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·22 février 2026
« Il s’est reproché le but » : Robin Risser secoué par Monaco sous les yeux de Franck Raviot, une soirée à oublier

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·22 février 2026

Bien malheureux, hier soir, Robin Risser. Le gardien lensois, habitué aux clean sheets et aux prestations de haut vol, a encaissé trois buts en dix minutes face à l’AS Monaco. Un peu abandonné par sa défense, le jeune portier de 21 ans a surtout manqué l’occasion de marquer des points devant l’entraîneur des gardiens de l’équipe de France, venu l’auditionner à Lens depuis les tribunes avant le prochain rassemblement.
On rembobine. Ces dernières semaines, le nom de l’Alsacien apparaît ici et là, dans l’idée de le voir bientôt coucher sur la liste des 23 de Didier Deschamps. On le sait, les habituels appelés ne sont pas forcément en forme à quelques mois du Mondial. Et puis, Franck Raviot, entraîneur des gardiens de la sélection, s’est lancé dans une petite tournée des stades pour observer tour à tour Mike Maignan, Jean Butez et … Robin Risser hier soir à Bollaert.
Avant la rencontre, le jeune gardien du Racing avait confié à beIN Sports : « Si on m’avait dit il y a un an que je serais dans les petits papiers du sélectionneur à quatre mois de la Coupe du monde. C’est flatteur […] Je ne fais pas attention à ce qui peut se dire. » Mais peut-être la pression du moment était-elle trop forte au moment de convaincre sous les yeux de ce recruteur premium ?
La première période a été sérieuse. Mais à l’heure de jeu, tout a dégringolé. Une main trop molle pour tenter de repousser la frappe de Balogun (2-1, 62e). Puis Ansu Fati a laissé la paire Ganiou – Celik se chamailler le ballon dans les airs pour aller lober Risser dans la foulée (2-3 72e). Le gardien s’est rageusement pris la tête à deux mains après coup, agacé par la tournure des événements.

Mais de Pierre Sage à Malang Sarr en passant par Matthieu Udol, il était hors de question de mettre la responsabilité de cet échec sur les seules épaules de Risser. « Avant ça, pour moi, on ne doit pas perdre la balle dans notre camp de cette manière, souligne Pierre Sage. Ensuite, ça crée une opportunité à notre adversaire, qui l’a saisie, qui se retrouve dans la surface et qui frappe. Mais au vu de l’arrêt qu’il a fait en première mi-temps, disons que la balance est presque équilibrée. »
« Je pense qu’on a tous fauté sur ce match-là, résume Malang Sarr. Parce qu’au final, ce sont trois points qu’on perd. Donc je ne pense pas qu’il y ait de gens à pointer du doigt. On fait des prestations où il y a très peu d’erreurs et très peu de choses à nous reprocher. Donc forcément, quand il y a quelque chose qui va mal se passer, on va être pointés du doigt tout de suite. Avec Robin, on s’est parlé sur le premier but. Parce qu’on se comprend. Il s’est reproché le but, je me suis reproché le but aussi. Donc c’est comme ça qu’on fonctionne. Et je pense qu’on a cette mentalité-là. Les joueurs ont l’habitude de ça. Je ne pense pas que ce soit quelqu’un qui a mis la pression ou qui va l’accabler. Je pense qu’il a un mental d’acier, et cet épisode va le forger encore plus. »
Pour Matthieu Udol, cette contre-performance ne remettra certainement pas tout en cause. « Je pense qu’il s’en veut sur le premier but. Je sais qu’il va se servir de ça pour nous faire gagner des points une prochaine fois. Peut-être qu’il peut s’en vouloir, c’est normal, mais nous, on ne lui en veut pas parce qu’on a fait aussi des erreurs sur le terrain. C’est une défaite collective. »
Propos recueillis par Eloïse De Mester et Christophe Schaad au Stade Bollaert-Delelis.
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