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·3 juin 2026
CDM 2026 - Zoom sur la Bosnie-Herzégovine : le dernier tour de piste du légendaire Edin Džeko

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·3 juin 2026

Découvrez notre preview sur la Bosnie-Herzégovine pour cette Coupe du Monde 2026.
Il y a des qualifications qui valent presque un titre. Celle de la Bosnie-Herzégovine pour ce Mondial en fait partie. Après avoir plusieurs fois manqué de peu des tournois majeurs, les Bosniaques ont pu disputer leur première Coupe du Monde de leur histoire en 2014, sans parvenir à passer le premier tour. Douze ans plus tard, les voilà de retour, et le chemin pour y arriver s’est avéré très périlleux. Ils ont dû éliminer le Pays de Galles (1-1, 2-4 tab) puis l’Italie (1-1, 4-1 tab) en barrages, les deux fois aux tirs au but. Dans le groupe B face à la Suisse, le Canada et le Qatar, la Bosnie dispose sur le papier d’un tirage abordable pour franchir ce premier tour qui lui échappe depuis toujours, surtout avec la règle des meilleurs troisièmes. Autour du capitaine Edin Džeko, elle s’appuie sur un mélange d’expérience et de jeunes talents. Un pays de 3,1 millions d’habitants s’apprête à vibrer au rythme d’une équipe qui ne lâche jamais rien.

⭐️⭐️
Barème :
⭐️ Ne devrait pas passer le 1er tour⭐️⭐️ Peut se qualifier en phase à élimination directe⭐️⭐️⭐️ Peut passer plusieurs tours⭐️⭐️⭐️⭐️ Sérieux outsider⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ Favori à la victoire finale
Gardiens de but : Nikola Vasilj (Sankt Pauli, ALL), Martin Zlomislic (Rijeka, CRO), Osman Hadzikic (Slaven Belupo, CRO)
Défenseurs : Sead Kolasinac (Atalanta, ITA), Amar Dedic (Benfica, POR), Nihad Mujakic (Gaziantep, TUR), Nikola Katic (Schalke 04, ALL), Tarik Muhamerovic (Sassuolo, ITA), Stjepan Radeljic (Rijeka, CRO), Dennis Hadzikadunic (Sampdoria, ITA), Nidal Celik (Lens, FRA).
Milieux de terrain : Amir Hadziahmetovic (Hull City, ANG), Ivan Sunjic (Paphos, CHY), Ivan Basic (Astana, KAZ), Dzenis Burnic (Karlsruhe, ALL), Ermin Mahmic (Slovan Liberec, TCH), Benjamin Tahirovic (Bröndby, DAN), Amar Memic (Viktoria Plzen, TCH), Armin Gigovic (Young Boys, SUI).
Attaquants : Kerim Alajbegovic (RB Salzbourg, AUT), Esmir Bajraktarevic (PSV Eindhoven, PYB), Ermedin Demirovic (Stuttgart, ALL), Jovo Lukic (Universitatea Cluj, ROU), Samed Bazdar (Jagiellonia Bialystok, POL), Haris Tabakovic (Borussia Mönchengladbach, ALL), Edin Dzeko (Schalke 04, ALL)
Edin Džeko (Schalke 04) : Il y a des joueurs qui incarnent un pays à eux seuls. Džeko est de ceux-là. Avec 148 sélections et 73 buts en équipe nationale, le capitaine bosniaque est le symbole vivant d’une nation qui a mis des décennies à exister sur la scène mondiale. À 40 ans, il fait partie de ce club fermé, avec Cristiano Ronaldo et Luka Modric, des joueurs de champ à disputer cette Coupe du Monde après avoir passé la quarantaine. Passé par Manchester City, la Roma et l’Inter avant d’atterrir à Schalke 04, en janvier dernier, il vient tout juste de décrocher le titre de champion de 2. Bundesliga avec la formation allemande. Lors de la demi-finale de barrage contre le Pays de Galles, il a inscrit de la tête le but de l’égalisation en fin de match avant que les siens ne s’imposent aux tirs au but (1-1, 2-4 tab), et qu’ils éliminent ensuite l’Italie le 31 mars dernier. Un match auquel il a participé, jouant les 120 minutes, jusqu’à se sacrifier puisqu’il s’est blessé à la clavicule en fin de prolongation, se retrouvant dans l’incapacité de tirer son tir au but. Preuve que Džeko donne tout sur le terrain pour son pays. Ce Mondial sera très certainement le dernier chapitre d’une légende.
Sergej Barbarez : Le natif de Mostar a passé près de vingt ans comme l’un des buteurs les plus réguliers de la Bundesliga (93 buts), battant, en 2008, le record du nombre d’apparitions pour un joueur étranger dans l’élite du football allemand (330 matchs). Puis, une fois sa carrière de joueur terminée, il a discrètement disparu du monde du football pour réapparaître sur le circuit des joueurs de poker professionnel, comme si de rien n’était. Quatorze ans après l’obtention de sa licence d’entraîneur et sans la moindre expérience sur un banc, il reçoit en avril 2024 l’appel de la fédération bosnienne pour prendre la tête de la sélection. Le pari est risqué. Il s’avère gagnant. Il construit rapidement une équipe autour de valeurs simples : la conviction et le caractère, restant calme sous la pression lors des matchs à enjeux élevés contre des équipes comme l’Italie. Barbarez a passé sa vie à surprendre. Il compte bien continuer.








































