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·28 de maio de 2026

La réponse de Riquelme aux « fausses accusations » de Florentino Pérez

Imagem do artigo:La réponse de Riquelme aux « fausses accusations » de Florentino Pérez

« Le Real Madrid mérite bien plus que du bruit, des mensonges, des rumeurs intéressées et des campagnes de diffamation entre Madridistas qui partagent un même amour pour le club, et qui ne devraient jamais être utilisés pour limiter la démocratie au sein du Real Madrid. »

La réponse ne s'est pas fait attendre. Le lendemain du discours présidentiel de Florentino Pérez, qui avait ciblé sa candidature sans jamais le nommer directement, Enrique Riquelme a publié un communiqué officiel à la date du 28 mai 2026. Le ton est ferme, la structure est méthodique, et l'intention est claire : remettre les pendules à l'heure avant que le récit adverse ne s'installe dans l'opinion des socios.


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Le président merengue, lors de sa prise de parole, avait lié la candidature Riquelme à « la pire époque de l'histoire du club », celle du mandat de Ramón Calderón, et ciblé l'entourage du candidat en évoquant des figures controversées de cette période. Une attaque en règle, déguisée en mise en garde institutionnelle. La réponse du camp Riquelme ne s'est pas contentée de la démentir : elle en a retourné les termes.

  1. À lire aussi : Une guerre s’engage au Real Madrid : Pérez vs Riquelme

Des accusations fondées sur des informations fausses, selon le camp Riquelme

Le premier point du communiqué est le plus direct. La candidature affirme que Florentino Pérez s'est appuyé sur des publications que les médias concernés ont depuis rectifiées et pour lesquelles ils ont présenté leurs excuses, reconnaissant avoir reçu des informations erronées.

Sur le fond, le dossier visé, une opération financière présentée comme douteuse, est démenti avec précision : le camp Riquelme indique qu'elle a été financée par une émission d'obligations sur le marché américain à hauteur de deux milliards de dollars, avec une demande atteignant huit milliards, présentée comme un record dans l'histoire des émissions obligataires en Amérique latine.

Ce n'est pas la première fois que Pérez formule de tels sous-entendus. Le communiqué le précise explicitement : c'est la troisième fois en apparitions publiques que le président sortant met en cause la légitimité de la candidature, malgré la validation formelle de la Junta Electoral, conforme aux statuts et aux normes électorales du club. Une répétition que Riquelme et ses soutiens qualifient d'« inacceptable ».

Sur la question de l'ère Calderón, la réponse est également tranchante. Enrique Riquelme avait quinze ans à l'époque. L'unique membre de la candidature ayant effectivement appartenu à cette période est Antonio Medina, mais le communiqué soulève un fait que Pérez a omis : Medina était encore, jusqu'à la semaine dernière, membre de la direction de la Fondation Real Madrid sous Pérez lui-même, et a démissionné pour rejoindre la candidature adverse.

Quant à Juan Mendioza, autre membre cité, fils du président Ramón Mendoza, il avait quitté la Junta Calderón après seulement trois mois, pour désaccords.

Le Real Madrid appartient aux socios, pas à une direction

Derrière la guerre des chiffres et des faits se dessine un débat de fond que Riquelme cherche à imposer comme axe central de la campagne : celui de la démocratie interne au club. Le communiqué est explicite à ce sujet. Contester les décisions du président n'est pas, selon lui, attaquer le Real Madrid. C'est un exercice démocratique et statutaire, qui restitue aux socios leur rôle de vrais propriétaires du club.

Le candidat pointe également une figure de l'entourage présidentiel, un certain Anas Laghari, dont l'influence sur des opérations stratégiques du club, et ses connexions présumées avec des mécanismes financiers liés au FC Barcelone, est présentée comme méritant des explications publiques et une transparence totale devant la masse sociale. Un nom, une mise en cause directe, un niveau de précision qui tranche avec le flou des attaques de Pérez la veille.

« Il est inacceptable que soient réduits au silence ou ridiculisés les doutes des socios concernant les affaires du club et les relations de certains membres de l'entourage présidentiel, comme Monsieur Anas Laghari, dont l'influence sur des opérations stratégiques et les intermédiations économiques douteuses — liées au Real Madrid et aux leviers économiques (palancas) du FC Barcelone — mérite une transparence totale et des explications claires devant la masse sociale » dénonce Enrique Riquelme dans son communiqué.

Ce positionnement est cohérent avec la ligne de campagne de Riquelme depuis le début : faire de la gouvernance et de la transparence le terrain où il entend battre Pérez, plutôt que de s'engager dans une surenchère de projets sportifs. Là où le président sortant répond à chaque critère de légitimité par un bilan de vingt ans et un palmarès historique, le challenger répond par des questions sur le fonctionnement interne de l'institution.

Un défi public lancé à Florentino Pérez : « Débattons devant les caméras »

La conclusion du communiqué est une invitation. Formelle, assumée, adressée directement à Florentino Pérez : un débat public, ouvert, télévisé, dans lequel les deux candidats répondraient aux questions des socios et confronteraient leurs visions du club face à des journalistes. Riquelme a formulé cette demande à plusieurs reprises ces dernières semaines. Elle réapparaît ici avec un caractère officiel renforcé, dans un document qui engage la candidature dans son ensemble.

L'enjeu de ce défi est politique autant que médiatique. Pérez a jusqu'ici refusé de répondre directement à Riquelme dans un format contradictoire. En le mettant en demeure de s'y soumettre publiquement, la candidature adverse cherche à faire du refus lui-même un argument.

Le communiqué se clôt sur une déclaration de principe. La candidature Riquelme promet « une campagne propre, sereine, centrée sur des idées d'avenir pour les socios et toujours transparente, dans le respect de l'héritage que tous les Madridistas ont reçu depuis 1902. »

La campagne électorale au Real Madrid n'en est qu'à ses premières semaines. Elle promet d'être l'une des plus intenses de l'histoire récente du club.

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