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·16 March 2026

L'OL n'a plus ce grain de folie qui faisait la différence

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Bien plus fringuant à onze contre onze, l’OL n’a pas trouvé la petite étincelle qui lui aurait permis de forcer la décision en supériorité numérique. Des retours et vite.

Tout va très vite dans le football. Ce n’est pas faute de le rappeler depuis plusieurs semaines. Corentin Tolisso, il n’y a d’ailleurs pas si longtemps que ça, avançait que les cinq points d’avance sur l’OM avant d’aller à Strasbourg puis dans le sud de la France n’avaient rien de définitif. La preuve s’il le fallait que les Lyonnais étaient bien conscients que tout ne tenait qu’à un fil dans les derniers résultats de l’incroyable série de victoires.

Cette prise de parole du capitaine de l’OL date du 15 février dernier. Un mois après jour pour jour, l’OL accuse désormais deux points de retard sur l’OM et voit la course à l’Europe plus que jamais resserrée. La faute à deux points pris sur les quatre derniers matchs de Ligue 1. Dimanche après-midi, les hommes de Paulo Fonseca pouvaient d’ailleurs avoir des regrets. Ceux de ne pas avoir réussi à forcer un verrou havrais qui s’était retrouvé diminué peu avant l’heure de jeu.


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Des entrants offensifs qui n'ont pas apporté grand-chose

Contre le Paris FC et le Celta de Vigo, il a clairement fallu un petit miracle pour ne pas rentrer bredouille. Un penalty dans le temps additionnel puis une frappe d’Endrick bien aidé par la boulette de Radu à la 87e. Presque miraculeux. De miracle, il n’aurait pas dû en être question au stade Océane face à une équipe du Havre qui enchaînait les défaites. Surtout avec une supériorité numérique dès la 55e minute après l’exclusion de Zagadou, empêchant Endrick de partir seul au but. Un tournant, mais pas forcément dans le sens voulu. Après le match, on aurait presque espéré que cette action aille jusqu’au bout pour savoir si le Brésilien aurait réussi à enfin gagner son duel avec Mory Diaw plutôt qu’un match à 11 contre 10.

On dit souvent qu’il est plus difficile de se frotter à une formation en infériorité numérique et ce n’est pas l’OL qui dira le contraire. Les meilleures occasions lyonnaises ont eu lieu en première mi-temps quand les deux équipes étaient sur le même pied d’égalité. "Les joueurs ont fait tout ce qu'ils pouvaient pour gagner, on a eu quatre occasions, on a créé... Mais il nous a manqué de marquer, a regretté Paulo Fonseca. Ce n'est pas facile de jouer ici." Pas facile certes avec neuf absents de marque au coup d’envoi, mais un talent offensif minimum aurait dû permettre de sortir de ce piège normand. Alors oui, comme souvent, le gardien adverse s’est sublimé au moment d’affronter l’OL. Diaw n’a pas été de trop pour empêcher les Lyonnais d’ouvrir le score en première mi-temps.

"Je serais inquiet si on n'avait pas d'occasions"

Deux grosses interventions sur Endrick et Abner, tandis qu’il a fait preuve de solidité pour repousser les ballons qui traînaient. Seulement, il a encore manqué ce grain de folie à la formation rhodanienne pour retrouver le goût de la victoire. "Il a manqué cette petite étincelle", comme l’a souligné Rémy Descamps après la rencontre. Endrick a certes été un peu plus en verve que sur ses dernières sorties, mais la question de son positionnement idéal reste encore sans réponse. Pour faire souffler Yaremchuk et face au manque de munitions offensives, Adam Karabec a été utilisé comme second attaquant. Pas une réussite pour le Tchèque, clairement en manque de confiance et qui cherche à forcer pour se mettre en évidence.

À onze contre dix, le scénario aurait voulu que l’OL enchaîne les occasions franches. Finalement, il ne s’est rien passé, le but hors jeu de Corentin Tolisso sur un coup de billard, qui montre le manque d’assurance dans ce secteur de jeu, ayant eu lieu trois minutes avant le rouge. Les entrées de Yaremchuk, Ghezzal et Hamdani n’ont pas apporté grand-chose de plus à une équipe qui manque de folie. Le signe d’une confiance qui s’effrite en même temps que les résultats négatifs s’enchaînent. Mais pas de sonnette d’alarme encore. "Je serais inquiet si on ne se créait pas d’occasions", assure Paulo Fonseca. Ce ne sont pourtant pas les trois dernières sorties qui poussent à l’optimisme, blessure ou non.

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