversaire ait montré davantage d’envie et une approche différente. »

Abodi espère que cette situation servira de déclencheur pour une prise de conscience collective. Pour lui, la priorité absolue reste le développement des jeunes et la qualité de la formation : « La politique sportive est importante, tout comme l’organisation de la Fédération, la justice sportive ou la réforme des championnats. Mais au final, tout repose sur le modèle technique. »

Le ministre regrette également que le talent italien soit trop souvent négligé : « Il est trop facile d’aller chercher des talents à l’étranger parce qu’ils coûtent moins cher. Nous devons trouver des réformes qui rendent notre marché intérieur plus compétitif. »

Cette réflexion relance le débat sur les centres de formation et sur les opportunités accordées aux jeunes joueurs italiens. Pour Abodi, il est indispensable de reconstruire une filière technique capable d’alimenter durablement la Nazionale et de garantir des résultats dans la durée.

Il a également critiqué la gouvernance du football italien, qu’il juge trop réticente au changement : « Pour l’instant, personne n’a su ou voulu faire un pas en avant. Manifestement, aucune proposition n’a permis de franchir un cap, pas même du côté des clubs, qui ne semblent pas prêts à confier la présidence à quelqu’un ayant une véritable expérience du terrain. »

Pour illustrer son propos, il a rappelé le projet présenté il y a plusieurs années par Roberto Baggio à la Fédération, un projet qui n’avait jamais été réellement approfondi. « Le football est un milieu très traditionaliste, dans le sens le moins noble du terme, où coexistent corporatisme et défense des intérêts particuliers », a-t-il conclu.

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