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·16 de janeiro de 2026

Le Bernabéu entre colère et union sacrée

Imagem do artigo:Le Bernabéu entre colère et union sacrée

Après l’élimination précoce en Coupe et le licenciement de Xabi Alonso, le Real Madrid s’apprête à retrouver le Santiago Bernabéu dans un climat potentiellement explosif. Ce samedi, face à Levante, l’équipe jouera devant un public qui oscille entre hostilité et soutien. Car dans les travées de l'enceinte, une question divise profondément les socios : est-ce le moment de faire entendre la colère ou de protéger l'institution ?

Depuis plusieurs jours, la crainte d’un accueil hostile grandit dans les bureaux de Valdebebas. La direction ne redoute pas seulement quelques sifflets isolés, mais un Bernabéu transformé en tribunal populaire, prêt à pointer du doigt une équipe accusée d’avoir laissé filer une finale de Supercoupe, un entraîneur, puis la Coupe du Roi en l'espace de 72 heures. Le club veut absolument éviter ce scénario, estimant qu’il ne réglerait rien à court terme et qu’il ne ferait qu'attiser un incendie déjà violent.


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Le Real Madrid tente de reprendre le contrôle du Bernabéu

Un point cristallise particulièrement les tensions : la Grada de Animación. Ce secteur clé est lui-même partagé sur l’attitude à adopter. D’un côté, certains membres souhaitent exprimer leur ras-le-bol, siffler des joueurs jugés déconnectés de la réalité, voire cibler certains choix de la direction sportive. De l’autre, cette tribune n’est pas un secteur comme les autres : elle est organisée et directement encadrée par le club.

Selon les informations de la Cadena SER, le Real Madrid a pris les devants en contactant les responsables de la Grada pour demander un soutien clair et sans sifflets, avec la consigne stricte d’encourager l’équipe dès l'échauffement. L'objectif est de créer une bulle de protection autour des joueurs et d'Álvaro Arbeloa.

Le cœur du sujet, finalement, dépasse le cadre de la tribune d'animation. C’est l’atmosphère globale du Bernabéu qui est en question. Comme l'explique le journaliste Antón Meana, le club tente de transmettre une image de “tête froide” et de calme institutionnel, malgré une situation jugée très complexe et sans solution évidente immédiate. La Casa Blanca ne veut pas donner l’impression d’un navire qui coule en direct à la télévision, encore moins au moment où Arbeloa se présente au public du Bernabéu pour la première fois dans ce contexte de crise.

Mais cette stratégie de communication a ses limites. Si la Grada peut être orientée et cadrée, le reste du Bernabéu, lui, est incontrôlable. C’est justement ce point qui inquiète en interne. Le club redoute une colère spontanée et sévère du public "lambda" contre les joueurs. Le risque est de voir un match où le moindre ballon perdu déclencherait une bronca, et où chaque passe latérale ou vers l’arrière se convertirait en sifflets immédiats.

La direction espère un Bernabéu mobilisé pour relancer une saison encore récupérable, mais elle sait pertinemment que ce public n’applaudit jamais sur commande. Demain, l’équipe jouera face à Levante dans une atmosphère électrique, impossible à prédire.

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