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·29 janvier 2026
ASSE : Horneland, un coach qui décroche ?

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"Cette équipe ne progresse pas." Eirik Horneland a tenu un discours fort après la nouvelle contre-performance de l’ASSE. Une déclaration qui sonne comme un aveu d’échec et qui confirme que sa position sur le banc stéphanois est plus que jamais fragilisée. Analyse dans le dernier Sainté Night Club.
Les résultats de l’ASSE sont loin des attentes. Les Verts stagnent, et les signaux d’alerte se multiplient. Une réunion avec les dirigeants annonçait un futur limogeage. Mais le coach norvégien aurait été maintenu faute de mieux. Aujourd’hui, Horneland reste en poste… mais sous haute tension.
Et surtout, il ne masque plus rien. Sa déclaration après la rencontre est sans ambiguïté. "Cette équipe ne progresse pas. Nous avons bien démarré le championnat, mais depuis plusieurs mois, nous n’y sommes plus. Il y a beaucoup de problèmes."
Pour Hervé, chroniqueur pour Peuple Vert, cette déclaration marque un tournant dans la communication du coach : "Jusqu’ici, il avait toujours protégé son groupe. C’est la première fois qu’il les met un peu face à leurs responsabilités."
Et de s’interroger : "Est-ce que c’est pour activer un levier qu’il n’avait jamais utilisé jusque-là ? Ou est-ce qu’il sent que c’est perdu d’avance, que le vent tourne contre lui ? Je ne sais pas trop." Reste une lueur d’espoir. "J’ose encore espérer qu’il cherche à provoquer un sursaut. Parce que le progrès d’une équipe, ça passe par le travail du staff, mais aussi par l’attitude et l’envie des joueurs sur le terrain."
Patrick Guillou tient un discours plus sceptique. Pour lui, cette sortie n’est pas isolée. "Il y a quelques semaines déjà, après un match très compliqué, il avait tenu un discours similaire. 'Moi ou un autre'."
Des propos qui, selon lui, traduisent une tentative de mettre la pression sur les dirigeants, mais aussi une forme de désengagement. "Quand un entraîneur commence à dire 'Le recrutement, ce n’est pas moi, voyez avec les dirigeants', c’est qu’il envoie la patate chaude à ceux qui l’ont nommé."
Et Guillou va plus loin. "On n’est pas dans une maison où tout le monde tire dans le même sens. Même entre les joueurs, ça ne respire pas l’harmonie. On est loin du discours qui disait que Horneland était l’entraîneur que toute l’Europe nous enviait."
"Comment Horneland peut-il encore avoir de l’autorité ? Il est en sursis", poursuit Patrick Guillou. Il va être attendu au tournant et il y aura la pression interne, celle des joueurs, celle des supporters."
Et, contrairement à l'après Dall Oglio, aucune solution de remplacement n’est prête. "À l’époque, ils avaient Huard pour assurer l’intérim. Là, il n’y a rien. Et plutôt que d’expliquer clairement la situation, on nous vend autre chose."
Il dénonce une stratégie de communication bien huilée mais déconnectée du terrain. "La semaine dernière, on nous annonce la signature d’une pépite de 17 ans. Avant ça, un nouveau sponsor. À chaque fois qu’il y a un souci, on sort une info qui enjolive le quotidien. C’est du storytelling pour masquer les problèmes. Et ça passe."
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