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·16. Januar 2026

Xabi Alonso, le Clásico victorieux qui a signé sa fin

Artikelbild:Xabi Alonso, le Clásico victorieux qui a signé sa fin

Ce soir-là, le Santiago Bernabéu a cru à un véritable tournant. En faisant tomber le FC Barcelone après une longue série noire, le Real Madrid de Xabi Alonso semblait enfin donner corps à une promesse. Pressing haut, intensité, envie : tous les ingrédients étaient réunis. Mais derrière ce match référence se cachait une fracture invisible. Cette victoire de prestige n'a pas été le début du renouveau, mais bien le point de départ d'une lente descente aux enfers qui a conduit au licenciement du technicien basque.

Le Real Madrid avait pourtant gagné comme on gagne les grands soirs. Imposant un rythme infernal, coupant les circuits de passes et étouffant Pedri, les Merengues avaient renvoyé le doute dans le camp de Hansi Flick. C’était le football "rock'n'roll" annoncé à son arrivée : une équipe agressive et identifiable. Un succès libérateur après cinq Clásicos sans victoire. Et pourtant, ce triomphe a laissé un goût étrange : celui d’une équipe qui venait d’affirmer sa force individuelle… tout en affaiblissant l'autorité de Xabi Alonso.


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Xabi Alonso et le "cas Vinícius" : quand le vestiaire a senti la faille

La suite des événements a tout accéléré. Le changement effectué en seconde période de ce choc restera peut-être comme le tournant de la saison. Vinícius Jr sort, excédé. Le Brésilien s’emporte publiquement et le vestiaire sent l’opportunité de se révolter. Un rapport de force s'installe alors insidieusement entre les cadres et l’entraîneur.

Dans un club où l’institution a historiquement tendance à protéger ses actifs, la situation contractuelle de la star brésilienne a pesé lourd. Le board a cherché à “éteindre” l'incendie sans sanctionner le numéro 7. Dans cette séquence, le message implicite a été reçu 5/5 par le groupe : s’il fallait choisir entre l’ailier virevoltant et Xabi Alonso, la Casa Blanca n’hésiterait pas une seconde. L'autorité d'Alonso était mort-née.

À partir de là, les murmures sont devenus des cris. La critique ne portait plus sur les résultats, mais sur la méthode. Séances jugées trop longues, vidéos à répétition, consignes trop directives... Xabi Alonso était un entraîneur interventionniste dans un club où les stars ont du mal à quitter leur confort hérité de l'ère Ancelotti.

Le choc culturel a été trop brutal. Sur ses dernières semaines, Xabi Alonso a tenté de se lisser pour plaire, mais il s’est surtout renié. Il était venu pour imposer ses idées, mais face à l'inertie du vestiaire, Xabi Alonso a fini par abandonner ses principes de jeu. Le pressing a reculé, l’équipe a recommencé à attendre, et le projet est devenu obsolète avant même d'avoir existé.

À la fin, il ne restait que du talent individuel et un entraîneur sur la sellette, mis à pied par son propre effectif. Samedi face à Levante, le Bernabéu devrait mettre les joueurs face à leurs responsabilités, comme l'indique Marca. Cet effectif n’a plus d’excuses. Leur bouc émissaire n’est plus là. Ils doivent maintenant prouver qu’ils avaient raison.

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