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·07 de abril de 2026
Ligue 2 : "Tout ce que j’ai fait dans ma vie, je l’ai fait dans le dur"

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Le discours de Patrick Videira sur le collectif et l’exigence. Dans un entretien accordé à So Foot, le coach du Mans livre une vision tranchée du football. Auteur d'une saison exceptionnelle, Le Mans est à la lutte pour la montée en Ligue 1. Impensable en août dernier pour cette équipe promue en Ligue 2.
Dès ses premiers mots, Patrick Videira (coach du Mans en Ligue 2) pose les bases. « Je voulais que mon équipe dégage des valeurs de travail, d’entraide. » Un message clair. Un cap assumé. L’entraîneur ne laisse aucune place aux individualités : « On s’en fiche de Patrick Videira, de Pierre, Paul, Jacques. Il n’y a que le club qui compte. » Une philosophie qui colle parfaitement au club, historiquement tourné vers le collectif et l’abnégation.
Le technicien va même plus loin. Il insiste sur l’humilité et la rigueur : « Les garçons ont le droit de rater des choses… mais l’humilité, la rigueur, l’entraide, tout ça, c’est essentiel. » Un discours exigeant, parfois dur. Il l’assume pleinement. L’exemple d’Isaac Cossier en témoigne : « Je n’ai rien contre toi, mais pour le bien de l’équipe, il fallait que je te sorte. » Résultat immédiat : une réaction positive et un but décisif quelques jours plus tard.
Au-delà du mental, Patrick Videira insiste sur un point souvent sous-estimé : « Quand je recrute un joueur, c’est le premier élément que je regarde : l’intelligence. » Pour lui, c’est « la qualité numéro un du joueur de foot ». Une vision moderne. Adaptation, lecture du jeu, capacité à trouver des solutions : tout passe par là.
Il cite plusieurs exemples concrets. Gabin Bernardeau, longtemps limité physiquement, a compensé par « l’intelligence de jeu ». Même logique pour Noa Boissé ou Lucas Bretelle, loin des standards physiques attendus. « Il réfléchit et a un temps d’avance », insiste-t-il.
Le parcours du coach explique aussi cette exigence. « Tout ce que j’ai fait dans ma vie, je l’ai fait dans le dur. » Formé dans une génération exceptionnelle (Anelka, Distin…), il n’a pas percé au plus haut niveau. Mais il n’a jamais lâché : « Je ne suis pas un génie. Tout ce que j’obtiens, je l’obtiens au travail, à la sueur. »
Au moment de faire le bilan, Videira retient l’essentiel : « Le fait de voir mes garçons s’épanouir… ils dansent ensemble, chantent ensemble, et c’est l’essentiel. » Plus que les résultats, c’est l’état d’esprit qui compte.
Il conclut avec lucidité : « On n’est pas la meilleure équipe, mais on est un vrai collectif. » Et une dernière punchline fidèle à son exigence : « Dans mon projet de jeu, il y a écrit qu’il faut travailler dur pour gagner facilement. Comme on ne gagne jamais facilement, vous pouvez imaginer à quel point on travaille dur. »
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