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·06 de junho de 2026
LFP : "Le football français se porte très bien", Vincent Labrune balaie les critiques

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Malgré la crise des droits TV, Vincent Labrune a défendu son bilan avec vigueur ce samedi à Ajaccio, lors de l’Assemblée fédérale de la FFF. Entre la satisfaction des records d'affluence en Ligue 1, le point d'étape sur la plateforme Ligue 1+ et une charge virulente contre le projet de réforme du football français, le président de la LFP s'est livré.
Présent ce samedi à Ajaccio (Corse) à l'occasion de l’Assemblée fédérale de la Fédération Française de Football (FFF), le président de la LFP, Vincent Labrune, a pris la parole pour défendre fièrement son bilan, aussi bien sportif que financier, malgré l'échec des Droits TV. Comme le rapporte L'Équipe, le patron de la Ligue a tenu à mettre en avant la bonne santé sportive des championnats hexagonaux, saluant au passage la ferveur dans les stades. "Sportivement, au risque d'en surprendre certains, le football professionnel français se porte très bien, a-t-il lancé. On a eu deux saisons haletantes en L1 et en L2, des records d'affluence pour la troisième année consécutive. Bravo notamment au PSG pour son titre et à Lens qui l'a embêté jusqu'à la fin de la saison. Tout cela a montré la résilience de nos clubs dans une période économique compliquée." Une réussite qui s'est également traduite, selon lui, par les performances marquantes de nos représentants sur la scène européenne : "Bravo à Strasbourg, qui a été en demi-finales de Coupe d'Europe, et au PSG. Avec les deux victoires parisiennes en douze mois, la France a remporté plus de Ligues des champions qu'en 70 ans."
Interrogé sur le dossier brûlant des droits télévisuels et l'échec des négociations globales, Vincent Labrune a pointé du doigt les origines du conflit avec le diffuseur historique du football français. "Cela date d'une rupture avec le groupe Canal+ à la suite de l'attribution des droits à Mediapro, a-t-il expliqué. On est dans un marché sans concurrence. On a recruté Nicolas de Tavernost. Il s'est lui aussi cassé les dents dans la relation avec notre partenaire historique (Canal+), mais il a fait quelque chose de fantastique en créant en un temps record la plateforme Ligue 1+, qui est un succès éditorial et aide l'image du football professionnel. On a 1,1 million d'abonnés. On aurait espéré en avoir un peu plus, mais ce sera le cas la saison prochaine, car on aura l'intégralité et l'exclusivité des rencontres."
Le patron de la Ligue s'est montré particulièrement offensif concernant le projet de réforme législative du football français, un texte qu'il juge désormais totalement inadapté et dangereux pour l'écosystème professionnel : "Au niveau politique, la LFP a pris le parti d'accompagner de façon coopérative et bienveillante cette réforme. Mais de fil en aiguille, le texte s'est complètement éloigné des objectifs initiaux. Aujourd'hui, en l'état, il n'est pas acceptable pour la totalité des clubs professionnels. Au passage, c'est un texte qui prévoit la présence des supporters dans les instances. Comme le dit le président Diallo (de la FFF), on ne sait pas de quels supporters on parle. Si ce sont ceux qui cassent tout dans les tribunes ou qui insultent les gens et que l'on condamne avec la LFP, c'est assez étonnant de leur donner des places au sein de nos instances. C'est comme si les casseurs du 1er mai dans Paris, on les invitait ensuite (le 14 juillet) à la Garden-Party de l'Élysée."
Pour conclure, Vincent Labrune a détaillé les contraintes techniques et financières qu'imposerait ce texte, notamment l'obligation de diffuser un match en clair chaque semaine, avant d'évoquer la suite des événements politiques : "Cela nous fragilise pour discuter par exemple avec les plateformes américaines pour la vente de nos droits. Et au niveau financier, on nous enlève pratiquement nos seules ressources, les paris sportifs, pour les transférer à la Fédération. Maintenant, il y a deux solutions, soit le texte va devant l'Assemblée et le football professionnel ira uni avec la Fédération se battre pied à pied pour l'amender et le rendre un peu plus convenable. Soit il n'est pas inscrit et ce ne sera pas la fin du monde. On travaillera à la rentrée sur un projet de réforme alternatif."
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