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·20. April 2026
Florian Sotoca : « On aimerait marquer l’histoire de ce club »

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Le Racing Club de Lens n’est plus qu’à deux matches d’un possible premier sacre en Coupe de France. Un titre que tout un club attend depuis 120 ans d’existence. Quoi de plus symbolique que de décrocher ce trophée pour célébrer cet anniversaire ? Florian Sotoca et ses coéquipiers sont en mission.
Lensois.com : Florian Sotoca, on est à la veille de cette demi-finale de la Coupe de France, une grande première pour vous et le groupe, dans quel état d’esprit êtes-vous ? C’est forcément un grand moment de la saison qu’on prépare depuis le début de l’année parce qu’on sait très bien que la Coupe de France reste un objectif pour nous. On arrive avec un état d’esprit positif, très conquérant, surtout après la victoire de vendredi (3-2 contre Toulouse), qui a été fondatrice pour nous sur le plan émotionnel. On a tout pour vivre, en tout cas, un grand moment. Ça fait 120 ans que le club a été créé. C’est une très belle date et ça serait forcément un très beau cadeau d’anniversaire que d’amener le peuple lensois en finale de la Coupe de France. On va tout faire pour gagner ce match-là, même si on sait que ça va être difficile face à une équipe de Toulouse qui n’a plus grand-chose à jouer en championnat et qui mise tout sur la Coupe de France.
À quel point on vous parle de cette absence de Coupe de France dans le palmarès du club ? Chaque début de saison, quand on débute la Coupe de France, on a droit à deux ou trois petites remarques sur ça. C’est vrai qu’on est le seul club français à avoir gagné le championnat de France, mais ne pas avoir gagné la Coupe de France. On aimerait marquer l’histoire de ce club. C’est vrai qu’on a l’opportunité, on est à deux matches de l’offrir à ce club-là, à cette région-là, à ces supporters-là. On a un grand moment à vivre demain.

Le coach, après le match de vendredi, avait parlé d’un surcroît d’énergie, pour la préparation, pour l’approche du match. Est-ce que vous avez senti ça depuis ? Oui, c’est exactement ça. On a une énergie extrêmement positive depuis vendredi. On sait très bien que vivre ces moments-là, surtout dans un Bollaert en fusion, c’est toujours de bonnes choses. Mais on sait très bien que l’avantage psychologique qu’on peut avoir sur cette équipe peut être remis en question sur ce match-là. On sait très bien qu’on les a déjà battus deux fois cette année, mais c’est un adversaire difficile. On l’a très bien vu vendredi, même à 10 contre 11. Ils nous ont posé beaucoup de soucis avec leur bloc défensif. Ce n’est pas toujours évident de trouver la solution, on est restés positifs quoi qu’il arrive. À la mi-temps, on a eu un discours, que ce soit le staff, le coach et nous, les joueurs, positifs. On savait qu’on pouvait le faire et on a renversé la vapeur. Donc l’avantage psychologique, oui, il est là. Mais après, on sait très bien que demain, ce sera un tout autre match, une toute autre compétition.
Des supporters attendent aussi que votre génération, celle des Thomasson, Gradit… aille au Stade de France pour être récompensée… C’est touchant, on est très proches d’eux, on vit une saison exceptionnelle, vraiment à tous points de vue. On est deuxièmes de Ligue 1, on est en demi-finale de Coupe de France. On a envie de continuer l’aventure, comme je l’ai dit, on a envie de se créer des émotions comme on a pu en créer vendredi. On a envie de garder ces souvenirs-là encore longtemps et de parler de ce match encore pendant 20, 30, 40 ans. C’est vrai que vivre une finale de Coupe de France avec le Racing Club de Lens au Stade de France, ça serait forcément particulier pour certains, parce que ça fait déjà pas mal de temps qu’on est au club. Et vivre ça, vivre ce moment-là entre nous, ça serait quelque chose de très émouvant, de très touchant, mais c’est avant tout à l’ensemble du club que je pense, parce que c’est tout un club qui fait une saison extraordinaire. On a encore beaucoup à donner, on a encore des objectifs communs et j’espère qu’on pourra continuer l’aventure encore demain.
Et vous allez pouvoir compter sur votre public demain… C’est forcément une force pour nous, avant tout. On a la chance et le bonheur de recevoir demain. C’est un très bon moment à vivre et ça sera encore un merveilleux moment si on arrive à gagner ce match-là. Mon meilleur souvenir à Bollaert ? il y en a eu quelques-uns, on va dire ! Je vais dire forcément Arsenal en Ligue des champions. Dès l’échauffement, j’ai senti qu’il y avait une ambiance extraordinaire dans le stade. Le stade était déjà plein à une heure du coup d’envoi. À l’échauffement, on ne s’entendait même plus parler entre nous. Je pense qu’on peut revivre ça demain. Je me souviens d’un souvenir aussi, mais je n’étais pas au club lors du barrage contre Dijon. J’en ai entendu parler, on m’en a parlé. Apparemment, c’était une ambiance extraordinaire et on aimerait revivre ça demain. Mais je n’en doute pas parce qu’on a des supporters exceptionnels. Ils savent qu’on donne tout pour le club, qu’on fait une saison extraordinaire. Ils seront avec nous quoi qu’il arrive. J’espère qu’à la fin, on pourra fêter ça tous ensemble.
Propos recueillis par Eloïse De Mester à la Gaillette-Gervais Martel.
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