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·11 de abril de 2026

Julián López de Lerma, la main forte du Castilla

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Suite à la nomination d’Álvaro Arbeloa à la tête de l’équipe première, des doutes ont surgi quant à l’avenir du Castilla. Si perdre son entraîneur en milieu de saison est rarement idéal, le club a su rebondir. Au-delà des résultats, il a surtout retrouvé une direction. Dans son papier consacré à l’entraîneur de la réserve madrilène, Marca met en avant la montée en puissance de Julián López de Lerma, technicien discret mais de plus en plus crédible dans l’écosystème de La Fábrica.

Dans un environnement où le banc du Castilla est toujours observé comme un poste stratégique, sa trajectoire récente commence à peser. Et surtout, elle s’accompagne désormais d’un élément essentiel : des résultats visibles sur le terrain.


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Ce qui rend son cas intéressant, c’est qu’il ne s’agit pas uniquement d’un entraîneur qui “survit” dans une saison de transition. Marca insiste justement sur le fait que Julián a progressivement imposé une structure et une identité à une équipe qui, par nature, bouge énormément : entre les promotions, les blessures, les besoins de l’équipe première et les profils encore en formation, entraîner le Castilla exige bien plus qu’un simple cadre tactique.

Dans ce contexte, le mérite du technicien madrilène réside peut-être dans sa capacité à rendre cette équipe compétitive sans trahir sa mission première : développer des joueurs. Et ces dernières semaines, les deux dimensions ont commencé à se rejoindre.

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Un Castilla plus stable et plus lisible

Ce que l’on voit aujourd’hui sur le terrain, c’est un Castilla plus cohérent dans ses intentions. Pas forcément une équipe spectaculaire à chaque sortie, mais une formation qui semble mieux comprendre ses temps forts, mieux attaquer certaines zones et surtout mieux gérer ses matchs.

Les résultats récents racontent aussi cela. Début avril, le Castilla a largement battu le Celta B (5-1) après avoir pourtant été mené très tôt dans le match. Le plus intéressant dans ce succès n’est pas seulement le score, mais la manière : l’équipe de Julián a renversé la rencontre avec calme, puis a totalement pris le dessus dans le jeu.

Quelques semaines plus tôt, le Castilla s’était aussi offert une victoire avec autorité sur la pelouse de Lugo (0-4), dans un match que le club présentait comme un tournant potentiel dans la lutte du haut de tableau. Là encore, l’équipe a affiché de la personnalité à l’extérieur, avec de la verticalité, des transitions bien senties et une vraie maîtrise du scénario. La dernière, obtenue à Old Trafford face aux U21 de Manchester United (2-4), propulse les Madrilènes en demi-finale de la Premier League International Cup.

Le constat est sans appel : trois mois après son arrivée, Julián a replacé la réserve en position de force pour les barrages de promotion, tout en la maintenant à deux pas d'un sacre européen. Ce n’est sans doute pas un hasard si le Castilla paraît aujourd’hui plus mature dans sa gestion des matchs. On sent une équipe mieux ordonnée, moins dépendante du chaos et plus capable d’imposer une logique collective.

Le vrai mérite : faire progresser sans dénaturer

Mais réduire le travail de Julián à une simple série de bons résultats serait trop court. Le poste d’entraîneur du Castilla ne se juge jamais uniquement au classement. Il se juge aussi à sa capacité à préparer des joueurs pour l’étape supérieure.

Et sur ce point, le contexte n’est pas simple. Entre les allers-retours permanents, les profils très jeunes, les changements de repères et les exigences propres au Real Madrid, le Castilla vit rarement une saison linéaire. C’est ce qui rend la stabilité actuelle intéressante. Marca met justement en lumière cette idée d’un coach capable d’apporter de l’ordre dans un espace qui, par nature, est souvent mouvant.

On le voit aussi à travers certains profils qui ont pris de l’épaisseur ces dernières semaines. Des joueurs comme Jacobo, Pol Fortuny, David Jiménez ou encore Joan Martínez ont gagné en visibilité dans une équipe qui semble mieux valoriser leurs qualités. Le match contre le Celta B, par exemple, a illustré cette diversité : but sur corner, action individuelle, jeu dans la profondeur, exploitation des espaces… le Castilla n’a pas gagné par hasard.

Une fin de saison qui peut renforcer sa légitimité

Le plus intéressant commence peut-être maintenant. Car si le travail de Julián a gagné en reconnaissance, il lui reste encore à le consolider dans la durée. Le Castilla est encore engagé dans une fin de saison où chaque match peut faire bouger la perception d’une équipe et de son coach.

Le club rappelait encore récemment que la réserve restait concernée par la lutte du haut de tableau, avec l’objectif clair de continuer à grimper. Avant le déplacement à Lugo, le Castilla pointait à quelques unités seulement des premières places, dans une zone de classement très resserrée.

Il y a également un autre détail qui peut jouer en sa faveur : le Castilla a montré cette saison qu’il savait répondre après des contretemps. Après un nul frustrant contre Avilés (1-1) ou une défaite tardive à Barakaldo (2-1), l’équipe n’a pas décroché. Elle a su repartir, corriger et remettre du rythme dans sa saison. C’est souvent dans ce type de réaction que l’on mesure réellement l’impact d’un coach.

Julián n’est peut-être pas encore un nom qui fait du bruit à l’extérieur, mais il est en train de construire quelque chose de plus précieux : de la crédibilité en interne. Et au Real Madrid, surtout au niveau du Castilla, c’est souvent ainsi que les trajectoires sérieuses commencent. Si le Castilla affiche aujourd’hui davantage de cohérence, de répondant et de compétitivité, ce n’est pas uniquement grâce aux talents qu’il aligne. C’est aussi parce qu’un entraîneur commence à laisser une empreinte plus nette sur son groupe.

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