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Le Petit Lillois

·21 juillet 2026

Arbitrage : Saïd Ennjimi tire un bilan « très positif » des nouvelles règles de la Coupe du monde

Image de l'article :Arbitrage : Saïd Ennjimi tire un bilan « très positif » des nouvelles règles de la Coupe du monde

L’ancien arbitre international et consultant de L’Équipe, Saïd Ennjimi, est revenu sur les nouvelles règles d’arbitrage mises en place par la FIFA durant ce 23e Mondial. Il dresse un bilan positif de ces nouveautés.

C’était une Coupe du monde inédite qui s’est logiquement refermée sur le sacre de la Roja, supérieure à toutes les équipes affrontées depuis son entrée en lice dans la compétition. Le jeu aura parfois été considérablement impacté par les nouvelles règles spécialement instaurées à cette occasion, dont certaines seront par la suite appliquées en Europe. Ce ne sera heureusement pas le cas des pauses fraîcheur.


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Ce sera le cas de l’élargissement du périmètre d’action de la VAR aux corners, aux simulations, aux mains devant la bouche et aux cartons jaunes. Un autre point a été signalé par beaucoup : l’arbitrage dit à l’anglaise, parfois appliqué de manière assez radicale. Combien de fautes n’ont pas été sifflées ? Beaucoup sans doute, mais cela a fluidifié le jeu et permis d’éviter les pertes de temps. Avec l’instauration des pauses fraîcheur, la FIFA souhaitait conserver un maximum de temps de jeu effectif. Saïd Ennjimi, ancien arbitre et aujourd’hui consultant, dresse un bilan plutôt positif de cette politique arbitrale.

Le compte à rebours : une mesure qui a fait ses?preuves

Première nouveauté testée cet été : l’instauration d’un compte à rebours lors des changements de joueurs, des touches et des dégagements aux six mètres, avec un objectif clair, celui de réduire les pertes de temps et fluidifier le jeu. Pour Saïd Ennjimi, la mesure a globalement porté ses fruits : « Les consignes ont été bien comprises et bien acceptées par l’ensemble des joueurs et des sélections », explique-t-il, ajoutant que les arbitres ont eu très peu à intervenir, que ce soit sur les touches ou lors des sorties pour blessure.

« Je pense que tout le monde a compris que l’objectif, c’était d’avoir un temps de jeu plus important », poursuit-il. Il estime notamment que la règle a été bénéfique sur les arrêts de jeu liés aux blessures, les joueurs levant désormais le bras plus rapidement pour signaler qu’ils étaient prêts à reprendre. Il regrette cependant l’absence de statistiques précises qui permettraient de mesurer objectivement le gain de temps de jeu effectif, tout en se disant convaincu que ce dernier a progressé sur ce Mondial.

La main sur la bouche : une règle jugée inapplicable

Saïd Ennjimi se montre beaucoup plus critique sur la règle sanctionnant les joueurs qui cachent leur bouche pendant un échange conflictuel. « C’est inapplicable dans la mesure où il a été indiqué, avant sa mise en œuvre, qu’il y aurait de la compréhension pour les joueurs qui se disent des gentillesses », explique-t-il. Selon lui, dès qu’une règle laisse une telle marge d’interprétation, elle devient difficile à appliquer de façon uniforme.

Il illustre son propos avec deux cas opposés survenus pendant le tournoi : un joueur expulsé pour ce motif (Miguel Almirón avec le Paraguay face à la Turquie) et Jude Bellingham, qui aurait masqué sa bouche sans être sanctionné face au Ghana. Pour Saïd Ennjimi, il est tout simplement impossible de distinguer une parole amicale d’une insulte lorsque la bouche du joueur est cachée. « Moi je pense qu’il faut donner de la latitude à l’arbitre et ne pas aller au rouge. Je pense que le carton jaune devrait suffire dans un premier temps », propose-t-il ou, à défaut, interdire purement et simplement toute conversation à bouche masquée, gentille ou non.

Une VAR élargie, mais qui n’a pas totalement convaincu

Sur l’élargissement du périmètre de la VAR, le consultant se dit également un peu déçu. « On attend du VAR une forme de mécanisation, ou une forme de tentative d’obtenir 100 % des décisions conformes », rappelle-t-il. « Sur certains matchs, dont le match Paraguay-France, j’aurais apprécié que le VAR aide l’arbitre qui, malheureusement, n’était pas dans un bon jour », illustre-t-il. Plus largement, il estime que même lorsque la VAR ne détecte pas d’erreur manifeste justifiant une intervention, il serait parfois utile que l’arbitre se déplace tout de même pour consulter les images, ne serait-ce que pour apaiser les tensions au sein de l’équipe qui s’estime lésée.

Un bilan globalement positif

Interrogé sur ces cinq semaines de compétition et ce grand test en conditions réelles, Saïd Ennjimi livre un jugement d’ensemble favorable : « C’est très positif. » Il nuance toutefois : En revanche, il juge que l’application des règles a nettement progressé, notamment grâce aux quelques ajustements introduits par la FIFA pour fluidifier le jeu.

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