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·24 de maio de 2026

« Stopper la privatisation » : Enrique Riquelme alerte le Real Madrid

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Le candidat à la présidence a choisi de briser le silence médiatique pour exposer sa vision stratégique. Au lendemain du dépôt officiel de sa candidature, qui s'accompagne d'une garantie financière particulièrement conséquente, Enrique Riquelme s'est longuement confié dans les colonnes du quotidien Marca sur ses véritables intentions. Le constat de l'homme d'affaires est sans appel : selon lui, le modèle actuel de gouvernance s'essouffle dangereusement et menace à terme l'essence même de l'institution madrilène.

Enrique Riquelme tient toutefois à se présenter non pas comme un opposant acharné, mais plutôt comme un bâtisseur d'avenir. Il salue d'ailleurs l'immense héritage laissé par l'actuel dirigeant, mais estime qu'une transition est désormais devenue vitale pour pérenniser la santé sportive et institutionnelle sur le moyen et long terme. « Florentino est le meilleur président de l'histoire pour le Real Madrid, un grand chef d'entreprise avec un héritage qu'il faut protéger. Mais le Real Madrid est au-dessus de tout et mérite un plan pour l'avenir, pas seulement à court terme », a-t-il expliqué pour justifier le calendrier de sa démarche.


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Il propose ainsi aux votants « une alternative saine, sérieuse et professionnelle pour qu'ils puissent décider vers où ils veulent aller ».

  1. A lire aussi : Le plan choc d'Enrique Riquelme pour renverser la table au Real Madrid

Le plan d'Enrique Riquelme pour stopper la privatisation

L'axe central de la campagne d'Enrique Riquelme repose avant tout sur l'identité profonde de l'institution. Le candidat tire publiquement la sonnette d'alarme concernant une menace rampante qui, selon ses propres mots, éloigne de plus en plus les supporters des hautes sphères décisionnelles. « Ce qui a uni un groupe important de socios, c'est la peur de privatiser le club sans aucune nécessité », dénonce-t-il fermement, soulignant qu'une telle démarche ferait perdre le contrôle aux membres historiques. Cela fait plus de vingt ans sans élection présidentielle, une anomalie démocratique majeure.

Aujourd'hui, posséder sa carte ne donne que très peu d'avantages, une situation jugée totalement inacceptable par le prétendant au trône. Il s'interroge ouvertement sur les réels bénéfices actuels : « Que t'apporte le fait d'être socio du Real Madrid à part un privilège ? Une carte de vœux pour Noël, un anniversaire et 15 % de réduction sur les maillots. Ça ne peut pas être ça. » La gestion de la billetterie est aussi pointée du doigt, face aux reventes clandestines qui explosent en marge des matchs. Sa promesse est claire : « Le socio doit se sentir de nouveau partie intégrante du club, sans aucune privatisation. »

Une refonte sportive totale axée sur la formation

Sur le terrain pur de la compétition, les ambitions affichées sont tout aussi radicales. Le constat est sévère concernant l'exploitation du centre de formation. Il est impératif d'injecter du sang neuf et de faire confiance aux espoirs locaux pour garnir les rangs de l'équipe première et de la sélection nationale, à l'image de ce qui se fait chez les grands rivaux espagnols. Cette révolution passe obligatoirement par la création d'un véritable poste de directeur sportif, une fonction cruellement manquante ces dernières saisons.

« Les meilleurs joueurs dont le Real Madrid a besoin en ce moment viendront », assure Enrique Riquelme, tout en précisant que le modèle global doit changer. « Le Real Madrid doit retrouver les valeurs qui ont été usées avec le temps. C'est l'une de nos grandes préoccupations. » Cette exigence de refonte totale s'applique de manière transversale à toutes les sections. Pour l'équipe féminine ou le basket, l'objectif est de dominer outrageusement toutes les compétitions, mais en bâtissant sur des fondations solides. « Le meilleur, ce n'est pas seulement de payer, c'est de former, de créer une structure et des professionnels », ajoute-t-il avec conviction.

Gestion financière rigoureuse et apaisement diplomatique

La gestion interne et l'image publique constituent le dernier pilier fondamental de ce programme électoral. L'homme d'affaires, qui gère au quotidien une entreprise comptant près de 14 000 employés à travers 37 pays, a couvert intégralement le budget colossal exigé par les statuts via son propre patrimoine, prouvant ainsi son impressionnante surface financière. Enrique Riquelme a d'ailleurs rappelé que son groupe avait récemment levé des sommes historiques sur les marchés américains en un temps record.

Cette rigueur de gestionnaire, Enrique Riquelme veut l'appliquer à tous les étages de la direction, notamment au niveau de la communication officielle. La chaîne de télévision de l'entité est directement ciblée : avec un budget de fonctionnement annuel estimé entre 40 et 45 millions d'euros pour des audiences dérisoires, cet outil doit être totalement repensé pour attirer et informer sérieusement.

Enfin, le candidat souhaite apaiser d'urgence les tensions diplomatiques extérieures. Les conflits permanents avec les autres instances sportives fatiguent considérablement la réputation de l'écusson. « On ne peut pas être fâchés avec tout le monde », glisse-t-il en guise d'avertissement, avant de conclure sur une formule limpide concernant les relations internationales du club : « Nous avons besoin qu'on nous porte de nouveau du respect, et non de la peur, c'est très différent. »

Wacim Benlakehal.

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