Olympique-et-Lyonnais
·10. Mai 2026
Avec Yaremchuk, l'OL a réussi à se réinventer offensivement

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·10. Mai 2026

En recevant Rennes dimanche dernier, tout le monde voyait ce match comme capital pour l’OL. Les résultats de l’OM et de Lille avaient rajouté encore un peu plus de piquant et les Lyonnais n’avaient pas manqué de transformer l’essai. Depuis une semaine, c’est une part d’excitation et d’optimisme qui se mélangent à Décines, à deux journées de la fin. Le combo perdant pour se prendre une déception en pleine figure ce dimanche à Toulouse ? Cela pourrait être le cas, mais Paulo Fonseca a martelé le message que la suffisance n’avait pas sa place au Stadium.
Comme après la victoire contre le PSG, le plus important était d’enchaîner face à Auxerre. Ce dimanche, il en sera de même face à Toulouse qui a tout du match piège et une contreperformance rendrait presque caduque les performances passées. Alors, Fonseca espère que ses joueurs répondront présents, comme ce fut le cas contre Auxerre et face à Rennes. Avec une volonté de miser sur ce qui a marché dans ces matchs et notamment l'utilisation de Roman Yaremchuk.
Au moment où la question de l'intérêt d'avoir remplacé Martin Satriano par l'Ukrainien se fait de plus en plus insistante, l'attaquant y a apporté une réponse. Avec quatre buts sur ses trois derniers matchs joués, l'ancien serial buteur de La Gantoise a retrouvé une rythme qui avait fait de lui l'un des avant-centres en vogue de son temps en Belgique. Cela faisait depuis décembre 2021 qu'il n'avait pas enchaîné deux matchs de championnat de suite avec des réalisations.
C'était à Benfica dans une période pourtant "compliquée mentalement" avec ce qu'il se passait en Ukraine. Depuis, il n'a atteint qu'à une reprise la barre des dix buts. C'était la saison passée avec l'Olympiakos, bien aidée par les matchs de coupe. Il n'est plus la machine à marquer, mais en misant sur Yaremchuk, Fonseca voulait apporter un petit truc en plus à son OL. Un tour de contrôle, permettant d'avoir une corde de plus à son arc pour varier les plaisirs. Satriano avait au premier abord ce profil, mais les supporters se sont vite rendus compte que l'Uruguayen était bien plus souvent absent dans la surface que dedans. Mais encore fallait-il que la mayonnaise prenne. Et on ne va pas se mentir, cela a mis un certain temps.
Mais, dans un monde où l'on se cherche des excuses, Roman Yaremchuk a plutôt fait amende honorable, rejetant la faute avant tout sur lui. "Ma condition physique n’était pas idéale au début. Je suis arrivé blessé. c’était important de retrouver ma condition physique et de comprendre comment l’équipe joue. Ce n’a pas été facile, mais aujourd’hui ça va mieux." Passeur pour sa deuxième sortie à Strasbourg et buteur contre Lens en Coupe de France, le colosse ukrainien (1,91m) a malgré tout dû attendre le 12 avril pour enfin marquer en Ligue 1. Le début d'une série de quatre buts en trois matchs. Le fameux déclic ? Pas forcément pour le principal intéressé ni même pour Paulo Fonseca. Pourtant, il y a bien eu une avancée dans la relation entre Yaremchuk et ses coéquipiers.
S'il assure que "les leaders comme Moussa (Niakhaté) et Coco (Tolisso) ont beaucoup parlé avec (lui)", la connexion a peut-être aussi été plus simple avec des retours de blessures. Sans faire injure à certains dans l'effectif, le travail de sape d'un Afonso Moreira, absent lors de huit des 12 matchs disputés par Yaremchuk avec l'OL, a son importance, tout comme le jeu d'un Corentin Tolisso pas épargné par les pépins physiques en 2026. Comme par miracle, c'est avant tout quand la majorité des cadres est revenue que la machine de Lviv s'est mise en route. "Roman est un joueur fort dans la surface. L’équipe a adapté son jeu et Roman a aussi compris notre façon de jouer. Il a appris à connaître ses coéquipiers. C’est un processus normal, mais c’est toujours difficile pour un attaquant."
Avec un jeu bien plus en mouvements pour l'OL, Roman Yaremchuk a moins utilisé son jeu en pivot et a désormais une présence bien plus importante dans la surface. Corentin Tolisso l'avait d'ailleurs concédé après Auxerre, les Lyonnais se "prenaient peut-être trop la tête par moment dans le jeu alors qu'on a Roman dans la surface. On devrait plus centrer". De ce côté-ci, il y a bien eu une vraie révolution dans le jeu rhodanien. Contre le Celta et même contre Lorient, quand Endrick et Tolisso avaient démarré sur le banc, l'OL n'avait centré qu'à 15 reprises. Contre l'OM, le total était tombé à 9 et 12 face à Lens, des matchs dans lesquels Yaremchuk était titulaire.
Depuis deux matchs, le total a doublé ou presque et cela se ressent. Contre Auxerre, trente centres ont été réalisés pour sept réussis et cela a débouché sur trois buts dont un doublé pour Yaremchuk. Rebelote contre Rennes avec 24 ballons dans la surface bretonne. Et presque dans un copié-collé de ce qui avait été observé contre l'AJA, le jeu de tête de l'Ukrainien a fait le reste. Face aux bloc bas sur lesquels l'OL s'est souvent cassé les dents cette saison, l'arme Yaremchuk a ses avantages. Qui devraient encore avoir un rôle à jouer à Toulouse, ce dimanche.







































