CoeurMarseillais
·09 de junho de 2026
OM – Guerre juridique entre l’OGC Nice et l’OM pour Lorenzi

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L’affaire Grégory Lorenzi entre dans une phase judiciaire. Selon plusieurs médias dont Ouest-France, l’OGC Nice a décidé de saisir les tribunaux compétents, estimant que l’OM a débauché son futur directeur sportif dans des conditions irrégulières. Le club azuréen s’appuie sur un engagement signé par Lorenzi, conditionné au maintien en Ligue 1, acquis au terme du barrage victorieux face à Saint-Étienne, et refuse catégoriquement la solution de la démission que l’ancien Brestois avait lui-même proposée pour désamorcer la bombe. Jean-Pierre Rivère, président niçois, entend manifestement aller jusqu’au bout, avec une bonne dose d’orgueil froissé derrière l’argument purement juridique.
Sur le fond du droit, la position marseillaise paraît pourtant solide. Lorenzi était lié à Nice par un CDD, et la législation française permet à un salarié en CDD de rompre son contrat s’il signe un CDI ailleurs, moyennant un préavis pouvant aller jusqu’à quatorze jours. Si cette procédure a été respectée à la lettre, ce que tout indique, alors Nice se retrouve dans une situation délicate pour obtenir gain de cause devant les tribunaux. Le seul angle d’attaque crédible résiderait dans un éventuel vice sur les dates contractuelles : la date de début du CDI à l’OM a-t-elle bien tenu compte du délai de préavis dû à Nice ? C’est là, et là seulement, que pourrait se nicher la faille exploitable.
Reste que l’hypothèse d’une erreur aussi grossière de la part du service juridique de l’OM semble peu vraisemblable. Un club de l’envergure de Marseille, rompu aux batailles du mercato et aux contentieux contractuels, ne commet pas ce type de maladresse de débutant sur un dossier aussi exposé. Si Nice dispose réellement de preuves tangibles mettant en faute les deux parties comme il le prétend, elles devront s’avérer bien plus substantielles qu’un simple chevauchement de quelques jours pour convaincre un tribunal.
Derrière la dimension juridique, c’est aussi une guerre d’influence entre deux clubs de Ligue 1 qui se joue. Jean-Pierre Rivère, figure respectée du football français, ne peut pas laisser passer ce qu’il perçoit comme un camouflet sans réagir, au risque de donner le signal que Nice peut être pillé impunément. Pour l’OM en revanche, l’urgence est ailleurs : Lorenzi est en poste, le mercato est lancé, et la DNCG attend. Que le dossier judiciaire traîne en longueur arrange finalement les Phocéens, qui auront tout le temps de construire leur équipe pendant que Nice s’épuise dans les prétoires.
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