Jean-Louis Leca : « On est le Racing Club de Lens, on sait d’où on vient et on sait ce qu’on va faire » | OneFootball

Jean-Louis Leca : « On est le Racing Club de Lens, on sait d’où on vient et on sait ce qu’on va faire » | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Lensois.com

Lensois.com

·24 de maio de 2026

Jean-Louis Leca : « On est le Racing Club de Lens, on sait d’où on vient et on sait ce qu’on va faire »

Imagem do artigo:Jean-Louis Leca : « On est le Racing Club de Lens, on sait d’où on vient et on sait ce qu’on va faire »

L’ancien gardien et désormais directeur sportif du RC Lens, Jean-Louis Leca, partage les émotions vécues depuis vendredi soir et la victoire en Coupe de France, ainsi que sa vision de la suite.

Lensois.com : Jean-Louis Leca, soulever cette Coupe de France faisait-il partie de vos rêves ? Bien sûr, quand on est footballeur ou quand on fait ces métiers-là, on rêve tous. Des fois, quand les années passent, on se dit : « bon… » Mais c’est quand même fou. Cette soirée a été folle et cette journée de samedi encore plus.


Vídeos OneFootball


Comment avez-vous vécu ces moments de joie ? Pour ma part, il y a eu beaucoup de stress avant, beaucoup d’émotions à côté de Gervais (Martel) et de Ben (Benjamin Parrot). Mais après, tu as la sensation de ne pas y croire. Et quand ça siffle, que c’est terminé, que tu ouvres les yeux et que tu commences un peu à prendre conscience que c’est vrai, il y a forcément beaucoup d’émotions parce qu’il y a tout qui remonte à la surface. Le travail effectué pendant dix mois et les personnes à côté de moi, à ma gauche, Ben, et à ma droite, Gervais. Je connais l’importance de Gervais et je connais les moments passés avec Ben à mouliner et faire avancer le cheminement. Je ne vous cache pas que ça a été beaucoup d’émotions, ce moment-là.

Et la parade ? C’était fou, non ? Oui, c’était fou. Il y avait quelques personnes qui étaient dissipées (rires), mais on a vécu un bon moment. On fait aussi ce métier-là pour vivre ces moments. Et aujourd’hui, tout ce qui a été fait par la ville, par le maire, par le club, par les gens… Mais simplement rendre fier ce peuple, c’est pour ça qu’on travaille, pour ça qu’on se lève le matin.

« On ne fera pas mieux. Donc ça, c’est réglé. Mais après, c’est quoi faire mieux ? »

Imagem do artigo:Jean-Louis Leca : « On est le Racing Club de Lens, on sait d’où on vient et on sait ce qu’on va faire »

Est-ce que ça va être difficile de faire mieux ou est-ce que cette saison doit être aussi un marqueur pour encore plus d’ambition ? Je le dis, on ne fera pas mieux. Donc ça, c’est réglé. Mais après, c’est quoi faire mieux ? Il faut se poser les bonnes questions quand on est le Racing Club de Lens. Faire mieux quand on est le Racing Club de Lens, ce n’est pas se dire : « maintenant que j’ai fini deuxième, il faut finir premier. » Faire mieux quand on est le Racing Club de Lens, c’est se dire : est-ce qu’on continue à faire avancer notre formation ? Est-ce qu’on continue à faire de la place à nos jeunes ? Est-ce qu’on continue à valoriser notre effectif ? Est-ce qu’on continue à avancer dans nos infrastructures ? Est-ce qu’on continue à améliorer nos staffs, le médical comme le technique ? Et dans peut-être 2, 3, 4, 5 ans, on en gagnera une autre parce qu’on continue à faire du Racing Club de Lens, c’est tout.

Est-ce que vous aurez l’occasion de vous poser ou va-t-il falloir déjà penser à la suite ? Même aujourd’hui, entre deux bouteilles d’eau ou deux coupes de champagne, ça ne s’arrête pas, je vous rassure. Cela me fait un peu penser à quand tu joues ta première saison de numéro 1 et qu’on te dit que c’est l’année d’après. Non, chaque saison est différente. Je préfère être dans la situation dans laquelle je suis aujourd’hui que dans la situation dans laquelle j’étais l’année dernière. Aujourd’hui, on se penchera sur ce qui arrivera, on regardera. Aujourd’hui, on ne va pas se mentir, de rentrer cette manne financière-là, on n’est pas pris à la gorge. Et aujourd’hui, on fera le mieux pour le club, parce que, comme je le redis, on est le Racing Club de Lens, on sait d’où on vient et on sait ce qu’on va faire.

Quand vous êtes arrivé au club en tant que joueur, il était en Ligue 2. Petit à petit, vous vous êtes installé comme une place forte du foot français. Est-ce que ça vous crédibilise aussi quand vous allez voir des joueurs ? Il y a des faits. À l’époque, on fait des ventes sur Badé, Danso, Medina, Khusanov ; quand on va chercher un joueur, ce n’est pas du blabla, c’est du concret. Et aujourd’hui, ce qui penchera un peu plus dans la balance, c’est qu’on est capable de gagner. Donc ça, c’est fort pour nous. Ce qui penche un peu plus fort dans la balance, c’est de montrer réellement ce qu’on est quand on est une famille. Et quand ce club-là avance ensemble, on peut faire de grandes choses.

Propos recueillis par Eloïse De Mester au Stade Bollaert-Delelis

Saiba mais sobre o veículo