Girondins4Ever
·21 de maio de 2026
Nicolas Le Gardien explique le plan de Franck Tuil et de son fonds concernant les Girondins

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Sur TV7, le journaliste Nicolas Le Gardien s’est exprimé sur le dossier du moment aux Girondins de Bordeaux, à savoir les négociations concernant la prise de parts de manière majoritaire par Franck Tuil. Était-ce quelque chose de prévu de longue date, ou est-ce lié à la non-accession en Ligue 3 ?
« Le résultat sportif était indépendant de ça. Forcément, dans les négociations en cours entre Gérard Lopez et les potentiels acquéreurs, ce n’est pas la même chose avec une équipe en National 2 ou en Ligue 3. Maintenant, ce n’était pas une condition sine qua non. Les discussions ont commencé début avril, et elles auraient continué quel que soit le résultat à la fin de la saison ».
Puis, il décrit le profil des repreneurs, et du fonds d’investissement.
« On n’a pas tous les détails et toutes les informations. Eux-mêmes les donneront peut-être à un moment si les négociations avancent. Ce qu’on sait, c’est que ce n’est pas Franck Tuil en tant que personne qui reprendrait les Girondins, c’est par un fonds d’investissement qu’il a créé. C’est un financier qui travaille à la City de Londres depuis le début des années 2000. Il travaillait pour un fonds d’investissement Elliott Management, qui est un énorme fonds. Il est connu dans le milieu du foot pour avoir accompagné ou financé la reprise de Lille par Gérard Lopez en 2017, puis pour avoir récupéré le Milan AC. Il était également le financeur, et a récupéré le club car l’ancien propriétaire a eu des problèmes financiers. Sur ces deux dossiers, Franck Tuil était un peu aux manettes pour Elliott, donc il avait déjà un pied dans le milieu du foot. Depuis, il a quitté ce fonds, et a monté son propre fonds d’investissement, forcément moins important, mais avec plusieurs associés français. Gilles Frétigné est connu parce qu’il a travaillé pour le fonds d’investissement Ambert Capital, qui a racheté le Racing Club de Lens. Il était également moteur dans cette reprise du RC Lens. Cédric Boghanim, qui est le troisième associé, travaillait lui pour Appollo Management. Le fond était actionnaire minoritaire de l’Atlético de Madrid, et devenu propriétaire l’année dernière de ce même club. Ce sont des gens qui ont un pied dans le business du foot. Ils ont créé leur propre fonds. C’est un fonds qui n’a pas vocation d’aller uniquement dans le sport, au contraire. Depuis qu’ils l’ont créé en 2021, ils ont investi des fonds dans plein de domaines différents, qui va des véhicules utilitaires électriques à la pharmacie, en passant par la chimie verte, ou Doc Martens le célèbre fabricant de chaussures. Parmi les domaines qui les intéressent, il y a le sport, où jusqu’ici ils n’ont pas mis un pied. Aujourd’hui, ils se sont rapprochés des Girondins de Bordeaux. Ce que l’on sait par rapport aux échos que l’on a de leur projet, ce serait de prendre une participation majoritaire de ce club, afin de poursuivre sa reconstruction, de tenter forcément de le faire remonter en Ligue 3, tout en s’appuyant sur l’attractivité de la ville, la marque Girondins de Bordeaux, la communauté footballistique… Tout ceci dans le but de trouver un repreneur qui pourrait peut-être derrière lui donner encore une dimension supplémentaire dans deux, trois ans selon les possibilités. Sachant que pour gérer les Girondins sur cette période de deux-trois ans, cela demande quand même un investissement financier assez important. On sait que pour financer la saison prochaine, il faudra amener neuf millions d’euros devant la DNCG. La saison suivante, qu’elle soit en N2 ou en Ligue 3, ce sera un peu moins car à partir de 2028 les échéances de remboursements de dettes sont moins importantes qu’actuellement. Pour de la Ligue 3, cela tombera à 5 millions d’euros minimum, ou plus s’ils veulent investir. Aujourd’hui, on n’a pas les chiffres, c’est en négociations. On n’a pas les chiffres exacts du pourcentage de parts qu’ils souhaiteraient ou pourraient acquérir, c’est en discussions avec Gérard Lopez. On ne sait pas non plus combien ils pourraient investir dans le club, ce n’est pas défini. Et en tant qu’acquéreur, dans les négociations, on ne met pas non plus forcément toutes ses cartes sur la table pour pouvoir négocier ».
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