Calciomio
·03 de junho de 2026
Ils ne sont pas nés “italiens”… mais vont sauver la Nazionale : la révolution multiculturelle de l’Italie

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·03 de junho de 2026

Comme le raconte La Repubblica, près de seize ans après les chants racistes visant Mario Balotelli lors d’un match amical contre la Roumanie – lorsque des supporters avaient scandé « Il n’y a pas de Noirs italiens » –, l’équipe d’Italie s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire. Face au Luxembourg, la Nazionale la plus multiculturelle jamais réunie symbolise l’évolution d’un pays qui, à son rythme, découvre une nouvelle définition de l’italianité.
Après l’échec du troisième Mondial consécutif, le sélectionneur intérimaire Silvio Baldini a choisi de miser sur une génération très jeune, composée de nombreux joueurs issus de l’immigration ou détenteurs de plusieurs nationalités. Tous ont pourtant fait le même choix : représenter l’Italie.
C’est le cas de Samuele Inacio Pià, attaquant du Borussia Dortmund, fils de l’ancien joueur brésilien João Batista Pià mais né et grandi à Bergame. De Cher Ndour, milieu de terrain de la Fiorentina, né à Brescia d’un père sénégalais et d’une mère italienne, qui affirme : « Au Mondial, je soutiendrai le Sénégal, mais mon équipe, c’est l’Italie. » Ou encore d’Honest Ahanor, défenseur de l’Atalanta né en Campanie de parents nigérians, élevé à Gênes et passionné de culture ligure.
La liste s’allonge avec Jeff Ekhator, attaquant du Genoa né de parents nigérians, Seydou Fini, né en Côte d’Ivoire mais arrivé enfant à Gênes, ou encore Filippo Mané, défenseur du Borussia Dortmund aux origines sénégalaises. Fabio Chiarodia, né en Allemagne d’un père italien, n’a jamais hésité entre la Mannschaft et la Nazionale. Quant à Luca Koleosho, né aux États-Unis, détenteur de quatre passeports et issu d’une famille aux racines canadiennes, italiennes et nigérianes, il résume simplement son choix : « Moi, je m’appelle Luca. »
Cette sélection reflète une Italie en pleine transformation. Reste désormais à ces jeunes talents de s’imposer durablement dans leurs clubs et en équipe nationale pour faire de cette diversité une force sportive autant qu’un symbole social.







































