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·24 July 2026

Affaire Balogun : le CIO refuse d'enquêter sur Infantino

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Accusé d'avoir cédé à une demande de Donald Trump dans l'affaire Balogun, Gianni Infantino ne sera pas inquiété par le Comité international olympique.

Le Comité international olympique n'ira pas plus loin. Saisie d'une plainte visant Gianni Infantino, membre du CIO et président de la FIFA, l'instance a fait savoir ce vendredi qu'elle n'enquêterait pas sur un éventuel rôle du dirigeant dans la suspension de la sanction infligée à Folarin Balogun lors du Mondial 2026. Selon le CIO, la plainte a été « minutieusement analysée », mais elle échappe à la juridiction de sa commission d'éthique, car elle porte sur la gouvernance interne de la FIFA et ses relations avec les gouvernements, des questions extérieures au code d'éthique olympique.


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À l'origine de la démarche, l'ONG FairSquare, spécialisée dans les droits des travailleurs migrants et la gouvernance sportive. L'organisation reprochait à Infantino d'avoir manqué à son devoir de neutralité politique, prévu par la charte olympique, « à travers des déclarations ou d'autres expressions claires de soutien au président américain ». FairSquare recense pas moins de cinq marques de soutien public : un message reprenant le slogan « Make America Great Again », un appel à décerner le prix Nobel de la paix à Trump, ou encore la remise en décembre dernier, au Kennedy Center, du tout premier « Prix de la paix FIFA » au président américain, à qui il avait alors lancé : « Vous pourrez toujours compter sur mon soutien. » Lors de son intronisation comme membre du CIO en 2020, le patron du football mondial avait pourtant assuré qu'il agirait toujours indépendamment de tout intérêt commercial ou politique.

Une affaire née d'un carton rouge

Le dossier remonte au huitième de finale retour... ou plutôt au tour précédent. Expulsé face à la Bosnie-Herzégovine en seizièmes pour une vilaine semelle sur Tarik Muharemovic, Balogun écopait automatiquement d'un match de suspension, en application de l'article 10.5 du règlement du tournoi. Sauf que la commission de discipline de la FIFA a suspendu cette sanction, rendant l'attaquant américain éligible pour affronter la Belgique, un match que les États-Unis ont finalement perdu (4-1), synonyme d'élimination. Donald Trump a ensuite affirmé avoir appelé Infantino pour demander un réexamen du dossier, se félicitant d'une « décision brillante » et jugeant l'arbitrage « horrible ».

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Infantino, lui, a nié toute ingérence. Le président de la FIFA soutient que les organes judiciaires de l'instance agissent de façon autonome et appliquent le code disciplinaire en toute indépendance. Il confirme avoir parlé au téléphone avec Trump sur ce sujet, mais assure lui avoir simplement rappelé l'indépendance des commissions, précisant qu'il échange régulièrement avec le président américain comme avec d'autres chefs d'État. La décision du CIO intervient au lendemain d'une autre annonce : jeudi, la Fédération norvégienne a fait savoir son intention de déposer une plainte formelle auprès de la FIFA. Sa présidente Lise Klaveness, qui doit encore en discuter avec son conseil d'administration avant de la déposer, a estimé que le cas était « si grave et si préoccupant » qu'il menaçait les fondements mêmes du jeu.

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