Le Journal du Real
·14 de março de 2026
La pépite Manuel Ángel prête à éclore sous Arbeloa

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·14 de março de 2026

Une étreinte dans les tribunes du Bernabéu qui vaut plus de 1000 mots. Après ses premières minutes disputées en Ligue des champions face à l'armada de Pep Guardiola, Manuel Ángel a pu enlacer son père, relâchant toute l'émotion accumulée depuis son départ d'Albaida del Aljarafe (Séville) à l'âge de 14 ans. Le saut vers la capitale avait été dur sur le plan émotionnel, compensé par d'innombrables appels vidéo, mais son football a rapidement mis tout le monde d'accord à Valdebebas. Aujourd'hui, l'heure de celui que l'on surnomme affectueusement "Mami" a enfin sonné.
Le milieu de terrain espagnol est aujourd'hui l'un des hommes de base du projet d'Álvaro Arbeloa. « C'est l'un de mes chouchous ; il n'aura aucun problème pour devenir un joueur d'élite », souriait récemment l'entraîneur madrilène, qui l'a façonné des U19 jusqu'à l'équipe première. Après sa récupération capitale face au Celta Vigo et son entrée pleine de maturité contre City, le technicien envisage sérieusement de le titulariser ce week-end face à Elche.
Une trajectoire qui aurait pu s'écrire loin de Madrid : l'été dernier, le joueur, très courtisé en première et deuxième division, se sentait prêt à partir en prêt. Mais le club et Arbeloa ont insisté pour le conserver comme pièce maîtresse d'un Castilla ambitieux. Les fruits de cette décision sont aujourd'hui récoltés au plus haut niveau.
Cependant, d’après AS, cette éclosion soudaine pousse la direction madrilène à devoir réagir en coulisses. Le contrat de Manuel Ángel s'achève en 2027, ce qui signifie qu'à partir du 1er janvier prochain, il pourrait légalement négocier avec d'autres clubs. Une situation d'urgence que le Real Madrid veut absolument éviter pour l'un de ses plus brillants espoirs.
Ce statut de crack absolu n'étonne personne au sein de l'académie, et surtout pas ceux qui ont partagé le terrain avec lui. Marc Cucalón, ex-grand espoir du club contraint de prendre sa retraite à 19 ans à cause d'une grave infection au genou, se souvient parfaitement de son ancien binôme au milieu de terrain.
« Nous disions toujours que de notre génération (2004 : Nico Paz, Gonzalo, Palacios...), celui qui irait le plus loin serait Manuel Ángel, même devant Nico Paz », confie-t-il. Retardé par quelques blessures, notamment une absence de présaison l'an dernier, le Sévillan a fini par rattraper le temps perdu.
Malgré son mètre 70, que Cucalón s'amusait à voir évoluer à "vitesse x2" lors des premiers entraînements, c'est son intensité hors du commun qui marque les esprits. « Les autres joueurs talentueux ne courent pas, lui c'est le contraire. C'est lui qui a le plus de qualité technique, mais Manuel Ángel va au charbon comme un animal », détaille son ex-coéquipier, faisant écho à son match majuscule à Balaídos. Mais son don le plus bluffant reste son ambidextrie extrême : « Il tirait les coups francs et les penalties des deux pieds, exactement de la même manière. Lui-même ne sait pas s'il est droitier ou gaucher ! »
Au-delà de son talent brut, la réussite de Manuel Ángel s'explique par une tête bien faite et un environnement familial irréprochable. Décrit comme un "garçon 10", toujours attentif aux autres et profondément attaché à ses parents et à son frère Fidel (joueur au centre de formation de Séville), il aborde la vie avec la même rigueur que le football.
Celui qui étudie aujourd'hui la diététique et la supplémentation sportive prenait « chaque examen scolaire comme un match ». Le talent, couplé au sacrifice d'une jeunesse loin des siens, est en train de payer : la récompense tant attendue est enfin là.









































