Olympique-et-Lyonnais
·5. März 2026
Coupe de France : dans un match renversant, l'OL s'incline aux tirs au but

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·5. März 2026

Le tirage au sort avait donné l’eau à la bouche des 47 000 spectateurs présents au Parc OL jeudi soir. En tirant Toulouse pour adversaire potentiel en demi-finale de cette Coupe de France, Loïc Rémy avait donné de l’espoir au peuple lyonnais de retrouver une finale de coupe, deux ans après celle perdu contre le PSG à Lille. A l’époque, Pierre Sage était sur le banc lyonnais. Ce jeudi soir, il était dans le camp d’en face avec un premier retour à Décines, treize mois après que John Textor lui ait montré la porte de la sortie.
Dans ces retrouvailles fortes en émotions, le natif de Lons-le-Saunier a longtemps pensé joué un vilain tour à son ancienne formation. Bien plus dans son assiette que l’OL, le RC Lens a malgré tout laissé filer une avance de deux buts et a dû attendre la séance des tirs au but pour validé son ticket pour les demi-finales. Fin de parcours pour l’OL qui n'a pas démérité en deuxième mi-temps (2-2, 4 Tab 5).
Frustré par la défaite à Marseille dimanche, Paulo Fonseca avait malgré tout trouvé des motifs de satisfaction. Sans parler de défaite encourageante, le technicien assurait que certaines phases donnaient de la confiance. En ce sens et face à un effectif toujours aussi restreint, il avait opté pour une équipe plutôt similaire à celle qui avait débuté au Vélodrome. Seuls Rémy Descamps et Abner intégraient le onze, notamment pour sortir Tessmann peu à son avantage depuis deux matchs. Malheureusement; le visage montré par les Lyonnais n’a pas été celui des grands soirs. Le 3-4-3 lensois a rapidement mis à mal le bloc rhodanien. La domination des coéquipiers de Florian Thauvin n’a pas débouché sur des grosses occasions, mais il y a toujours eu ce petit frisson devant le but de Descamps.
Finalement, l’OL a bien craqué à un moment. Sur une touche jouée à gauche, le ballon s’est retrouvé à droite et la frappe lourde détournée par le gardien lyonnais a fini sur Thauvin qui avait profité du laxisme de Maitland-Niles (0-1, 24e). Cette ouverture du score n’a pas poussé à une réaction de l’OL. Dans ce 4-4-2 en losange, le duo Endrick - Yaremchuk n’a rien eu à se mettre sous la dent et le peu de ballons qu’ils ont eus, ils les ont mal exploités. Il y a bien eu cette frappe pleine de malice du Brésilien à la 38e, repoussée en corner par Risseer, mais ce fut tout pour l’OL. Pire, un missile de Sima juste avant la pause donnait un break d’avance au RC Lens.
Avec deux buts de retard, on se demandait très clairement comment les hommes de Fonseca allaient pouvoir revenir dans le match. Ils avaient déjà du mal à se créer une occasion, alors marquer deux fois… Dans une deuxième mi-temps sans rythme, il a fallu attendre l’entrée en jeu de Rémi Himbert pour voir un peu de dynamisme dans le jeu lyonnais. Dans la lignée de sa prestation à Marseille, le jeune attaquant a donné vie à une attaque qui est passée à trois.
Après une frappe qui a fini au poteau de corner, Himbert a déposé un centre sur la tête de Yaremchuk qui a fait mouche à la 67e minute. Un but pour redonner de l’espoir et une maitrise qui a changé de camp. Mais il aurait fallu pour cela se procurer des occasions et ce ne fut pas le cas... Enfin, c'est ce que tout le monde croyait jusqu'à cette 93e minute et un Tolisso qui s'est arraché pour remiser pour Himbert qui a fait preuve d'une vraie justesse pour arracher le nul à un minute de la fin. La séance de tirs au but n'a pas réussi à l'OL, avec l'unique raté de Moussa Niakhaté pour entraîner l'élimination lyonnaise. Rageant.









































