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·24 de maio de 2026

Le Castilla sauvé par le règlement pour accéder aux playoffs !

Imagem do artigo:Le Castilla sauvé par le règlement pour accéder aux playoffs !

Il était prévu que tout se joue sur le terrain, mais il aura fallu aussi que ça se joue dans les textes réglementaires. La dernière journée de la quatrième division espagnole a offert une soirée digne des plus grands feuilletons du football, entre drames sportifs, célébrations prématurées et guerre de normes fédérales. Au bout du chaos, le Castilla est en playoffs. Mais le chemin pour y arriver n'avait rien d'une ligne droite.

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Deux coups de canon et une remontada insuffisante

Le Castilla avait une mission simple en théorie : gagner pour valider directement sa qualification, sans dépendre de personne. Mais dès les premières minutes, le plan s'est effondré. Dans un contexte particulier, le Guadalajara, déjà relégué, évoluait sans pression et avec l'honneur comme seul moteur. Ce sont les locaux qui ont imposé leur loi.


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Le premier coup est venu d'Unax Álvarez, à la 12e minute. Un tir depuis plus de trente mètres, une trajectoire imparable et un Fran González impuissant. Un but d'une autre dimension, qui a planté le décor d'une soirée difficile. Et comme si cela ne suffisait pas, Unax a récidivé. Même auteur, même efficacité, même facilité déconcertante à prendre son élan sans être perturbé. 2-0 pour l'équipe qui n'avait plus rien à perdre. Le Castilla, lui, était en train de tout perdre.

La réaction est venue à l'approche de la mi-temps, comme contre l'Arenas la semaine précédente, comme dans un scénario qui semble coller à la peau de ce groupe. C'est Pol Fortuny qui a réduit l'écart, d'une frappe de la gauche à la base du montant.

Un but précieux, technique, qui a redonné de l'oxygène. López de Lerma a ensuite fait entrer Yáñez, cherchant à changer la dynamique. Les minutes passaient, le Castilla poussait, puis, à la 81e minute, Joan Martínez lui-même égalisait d'une tête à bout portant depuis l'entrée de la surface. 2-2. Mais ce n'était pas assez. Il fallait gagner.

La nuit des calculatrices

Pendant que le Castilla rongeait son frein dans les vestiaires, les nouvelles tombaient de toutes parts. À Pontevedra, le club local avait arraché un 2-2 contre le Real Avilés dans les dernières secondes. Le Barakaldo avait de son côté partagé les points. Résultat : trois équipes à égalité parfaite, 58 points chacune, pour une seule place de playoffs. Pontevedra a célébré sur la pelouse, a posé pour les photos, a publié sur ses réseaux.

Et pendant ce temps, l'entraîneur du Castilla tenait une conférence de presse douloureuse, convaincu que son équipe était éliminée. La fédération avait même confirmé par deux fois que la cinquième place revenait au club galicien.

Mais deux heures et demie après le coup de sifflet final, tout a basculé. Le juge unique de compétition a tranché : la place est pour le Castilla.

La raison ? Une contradiction entre deux textes normatifs. Les bases de compétition, qui favorisaient Pontevedra sur la différence de buts dans les confrontations directes entre les trois clubs, se heurtaient à l'article 29 du règlement de compétitions de la fédération, norme de rang supérieur.

Ce dernier prévoit qu'en cas de triple égalité, si l'un des clubs est distancé par les deux autres dans les confrontations directes, il est exclu du calcul et un nouveau départage à deux est effectué. Le Barakaldo, avec seulement 3 points dans ces six confrontations contre 7 pour le Castilla et Pontevedra, était donc sorti de l'équation. Et dans le duel en tête-à-tête entre le Castilla et Pontevedra, le bilan est sans appel : victoire 1-0 du Castilla à l'aller, nul 0-0 au retour. La place est madrilène.

Un cas aussi complexe déjà arrivé au plus haut niveau du football espagnol, notamment lors de la saison 1980-1981. Au coude à coude avec le Real Madrid de Cunningham, Juanito, Santillana, Camacho et Del Bosque, la Real Sociedad avait à l'issue de la saison autant de points que le Real Madrid (45 points chacun). La Maison Blanche avait une meilleure différence de buts générale (+29 pour les hommes de Vujadin Boškov) que la Real Sociedad (+23 pour les hommes d'Alberto Ormaetxea).

Mais ce qui a fait pencher la balance à l'époque, c'était la différence particulière : à domicile le club basque avait gagné 3-1, avant de s'incliner au retour à Bernabéu 1-0. Score sur les deux matchs : 3-2 en faveur de la Real Sociedad, le club Basque remporte ainsi son premier titre de champion d'Espagne de son histoire. 

Un chaos qui aurait pu être évité

La conclusion appartient à ceux qui aiment les ironies du football. Ce scandale réglementaire, cette nuit de calculatrices et de textes contradictoires, le Castilla aurait pu l'éviter de la plus simple des manières : en gagnant contre le Guadalajara, qui n'avait plus rien à jouer, ou contre l'Arenas, la semaine précédente, avec ce 3-3 arraché dans les dernières secondes.

Ce sont ces deux nuls, ces quatre points perdus en deux journées face à des équipes sans enjeu, qui ont conditionné ce scénario lunaire. Le Castilla est en playoffs. Mais il y va avec le poids de ce qu'il aurait dû faire et qu'il n'a pas fait. Son adversaire sera le Sabadell, deuxième de son groupe. Le chemin sera difficile.

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