Caïazzo : "Le mouvement ultra, je l'ai vite compris" | OneFootball

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·28 juin 2026

Caïazzo : "Le mouvement ultra, je l'ai vite compris"

Image de l'article :Caïazzo : "Le mouvement ultra, je l'ai vite compris"

Dans l'interview qu'il a accordé au podcast Dessous de Verts, Bernard Caïazzo s'est longuement exprimé sur les supporters stéphanois. Il évoque notamment les ultras avec qui les relations ont été tendues notamment les dernières années.

Bernard Caïazzo : "Je n’ai jamais regretté d’être venu. Le mouvement ultra je l’ai vite compris, mon fils a mis les pieds à Geoffroy-Guichard, il avait quatre ans. Il est piqué aux Verts comme on ne peut pas l’imaginer. Il a des tatouages pour les Verts, il fait six heures de bus pour aller à Saint-Étienne tout seul, depuis l’âge de 14 ans. Quand on perd un match, il est hors de question d’aller dîner ensuite, il reste dans sa chambre cloîtré. Il le vit d’une façon extrêmement intense. Il va dans les Kops, c’est un grand moment de bonheur pour lui. Quelque part, avec l’ASSE, j’ai donné à mon fils une passion, une raison d’être. Il m’a fait comprendre le mouvement ultra. 


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Quand je parle de religion : ces garçons et ces filles, je ne pourrai jamais les critiquer, parce qu’ils vivent pour le club. Quoiqu’ils pensent de moi, quoiqu’ils disent, je l’accepterai car ils sont tellement respectables, tellement fantastiques. De l’intérieur, je comprends avec mon fils, pendant une semaine, après la descente de 2022, il a refusé de me parler, il me disait « papa, c’est de ta faute ». Il m’a responsabilisé et je le comprenais : c’est nous qui recrutons le coach, c’est nous qui recrutons le directeur sportif. S’il fait 60M€ de recrutement à jeter au panier, c’est aussi ma responsabilité. C’est un élément très important d’accepter sa responsabilité. Aujourd’hui je suis quelqu’un qui est extrêmement supporter des supporters ultras. Je pense sincèrement que quand on dit que Geoffroy-Guichard est l’un des plus beaux stades du monde, c’est quand même en grande partie grâce à eux et il faut les remercier. Même si on n’aime pas le football, on peut aller à Geoffroy-Guichard grâce à l’ambiance qui existe, même si on n’est pas football et ça c’est rare. Il faut les respecter pour ça et les remercier."

Bernard Caïazzo s'exprime également sur la pyrotechnie : "À partir du moment où c’est possible dans d’autres pays… Je pense que la France devient un pays, pas seulement au niveau du football, pas seulement au niveau des supporters, où il y a une absence énorme de libertés. Le code du travail en France c’est 2000 pages, dans d’autres pays c’est 200 pages. (…) On veut sans cesse reformer. On peut régler le problème des fumigènes, comme le font des pays étrangers. On pourrait dire aux stades où ça se passe bien, vous avez le droit aux fumigènes mais attention, au moindre incident, vous n’aurez plus de fumigènes pendant une ou deux années. Une sorte de pacte, d’accord avec les supporters."

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