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·5. März 2026

Iran : un entraîneur révèle avoir senti la guerre venir avant de quitter Esteghlal

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Interview

L'instinct de survie a poussé le Portugal à partir avant les bombardements


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Iran : un entraîneur révèle avoir senti la guerre venir avant de quitter Esteghlal

Deux jours avant le déclenchement des bombardements, l’entraîneur portugais Ricardo Sá Pinto avait quitté le club iranien Esteghlal FC en invoquant officiellement des « motifs personnels ». Ce jeudi, lors d’une intervention sur la chaîne CNN Portugal, le technicien a finalement levé le voile sur les véritables raisons de son départ, directement liées au climat de tension et au conflit qui se préparait en Iran.

Dans son témoignage, l’ancien entraîneur d’Esteghlal explique avoir quitté le pays plus d’une semaine avant l’escalade militaire. Selon lui, plusieurs signaux l’avaient alerté sur l’imminence d’un conflit. « J'ai quitté l'Iran il y a plus d'une semaine, deux ou trois jours avant le début du conflit. J'ai anticipé ce qu'il s'est passé, mon départ est directement lié à ce conflit géopolitique. L'ambiance était tendue, les gens étaient effrayés et j'ai reçu des informations sur ce qui allait se passer dans un futur très proche. Je savais que c'était une question de jours », a-t-il déclaré.

Le technicien portugais évoque une atmosphère devenue pesante dans les rues, marquée par la peur et les tensions liées aux manifestations.

Un climat de peur et de violence

Selon Ricardo Sá Pinto, la situation s’était progressivement détériorée au point d’affecter la vie quotidienne. L’entraîneur affirme qu’il évitait même de sortir en soirée en raison de la situation sécuritaire. « À partir du début des manifestations, l'ambiance était tendue, j'évitais de sortir après 18 heures. Beaucoup de gens sont morts, on ne s'en rend pas compte. Les manifestants étaient généralement pacifiques », a-t-il affirmé.

Le Portugais raconte également avoir entendu de nombreux témoignages sur des violences visant de jeunes manifestants, évoquant des scènes qui l’ont profondément marqué durant son séjour dans le pays.

Des récits qui l’ont marqué

Parmi les histoires qu’il dit avoir entendues, l’ancien international portugais évoque notamment la mort d’un footballeur qu’il avait affronté quelques années plus tôt. Selon son récit, l’homme se trouvait avec sa famille lorsque des tirs ont éclaté. « Des jeunes et des enfants sont morts. Un footballeur est mort, il avait joué contre moi il y a trois ans. Il était avec sa famille… Ils ont tous été emmenés à l’hôpital et le père est mort sur place », a-t-il expliqué.

L’ancien entraîneur d’Esteghlal affirme enfin que de nombreuses images et vidéos de ces événements n’ont jamais été diffusées en Europe, laissant selon lui une partie de la réalité du terrain dans l’ombre.

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