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·24 de fevereiro de 2026
PSG/Monaco – Pocognoli promet l’ambition… sans la folie

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·24 de fevereiro de 2026

Ce mercredi à 21h (diffusion sur Canal+) le Paris Saint-Germain affronte l’AS Monaco au Parc des Princes dans le cadre des barrages retours (2-3 à l’aller) de la Ligue des Champions 2025-2026. En conférence de presse, le coach monégasque Sébastien Pocognoli s’est exprimé au sujet de cette rencontre et de l’adversaire parisien.
« « Comment gérer ce match retour après la défaite (2-3) du match aller qui vous met dans une situation délicate ? C’est le contexte du match, on le connaît. On va devoir jouer avec tous ces paramètres. Il ne faudra pas trop calculer et respecter le plan de jeu. On a envie de mettre tous les espoirs possibles de notre côté mais en face il y a une très belle équipe. Il faudra avoir de l’ambition et bien réfléchir à la meilleure manière d’aborder le match.
Il y a pas mal de critiques entre le jeu du PSG cette saison et celui de la saison passée. Qu’en pensez-vous ? L’an passé, j’étais plus occupé à analyser d’autres équipes que le PSG. C’est une grande équipe qui va se battre pour tout, c’est leur ambition affichée en début de saison. C’est dur de comparer les deux saisons.
Vous avez la possibilité d’éliminer le champion d’Europe. Mesurez-vous la portée de cet exploit ? Je n’ai pas envie de parler de ce que cela représenterait. Il y a 90 minutes à jouer ou plus. On doit jouer et après on pourra parler. On doit rester mesurés. Il faudra prendre les meilleures opportunités de bien entrer dans ce match pour avoir une issue favorable. C’est la meilleure équipe française en face de nous. Il faudra être ambitieux avec et sans le ballon.
Paris a eu 80 % de possession au match aller. Comment lutter contre le fort temps de possession de cette équipe ? Il faut prendre du plaisir à travailler sans ballon. Dans un match normal, le temps passé avec le ballon dans les pieds est faible pour un joueur. Eh bien, là, dans ce contexte, il sera encore plus faible. Les minutes et les secondes avec le ballon seront amoindries. Il faudra y faire face et prendre du plaisir à travailler l’un ou l’autre. Et après, il faudra profiter du ballon quand on l’aura. Après, c’est sûr qu’il faudra tenter d’avoir plus le ballon qu’au match aller, même si cette statistique (80 % pour le PSG) avait été accentuée par le fait qu’on avait joué à dix contre onze pendant une mi-temps entière. L’idée directrice sera de tenter de piquer le PSG en contre ? Je m’attends à ça aussi. À Lens, à Marseille, dans tous les gros matches à l’extérieur, c’est un peu ça et ce sera pareil demain (mercredi). Il faudra faire face et utiliser cette arme. On devra commencer le match de manière forte, même si ce sera influencé par comment le PSG va commencer le match. On doit être capables de tout. Il faudra entamer le match avec l’idée de réaliser quelque chose, garder nos valeurs et être nous-mêmes. On a un rôle d’outsider et il est encore plus vrai avec le résultat du match aller. Mais il y a une pincée d’espoir. Il faudra être très bon et espérer avoir une issue favorable.
Ce sera votre premier match au Parc des Princes, comment l’envisagez-vous ? Il y a beaucoup de nouveautés pour moi dans ma découverte du Championnat de France. Je suis très excité et très impatient d’être à demain. C’est une saveur particulière pour moi d’être ici avec l’AS Monaco à ce stade de la compétition, c’est une fierté. On espère faire une bonne performance, avoir la bonne attitude, et avoir un bon sentiment en fin de match si possible couplé avec un bon résultat. »
Pocognoli n’a pas vendu du rêve au kilo, mais il a posé un cadre limpide : Monaco devra accepter de vivre longtemps sans ballon, s’accrocher au plan, et “profiter” de ses rares séquences de possession. Une ambition mesurée, presque logique, tant le PSG impose souvent son tempo au Parc et avait déjà étouffé l’aller (possession très largement parisienne, accentuée par une supériorité numérique sur une période). Le message, lui, est classique : ne pas trop calculer, choisir les bons moments, et rester “soi-même”. Sauf qu’à ce niveau-là, le discours ne suffit pas : pour vraiment ennuyer Paris chez lui, Monaco devra ajouter autre chose que l’évidence, des sorties de pression plus propres, des transitions plus tranchantes, et surtout une efficacité clinique sur ses temps forts.
Dans ce genre de retour au Parc, l’adage revient toujours : le PSG ne doit craindre que lui-même. Monaco peut être ambitieux, discipliné, prêt à courir longtemps sans ballon… mais si Paris joue à son vrai niveau, la marge existe. Pocognoli le sait, même s’il ne le formule pas ainsi : pour espérer “piquer” le champion d’Europe, il faudra d’abord compter sur un PSG qui se complique la vie, imprécision, gestion émotionnelle, excès de contrôle, ou moments de déconcentration dans les transitions.
Parce qu’à domicile, ce PSG a surtout un ennemi interne : son propre relâchement. Et c’est exactement là que Monaco doit s’inviter, sans calculer mais en restant suffisamment lucide pour transformer la moindre faille en occasion nette.









































