Girondins4Ever
·11 de março de 2026
Sophie Istillart : “Je ne sortais pas. Je n’ai pas vécu une enfance et une adolescence comme tout le monde. Il y a beaucoup de concessions, de sacrifices”

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Pour « Pas sage » de Maylène Itçaina, l’ancienne capitaine des Girondins de Bordeaux, Sophie Istillart, a été invitée à expliquer ce qu’était le quotidien d’une footballeuse professionnelle, elle qui a passé cinq ans au FCGB.
« On s’entraine tous les jours, en fonction aussi des matches. On peut doubler sur une semaine, sur un jour. Après, c’est tout ce qui va avec, il faut faire attention à l’alimentation, au sommeil, à notre physique, car notre corps est notre outil de travail. Et après, c’est une vie très différente d’une personne lambda. Il y a beaucoup de concessions, de sacrifices. Je ne voyais pas très souvent ma famille et mes proches. Alors, j’ai eu la chance que mes parents et ma famille m’aient beaucoup suivi en étant très souvent sur Bordeaux ou Bilbao, mais c’est vrai que je ne descendais pas très souvent sur Hendaye. Ça n’a pas été facile, mais c’est le métier qui voulait et ça, et c’est ce que j’avais choisi. Je savais pourquoi je le faisais, mais c’est un travail qui demande beaucoup de sacrifices mentalement et psychologiquement. Ce n’est pas facile tous les jours car tu es dans une bulle où tu es tout le temps en concurrence, tu dois être performante tous les jours, parce que tu as envie de jouer. Le monde professionnel, c’est énormément de sacrifices. Tu ne fais pas ce que tu veux, c’est le foot avant tout. Si tu veux faire une longue carrière, si tu veux perdurer, tu es obligée d’avoir ce cadre, ce conditionnement de performance, car il n’y a pas de cadeaux. Tout le monde veut être à ta place, tout le monde veut jouer. Si tu n’es pas performante, il y aura une autre personne à ta place. Tu es conditionnée. Si tu veux vraiment jouer et faire une longue carrière, il n’y a pas de secret ».
Donc au niveau des sorties, impossible d’y penser.
« J’ai connu ça avant de partir de chez mes parents, mais après, non. Je ne sortais pas. Je n’ai pas vécu une enfance et une adolescence comme tout le monde. C’était mes choix aussi, mais c’est vrai que dans le milieu du foot, si tu as envie de vraiment percer, il n’y a pas de secret. Tu ne peux pas sortir, te coucher à 4h du matin… Ce n’est pas compatible. Les sorties, je disais toujours non, que ce soit les anniversaires, les événements avec la famille… Je n’étais pratiquement jamais disponible ».










































