CoeurMarseillais
·15 de julho de 2026
OM – Lorenzi : « Greenwood voulait quitter le club le plus vite possible »

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·15 de julho de 2026

Officiellement intronisé ce mercredi 15 juillet à la Commanderie, aux côtés de Bruno Genesio et du président Stéphane Richard, Grégory Lorenzi n’a pas eu le temps de savourer sa présentation avant d’être rattrapé par le dossier qui agite la Canebière depuis plusieurs jours : le transfert de Mason Greenwood à Fenerbahçe. Vendu 39 millions d’euros, l’attaquant n’aura rapporté que 24 millions nets aux caisses marseillaises une fois la part reversée à Manchester United déduite, un montant jugé dérisoire par une partie du peuple phocéen.
Face à cette comparaison qui fâche, le nouveau directeur sportif a préféré ne pas s’attarder, renvoyant plutôt la question à la réalité du dossier. Pour Lorenzi, le prix obtenu ne reflète pas la valeur intrinsèque du joueur mais la situation très particulière dans laquelle se trouvait l’OM. Interrogé sur ce point, il a livré une réponse sans détour :
« Il ne faut pas penser qu’il y avait beaucoup d’opportunités pour le joueur. Mason Greenwood voulait quitter le club le plus vite possible. On allait pas garder un joueur qui ne voulait pas porter le maillot de l’OM »
Mais au-delà du seul cas Greenwood, c’est un tableau bien plus large que Lorenzi a dressé lors de cette conférence, dévoilant l’ampleur de la contrainte financière qui pèse sur ses épaules. L’OM doit générer 80 millions d’euros de ventes d’ici juin 2027 et amputer sa masse salariale de 100 millions d’euros, sous la menace directe de l’UEFA, qui brandit une amende de 10 millions d’euros et une exclusion européenne assortie d’un sursis si les comptes ne sont pas remis d’aplomb. Dans cette même logique comptable, Leonardo Balerdi et Pierre-Emile Højbjerg pointent également vers la sortie, avec des objectifs de vente fixés à 30 et 15 millions d’euros respectivement.
Le message envoyé par le nouveau directeur sportif ne laisse donc guère de place à l’ambiguïté : la vente de Greenwood ne relevait pas d’un simple calcul de valorisation sportive, mais d’une nécessité à la fois humaine, face à un joueur qui avait déjà tourné la page, et comptable, face aux exigences d’un club sous surveillance. Reste désormais la question sportive, non des moindres : comment Bruno Genesio compensera-t-il ce départ alors que les pistes de recrutement, à l’image de Johan Bakayoko, se heurtent à des moyens financiers plus contraints que jamais.
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