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·8. März 2026
ASSE : « Les planètes s’alignent enfin dans le ciel du Forez »

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« Dans le football, le plus difficile n’est pas de gagner un match, c’est de gagner le suivant.» Johan Cruyff - ASSE
The Final Countdown de Micheline (de la compta) : ROAD TO LIGUE 1 = -24 points
« Salut les gamins. Bon, j’ai relancé le tableur ce matin avec mon café et ma calculatrice de combat. Résultat : encore trois points retirés de la colonne “reste à faire”. Victoire propre, soustraction nette. J’aime quand les comptes tombent juste. Reste huit matchs, vingt-quatre points encore en circulation : le tableau Excel dit que tout est encore possible… et que la trajectoire commence à sentir la boîte bien gérée. Ce qui me plaît surtout, c’est la structure du bilan : derrière ça ne fuit pas, au milieu ça travaille, devant ça facture. Pas de fantaisie comptable, juste du rendement. Attention quand même : huit matchs, c’est encore huit lignes au grand livre. Dans le foot comme dans la compta, un mauvais trimestre arrive vite. Mais si la cadence continue, ça commence à ressembler à un exercice bénéficiaire. »
Salut les Groupies,
C’est le retour de votre cowboy JossRandall après ce #ASSEREDSTAR du 7 mars. Et comme tout le monde, je me demandais si la série de victoires allait se poursuivre. Et je ne vous cache pas que j’ai eu un doute initial.
Car figurez-vous qu’en arrivant au stade, je me suis (tout à fait bêtement) fraisé la gueule de tout mon long, en butant sur une saloperie de petit trottoir aussi sournois que le premier Tolisso venu. Du coup, j’ai eu peur que ça préfigure que notre ASSE trébuche elle aussi sur le trottoir RED STAR, après cette trop belle série pour être complètement au net.
Et bien pas du tout ! Dans un Chaudron de plus en plus bouillant, et rempli de tous ces merveilleux supporters, aussi nombreux samedi que des moineaux dans un cerisier, l’ASSE n’a pas chuté.
Et oui, il y a des soirs comme ça où Geoffroy-Guichard, même bouillonnant, respire finalement tranquille, comme un vieux matou repu qui regarde la pluie tomber derrière la vitre. Ce samedi contre le Red Star, l’ASSE n’a pas fait dans le cirque ni dans la fanfare. Pas de samba, pas de feu d’artifice, juste du boulot propre, solide, presque appliqué. Une victoire qui ne fera pas hurler les poètes mais qui confirme une chose : cette ASSE commence à ressembler à une équipe qui sait où elle met les pieds.
Il y a parfois des matchs où tout le monde brille. Et puis il y a ceux où personne ne crève vraiment l'écran… mais où personne ne se troue non plus. Celui-là appartient clairement à la deuxième catégorie. Une ASSE sérieuse, compacte, disciplinée comme un régiment suisse. Pas forcément spectaculaire, mais aussi fiable qu’un vieux couteau Laguiole (clin d’œil à mon Gars Sûr de l’Aubrac qui a passé une très bonne nuit au milieu des Jésus de mon LULU !!)
La première mi-temps, soyons honnêtes, n’a pas fait lever les foules. Un match presque fermé comme une huître bretonne, avec très peu d’occasions. Le Red Star était venu avec le rideau de fer et une trousse à outils pleine de clés de douze pour casser le rythme. Peu d’occasions, beaucoup de duels, et des tribunes qui attendaient l’étincelle.
Mais voilà, sur le banc, il y a désormais quelqu’un qui a la télécommande. MONTANIER_L’ÉVIDENCE, à la pause, a visiblement su bidouiller deux ou trois réglages comme un mécano du dimanche qui sait quand même ce qu’il fait. Et la deuxième mi-temps change doucement de couleur.
En moins de temps qu’il n’en faut à MILADINOVIC (pas le meilleur samedi, soit dit en passant) pour écrire son nom en pissant dans la neige, nos Verts ont su plier froidement le match, avec deux supers buts qui ont eu raison des quelques velléités des Séquano-Dionysiens (non le Hool’s, non, rien à voir avec Loïs).
Pas une révolution, non. Plutôt une montée progressive du curseur. L’ASSE gagne vingt mètres, récupère plus haut, respire mieux. Et là, deux buts comme deux cartes postales : propres, bien dessinés, avec le trait sûr.
Dans cette soirée studieuse, certains ont laissé de jolis souvenirs. Le jeune PEDRO_L’ÂNE, par exemple. Le gamin a joué avec une maturité qui ferait presque croire qu’il a déjà trente ans et un crédit immobilier. Très content pour lui, ce but couronne une véritable montée en puissance, et des remerciements du Chaudron sont un beau bonus pour lui. Je vous préviens tout de suite, mon GROLUL de frère, excellent élément qui voit souvent loin – parfois trop – annonce déjà l’équipe de France dans cinq ans. Personnellement, s’il pouvait déjà faire une belle première partie de carrière chez nous, je m’en contenterais.
Derrière, le match du CARDINAL_PACINO mérite une petite chapelle. Impérial dans les airs, propre dans les relances, patron dans les duels. Le genre de performance qui donne envie de lui offrir les clés de la cathédrale verte.
Devant, STASSIN_LA_DEMI_LUNE a encore planté son petit clou dans la charpente adverse. Une première période un peu timide, puis une deuxième beaucoup plus vivante, comme un diesel qui finit par trouver son régime. Mais il faut aussi souligner qu’autour de lui, ça bougeait : DAVID_EST_CHEVELU a multiplié les courses avec une énergie de labrador sous caféine, pendant que BOAKYE_PROFITE_LE_CRIME traînait toujours dans les zones où les ballons morts deviennent soudain très vivants.
Reste peut-être les récents sujets de discussion du café du commerce, CARDONA_QUE_L'AMOUUUUR ou MILADY_LA_NOVICE, qui alternent le bon et le maussade. On va dire que samedi c’était plutôt neutre. Pas de symphonie, certes, mais pas de grosse fausse note non plus.
Et dans ce collectif-là, l’ASSE a ressemblé à une main bien fermée : cinq doigts, un gant solide, et personne qui dépasse.
Au final, peu d’occasions concédées, deux buts bien frappés, et un match bien maîtrisé de bout en bout, sans trembler. Une ASSE sérieuse comme un percepteur un jour de contrôle fiscal.
Mais ce championnat n’est pas un roman policier qu’on termine au chapitre suivant. La montée reste une longue chasse à courre, avec des chevaux fatigués, des chiens qui s’emballent et des virages dans la forêt.
Pour l’instant, l’ASSE tient la cadence et la barre du navire. Mais la mer reste longue : huit matchs, vingt-quatre points encore à distribuer, et dans le football les certitudes ont la durée de vie d’un croissant chaud.
Le résultat de Reims lundi pourrait déjà tracer quelques lignes sur la carte. Peut-être pas une autoroute, mais au moins une départementale bien dégagée.
Reste une question que les pessimistes professionnels répètent comme un mantra : toutes les séries ont une fin. Celle de l’ASSE aussi, forcément. La vraie question, c’est quand. Et surtout, point central, est-ce que les poursuivants seront capables de faire mieux.
Car comme l’a dit le coach du RED STAR, je crois que désormais tout le monde autour a compris que l’ASSE sauce MONTANIER n’était plus la même, était beaucoup plus solide, acceptait même de laisser le ballon (55% de possession adverse) pour agir plus efficacement en transitions létales.
Et cette nouvelle se répand en L2 aussi vite que le numéro de portable d’une fille de joie dans un Lycée. Mais le revers de cette médaille, c’est qu’il faut donc s’attendre à ce que les huit adversaires que les Verts rencontreront, prévenus du danger, auront tous des dents comme des baïonnettes, et seront animés de l’envie de faire tomber l’équipe en forme.
Parce ce que oui, c’est factuel : depuis l’arrivée de MONTANIER_L'ÉVIDENCE, les Verts avancent à une moyenne qui sent bon le haut de tableau et la montée directe. Mais surtout, cette ASSE dégage quelque chose qu’on n’avait plus vu depuis un moment : des certitudes.
Avant, chaque match ressemblait à une loterie où l’on espérait juste éviter le ticket perdant. Aujourd’hui, l’équipe paraît plus solide, plus cohérente, presque rassurante. Elle ne gagnera probablement pas les huit matchs restants – même les films de super-héros laissent parfois le méchant mettre une claque – mais on peine à imaginer un effondrement total.
Une approche plus pragmatique, plus froide aussi et un peu implacable. Avec des manières à côté desquelles celles d’Attila n’étaient que marivaudage de salon (Attila, délicieuse personne qui bien que décédé à 21 ans, était très appréciée par les Huns et détesté par les Autres).
Prudence étant mère de Sûreté, je ne résiste pas à sortir ici la boite de souverains poncifs, en citant un des grands philosophes du foot en la personne de Abdeslam Ouaddou : « Il ne faut pas brûler la peau de l’Ours avant de l’avoir vendue ! »
Car dans ce money time, et puisqu’on parlait de chasse à courre plus haut, on peut imaginer que les poursuivants vont justement enclencher une chasse à courre à côté de laquelle celle du Marquis de la Glotte Quiremonte aura l’air d’une partie de pêche sur les bords de l’Oise peinte par Manet.
Alors oui, prudence et camomille avant de sortir les trompettes. Mais après des mois de doutes et de grimaces, quelque chose ressemble enfin à un alignement cosmique autour de l’ASSE. Et dans le ciel du Forez, les planètes commencent doucement à se mettre en file indienne.
Mais pour le moment, inutile de tirer des glands sur la pommette (comme dirait Béru). Profitons de cet instant agréable. De la tranche de vie bien étalée sur la tartine. Car oui, il est vraiment agréable de voir notre ASSE à nouveau lever les yeux vers le haut, et non comme récemment, se mettre à plonger doucement, comme le bouchon rouge d’un pêcheur lorsqu’une tanche s’en ressent pour le ver de vase.
Et si dans le foot, tout n’est pas question de foi (contrairement à la cirrhose), la nôtre, celle que nous mettons dans le projet d’une accession directe à la Ligue 1, est désormais soutenue par plus d’éléments factuels que de cierges d’église.
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