Real France
·24 de maio de 2026
Riquelme lance les hostilités : "Le Real ne doit pas soutenir un club comme le Barça"

In partnership with
Yahoo sportsReal France
·24 de maio de 2026

Enrique Riquelme est cette fois bien lancé dans sa campagne pour la présidence du Real Madrid. Dans un entretien accordé à Marca, le candidat a évoqué plusieurs sujets : la relation du Real avec ses rivaux, l’affaire Negreira, le projet sportif ou encore Florentino Pérez.
Riquelme estime d’abord que le Real Madrid doit changer sa manière d’agir. Pour lui, le club est entré dans trop de conflits ces dernières années.
"Il n’est pas possible d’être en conflit avec tout le monde. Il est vrai que ceux qui ont cherché à nuire au Real Madrid, et cela est arrivé dans certains cas, doivent être stoppés. Le Real Madrid ne peut pas accepter qu’on lui manque de respect. Mais de la même manière, le Real Madrid ne peut pas soutenir un club qui nous a fait quelque chose comme l’affaire Negreira. Pourtant, en 2024, nous les soutenions encore lors des assemblées, parce qu’il nous fallait un FC Barcelone fort. Moi, je n’ai pas besoin d’un FC Barcelone fort, j’ai besoin d’un Real Madrid fort, pour rivaliser avec les autres. Nous avons besoin que les gens nous respectent à nouveau, pas qu’ils nous craignent. C’est très différent."
Il a aussi expliqué qu’un changement était indispensable dans le fonctionnement global du club. "C’est un sujet extrêmement délicat. Selon certaines études, nous sommes passés du club le plus aimé d’Espagne au club qui reste aujourd’hui le plus reconnu au monde, le principal club sportif mondial. Cela s’est aussi construit grâce à un héritage, il faut le reconnaître. Il faut lui accorder cette reconnaissance et cette valeur. Mais si nous voulons rester la plus grande marque sportive au monde, le plus grand club du monde, je pense que nous avons besoin de changements. Quand un projet dure aussi longtemps, des problèmes personnels finissent par apparaître entre les personnes, et lorsque ces problèmes personnels passent avant l’institution, cela crée ce genre de conflits."
Sur le terrain, Riquelme veut aussi revoir l’organisation sportive du club. Il insiste notamment sur la place du directeur sportif et sur l’importance du centre de formation.
"Certes, nous préparions quelque chose pour 2028 ou 2029, année des élections. Mais on ne recrute pas des joueurs aujourd'hui pour 2029, ni même pour 2028. Les besoins sportifs de l'équipe sont différents. L'entraîneur doit être le directeur sportif, ce sont des profils et des étapes différentes. Surtout quand vous avez un FC Barcelone avec des jeunes issus du centre de formation, des Espagnols formés au club, qui frappent très fort. Il faut très bien se préparer pour être compétitif dès le premier jour et construire une équipe sur le moyen et long terme. Ce n’est donc pas une question de recruter pour recruter, simplement parce qu’un titre de presse plaît et permet de gagner une élection."
Puis il a ajouté : "Je confirme que nous avons des noms importants qui viendront. Les meilleurs joueurs dont le Real Madrid a besoin actuellement viendront, ainsi qu’une professionnalisation de la structure sportive. Le Real Madrid doit avoir un directeur sportif. Et il doit avoir un plan professionnel, pas seulement pour l’équipe première, mais aussi pour le centre de formation."
"Il n’est pas normal qu’il manque des joueurs issus de notre centre de formation pendant que d’autres clubs espagnols, y compris certains concurrents directs, remplissent la sélection espagnole avec leurs jeunes formés au club. C’est quelque chose qui doit devenir la base de notre formation. Il faut améliorer cette professionnalisation et ensuite intégrer progressivement ces joueurs à l’équipe première."
"Le Real Madrid doit retrouver les valeurs qui ont fait son identité. Heureusement, elles n’ont pas disparu, mais elles se sont usées avec le temps, de plus en plus. C’est une partie de ce qui inquiète beaucoup d’entre nous dans ce projet : retrouver ces valeurs."
Enfin, il a également évoqué Florentino Pérez. Et malgré sa candidature, le ton reste très respectueux. "Je le répète : c’est le meilleur président que le Real Madrid ait jamais eu. Sans aucun doute, il a transformé le Real Madrid. Il faut reconnaître la valeur de tous ces titres, des Ligues des champions, des championnats, de sa capacité à attirer les meilleurs joueurs, à transformer le club, à le défendre. Bien sûr qu’il faut le valoriser. Et il y a beaucoup à apprendre de cela."
Et conclut : "Mais tous les cycles ont une fin. Nous ne venons pas affronter une personne, nous venons proposer un projet différent. Nous avons le plus grand respect pour lui, mais nous pensons qu’un changement de cycle est nécessaire. Il faut s’appuyer sur l’héritage qu’il a créé et le valoriser. Ça doit être la base du futur".







































