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·31 de maio de 2026
PSG-Arsenal : "Deux fois c'est légendaire"... le récit d'une second victoire en Ligue des champions aussi irrespirable qu'extatique

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Des larmes de soulagement après le tir au but raté de Gabriel à la communion avec les 17 000 supporters parisiens, le PSG a vécu une soirée de célébration à la hauteur de son exploit. Dans une Puskas Arena progressivement vidée, joueurs, staff et dirigeants ont savouré un deuxième sacre européen consécutif.
De la surprise, de la tension, de l’impuissance, de la révolte, de l’espoir puis de la peur et enfin une bouffée d’oxygène comme une délivrance. Il est pile poil 21 heures quand Gabriel envoie le ballon dans le kop des supporters parisiens, après 120 minutes irrespirables (1-1, 4 t.a.b à 3) contrastant avec le scénario de la saison passée contre l’Inter Milan. Ce penalty manqué, au bout d’une séance de tirs au but qui aura fait vivre à elle seule autant d’émotions que l’ensemble de la rencontre, crée un électrochoc dans le stade. Les 17 000 supporters parisiens exultent tandis qu’en face, ceux d’Arsenal, qui peuplaient plus de la moitié du stade, tombent dans le silence.
Paris est double champion d’Europe, remportant la plus belle des compétitions pour la seconde année d’affilée. Son quatrième trophée de la saison, sur cinq, glané après une séance de tirs au but. Très vite, les joueurs parisiens quittent le rond central et leur banc pour se précipiter au pied de la tribune, suivis de près par le staff, Luis Campos, le directeur du football, et Olivier Gagne, son adjoint, entre autres.
Au pied du poteau de corner, tout le monde danse et chante avec le public, venu très souvent après un périple compliqué. Le dirigeant portugais s’agite comme s’il avait 20 ans, en pleine communion avec le kop. À quelques mètres, Pacho est étalé par terre, la tête dans le gazon, laissant penser qu’il faisait un malaise. Vitinha, au bord des larmes, envoie des baisers vers le public.
Derrière, le protocole se met en place bien plus rapidement que l’an passé. Pour que le timing soit respecté, les cordons de sécurité avaient été renforcés. Si les stewards avaient reçu le mot d’ordre de ne laisser entrer aucun supporter sur la pelouse, ils ont reçu le soutien des policiers hongrois, dont l’épaisseur des bras se montrait largement dissuasive.
Dans un stade vidé aux deux tiers, les Parisiens se retrouvent ensuite devant le podium après avoir salué leur président, Nasser Al-Khelaïfi, et Aleksander Ceferin, le président de l’UEFA. Et comme l’an passé, la photo est presque identique, sauf que cette fois, Presnel Kimpembe, qui avait amené le trophée sur la pelouse, est vêtu d’un costume. Quelques instants plus tard, Marquinhos récupère la Coupe aux grandes oreilles dans un air de déjà-vu pour venir la soulever devant ses partenaires. Une fois les confettis envolés, l’ensemble du staff rejoint les joueurs pour communier après une si longue quête.
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Après avoir tourné dans quelques bras, l’ultime récompense de la saison est rapidement chapardée par Hakimi et Dembélé pour aller fêter avec les supporters. Comme la saison dernière. Sur la pelouse, les joueurs posent avec leur trophée : Doué, lunettes de ski sur la tête, tout comme Pacho, y vont de leur photo. Les célébrations durent une trentaine de minutes. Les diffuseurs interpellent les joueurs, qui doivent vite remplir leurs obligations médias avant de quitter le stade en direction de l’Anantara New York Budapest Hotel, où ils passeront une courte nuit au milieu de leurs proches.
« Nous allons savourer chaque instant de cette célébration, chaque entraînement, pour continuer à nous préparer pour la suite. Le PSG n'avait jamais gagné la Ligue des champions auparavant, et maintenant nous l'avons fait deux fois d’affilée, se réjouissait João Neves avant de quitter la Puskas Arena. Le club et nous, les joueurs, marquons l’histoire. Je suis tellement heureux de vivre ce moment, cette opportunité. »
« C'est incroyable ! Passer de zéro à deux titres comme ça, c'est vraiment légendaire. Comme on le disait, les ultras l'ont souligné : une Ligue des champions, c'est historique ; deux, c'est légendaire, et c'est exactement ce qu'on pense », affirmait Marquinhos avec un grand sourire. « Cette année a été très longue et très difficile. Nous avons affronté des adversaires de très haut niveau, qui nous ont mis en difficulté à chaque match. Mais je pense vraiment qu'on mérite ce titre, parce qu'on a fait une super Ligue des champions. On mérite vraiment ce trophée. » Que tout Paris aura l’occasion de revoir dès dimanche.
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