Olympique-et-Lyonnais
·09 de janeiro de 2026
Il y a dix ans, l’OL embarquait pour son aventure à Décines

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Après les 75 ans en 2025, l’OL s’offre un deuxième anniversaire à quelques mois d’intervalle. S’il faudra attendre encore quelques jours pour une véritable fête à Décines, ce vendredi 9 janvier 2026 marque les dix ans de présence au Grand Stade. Cet après-midi de 2016, Jean-Michel Aulas l’a vécu avec un très grand sourire et surtout un grand soulagement. Ce projet faramineux de quitter Gerland, faute de possibilité de l’agrandir, pour rejoindre Décines a pris du temps, beaucoup de temps. Lancé en 2007, il n’a vu le jour qu'une décennie plus tard, bien aidé par l’attribution de l’Euro 2016 à la France et donc un calendrier à respecter.
Après moult procédures tentant de freiner ou tout simplement d’interdire cette construction, le Stade des Lumières, comme il était appelé à son lancement, a vu le jour avec la réception de Troyes le 9 janvier 2016. Matthieu, fidèle de Gerland et qui a suivi les Gones jusqu’à Décines, s’en souvient comme si c’était hier. "Il y avait une vraie excitation de découvrir cette enceinte ultra-moderne. On était encore dans la nostalgie du départ de Gerland, mais en voyant Arsenal et son nouveau stade, on espérait rentrer dans une autre dimension."
Dix ans plus tard, l’OL reste un habitué des soirées européennes qui ont donné de belles émotions "comme la Roma ou Manchester City", mais force est de constater que le club septuple champion de France n’a pas passé ce fameux cap. L’OL reste sevré de trophées depuis 2012 sur le plan sportif, mais le bijou décinois a permis un rayonnement tout autre. Coldplay, Taylor Swift, Indochine ou encore la Coupe du monde féminine 2019 et les Jeux olympiques 2024 ont pris possession des lieux à un moment ou un autre. Une enceinte multifonctions comme l’avait imaginée Jean-Michel Aulas, qui la décrivait comme un "formidable outil connecté". Dix ans après, le club se retrouve un peu dans la même situation qu’en 2016 avec un aspect financier compliqué.
Face à la construction du stade, les dirigeants avaient dû miser sur la jeunesse de l’Académie et ils étaient nombreux ce 9 janvier pour la réception de Troyes. Anthony Lopes, Samuel Umtiti, Maxime Gonalons, Jordan Ferri, Corentin Tolisso, Rachid Ghezzal, Alexandre Lacazette, Clément Grenier ou encore Aldo Kalulu, sans oublier Bruno Genesio sur le banc. Un OL presque 100% local qui a permis aux supporters d’accepter plus facilement le passage du 7e arrondissement à celui de l’Est lyonnais. Les ventes du maillot collector floqué du numéro 10, 8 ou 5 pour cette entrée à Décines avaient battu des records jusqu'à peu. "On était revenu à des valeurs, vraiment dans l’ADN lyonnais. C’était des gamins qu’on avait vu jouer sur le terrain 10 de Tola Vologe, faire leurs débuts à Gerland", nous confie un ancien de la maison OL.
Biberonnés à l’histoire de l’OL du côté de Gerland, il a fallu une période d’adaptation pour les joueurs du cru, mais aussi cette volonté d’écrire désormais leur propre histoire dans ce nouveau stade. Absent le 18 janvier prochain pour le match anniversaire, Corentin Tolisso n’avait que deux années en pro, mais ce match contre Troyes représentait beaucoup. "C'était vraiment une belle fête. La première fois que je rentrais sur ce terrain. Je me souviens dans le couloir, les premiers pas sur la pelouse. Je me souviens aussi de mes parents dans les tribunes quand je les regarde pour la première fois dans ce nouveau stade. C'est vrai que dix ans, c'est passé très vite. J'avais l'impression que c'était hier. Mais c'était une belle fête."
Cette fête, à l’image des deux évènements pour les 75 ans, les joueurs de l’OL espèrent ne pas la gâcher dans une dizaine de jours pour ce match anniversaire face à Brest.









































