OnzeMondial
·8 août 2026
Benatia démonte "la médiocrité" à l'OM et révèle que De Zerbi voulait partir bien plus tôt !

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·8 août 2026

Medhi Benatia a littéralement sorti la sulfateuse et a révélé une médiocrité ambiante à l'OM. Il avoue aussi que Roberto De Zerbi voulait claquer la porte bien avant février.
Medhi Benatia sort la sulfateuse. Dans un entretien accordé à France Football, l'ancien directeur du football de l'Olympique de Marseille a démonté la médiocrité qui y règne : "Elle est encore présente. Pas comme avant, mais elle est malheureusement bien ancrée. J'ai demandé qu'on applique ce que j'avais vu en Italie, en Allemagne, de la discipline sur des principes de vie, des horaires. Mais le bâtiment (à la Commanderie) est tellement rempli de médiocrité. Là-bas, être le meilleur ami du joueur est plus important que faire respecter les règles. Avec Roberto (De Zerbi), on a essayé de lutter contre ça. Mais même lui n'en pouvait plus et a préféré partir (en février dernier). J'espère que les gens en poste ont cette envie d'assainir. Avec Genesio, ils ont ramené un très bon coach. Greg (Lorenzi, directeur sportif)a prouvé à Brest. Et j'espère qu'on verra éclore des jeunes de la formation, où Titou Hasni (directeur du centre) fait un travail monstrueux. Je redeviens supporter, avec le droit de payer mon ticket et d'aller au stade" a-t-il déploré.
Le tout avant de démonter à nouveau les joueurs : "Là où on a failli, et c'est notre responsabilité, à moi et aux coaches, c'est sur la mentalité, faible, catastrophique. Ils ont choisi leurs matches. Super à Madrid (1-2, 16 septembre 2025 en C1), alors qu'ils se connaissent depuis trois jours. Bergame à domicile (0-1, 5 novembre 2025), tu ne fais pas trois passes. À Bruges (0-3, 28 janvier), c'est une humiliation. Le Nantes de cette saison était le plus faible depuis que je regarde la L1, ils nous ont pris six points (0-2, 0-3). Inadmissible. À Lorient (0-2), eux ne jouent plus rien, c'est une faute professionnelle. Deux points de plus et une qualification en C1, on fait la fête, c'est top, stable. L'avenir de ce club était dans nos mains. Et quand je parle, j'y serais allé un peu fort ? Les joueurs, faut pas toucher. J'ai été joueur, je sais ce que c'est, j'ai aussi bénéficié de ça. Non, désolé. C'est l'accumulation. J'ai vu les vidéos des joueurs en Côte d'Ivoire (en stage d'avant-saison cet été) qui dansent, chantent. Demandez à McCourt s'il a envie de chanter. Je ne suis plus à l'OM mais je ne suis pas parti à l'autre bout du monde travailler, me cacher. En ville, on me dit : "On est dégoûtés, qu'est-ce qu'il s'est passé ?""
Le Marocain a ensuite fait des révélations sur le départ de Roberto De Zerbi, qu'il n'a pas essayé de retenir : "Après Paris, non. En début de saison, après Lyon (0-1, 31 août 2025), il était furieux et voulait déjà partir. Je lui avais dit : "Calme, on va y arriver." Le lendemain, on fait Aguerd, Emerson, Pavard, et il est content. Mais à la fin, moi-même j'étais à bout. Et quand je parlais aux joueurs, "non, on l'adore le coach". "Comment ça, tu l'adores ? Tu ne l'écoutes pas !" Donc après Paris, je lui ai dit : "Tu peux partir. C'est notre échec, je pars avec toi.""
Un coach qui reste tout de même sa plus belle réussite à l'OM : "Le Bayern Munich, Manchester United l'avaient appelé. Joueur, il se prenait pour Chris Waddle qu'il aimait beaucoup. Du coup, il a toujours éprouvé une attirance et du respect pour l'OM. Il m'a dit : "Le club m'avait contacté par le passé mais ça ne m'avait pas tenté. Là, t'as réussi à me rentrer dans la tête." Très fier aussi d'avoir convaincu un top joueur comme Adrien Rabiot (en septembre 2024), même si ça ne s'est pas fini comme on voulait. Joueur monstrueux."
Un épisode avec Jonathan Rowe sur lequel il est d'ailleurs revenu : "Les gens ne veulent pas comprendre. L'autorité du vestiaire, c'est De Zerbi. Lui est arrivé en essayant d'appeler au calme. Et ça s'envenime rapidement. La décision (de se séparer des deux joueurs), on l'a prise tous ensemble. Le coach nous a dit : "Mais comment je fais maintenant dans le vestiaire ? Demain je peux parler et le joueur il parle à côté ? Ils vont se foutre sur la gueule, moi je suis là..." Quand tu connais l'homme, impossible. C'est comme si moi, dans mon bureau, j'ai deux scouts qui se foutent sur la gueule. Je me lève, demande d'arrêter et ça continue. Le lendemain, je les vire les deux. Vous ne m'écoutez pas quand je parle ? Je sers à quoi ? Je suis ton supérieur. Quand il y a une réunion à 11 heures, les joueurs doivent attendre dans la salle à 10h55. Et l'entraîneur arrive à 59. C'est trop demander ? S'il ne faut plus de règles, les laisser jouer à la Play, arriver en claquettes, la casquette et tout, bon bah OK, peut-être..."
Enfin, il a conclu sur le choix Habib Beye : "Aujourd'hui non (ce n'était pas le bon), mais au moment où on le fait... Pas un entraîneur ne vient à l'OM pour quatre mois. On part sur un contrat de dix-huit, sinon le vestiaire va le voir comme un intérimaire, mais accord entre le club et ses agents - si on finit quatrièmes c'est comme ça, cinquième c'est comme ça -, chacun connaît sa mission et son objectif. Le but est de se qualifier en Ligue des champions et gagner la Coupe de France. Habib, on ne peut pas lui enlever son attachement à l'OM. À ce moment-là, tu ramènes qui, Xabi Alonso ? Quand tu perds Rabiot, tu sais que tu ne trouveras pas plus fort. Quand tu perds De Zerbi, tu sais que tu ne retrouveras pas un entraîneur comme lui."
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