Le Journal du Real
·25. Februar 2026
De retour au Bernabéu, José Mourinho va retrouver un stade qu'il connaît comme sa poche

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·25. Februar 2026

Le retour de José Mourinho au Santiago Bernabéu ravive des souvenirs indélébiles. Marca a retracé les dix moments les plus marquants du technicien portugais dans l'enceinte madrilène, une période de trois saisons où se sont mêlés les triomphes, les larmes et les exclusions.
Tout a commencé avant même sa signature officielle. Le 22 mai 2010, Mourinho s'installe dans la gloire en remportant la Ligue des champions avec l'Inter Milan face au Bayern (2-0) directement sur la pelouse du Bernabéu, avant d'annoncer qu'il était "lassé" de l'Italie. Neuf jours plus tard, le 31 mai, il est présenté en grande pompe aux côtés de Jorge Valdano. Son ambition est claire d'entrée de jeu : « Le plus beau, ce n'est pas d'entraîner ou de jouer au Real Madrid. Le plus beau, c'est d'y gagner. ».
Mais cette quête de victoire a rapidement basculé dans une guerre psychologique, notamment lors de la fameuse "tempête de Clásicos" lors de sa première saison. En demi-finale aller de Ligue des champions, l'expulsion de Pepe par l'arbitre allemand Wolfgang Stark le rend fou de rage. Exclu à son tour, le Portugais s'installe sur une chaise blanche au premier rang des tribunes, offrant une image totalement insolite. S'ensuivra la conférence de presse la plus célèbre de son ère : le discours des « Pourquoi ? ».
Après la défaite 0-2, il s'en prend violemment à l'UEFA et aux arbitres (Obrevo, Stark, Busacca...), déclarant même que la Ligue des champions gagnée par Guardiola lui "donnerait honte". Sa guerre contre le corps arbitral atteindra un autre sommet lorsqu'il brandira en salle de presse une feuille recensant 13 erreurs de l'arbitre Clos Gómez après un match contre Séville.
Si la fureur a caractérisé son passage, le désespoir y a aussi trouvé sa place. Lors de sa deuxième saison, après avoir remporté la Liga, le Real Madrid s'effondre aux tirs au but face au Bayern Munich en demi-finale européenne. Les ratés de Kaká, Cristiano Ronaldo et Sergio Ramos poussent Mourinho à tomber à genoux sur le bord de la touche.
Il avouera des années plus tard que ce fut la seule fois de sa vie où le football l'a fait pleurer. L'amertume le suivra jusqu'à la finale de la Coupe du Roi 2013 face à l'Atlético de Madrid, où il sera de nouveau expulsé par Clos Gómez avant de voir son équipe s'incliner en prolongation, perdant ainsi sa dernière chance de titre.
La fin de son cycle madrilène sera marquée par une fracture totale. Les polémiques s'enchaînent, de son doigt dans l'œil de Tito Vilanova (qui lui vaudra une banderole de soutien controversée au Bernabéu : « Mou, ton doigt nous montre le chemin ») jusqu'à sa décision de reléguer Iker Casillas sur le banc. Conscient de la division qu'il génère, il lance un défi fou en décembre 2012 avant un derby : il annonce qu'il foulera la pelouse seul à 21h20 pour que le public puisse faire ce qu'il veut, le siffler ou l'applaudir. Devant à peine 5 000 spectateurs présents en avance, il récoltera finalement une majorité d'applaudissements lors de ce curieux plébiscite.
L'histoire s'est achevée le 1er juin 2013 face à Osasuna (4-2). Pour ses adieux, le stade était profondément divisé. Dans les tribunes se mélangeaient les banderoles hostiles et le soutien inconditionnel des Ultras Sur, qui lui ont même remis une plaque. Ce soir, face au club de son cœur, l'ombre de ses années folles planera plus que jamais sur Chamartín, même s'il ne sera pas sur le banc adverse.









































