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·17 mars 2026
"Je suis marseillais mais s'il faut choisir entre l'OM et l'ASSE ? Je prends Saint-Étienne"

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Yohan Mollo a accordé une longue interview au média Capté. L'occasion de revenir sur ses galères mais aussi sur ses joies. Des joies qu'il a connu à l'ASSE. Extraits.
Yohan Mollo, ex-ASSE : "Saint-Étienne ? Cette période de ma vie, c’est la compétitivité. Il n’y a pas de choix extra-sportif. Galtier vient clairement et dit : le meilleur joueur va jouer sur le terrain. Vous allez vous battre, le meilleur joue. Et quand c’est comme ça, moi, j’aime trop. Quand je sais qu’il y a une justice, je sais que je vais exister parce que je suis trop tenace, parce que je sais qu’il suffit que tu me donnes la moitié d’une opportunité, je vais la saisir.
Le Stade de France avec l’ASSE en 2013 ? Honnêtement, du plaisir. Du plaisir de partager ça avec les supporters parce que, quand on te dit que ça fait je ne sais pas combien d’années que le club n’a pas gagné de trophées… Pour tout le monde, c’est une satisfaction. Pour les passionnés qui, depuis plusieurs années, attendaient un moment comme ça de leur équipe, vivre un moment comme ça, je pense que ça a procuré énormément de joie. Donc oui, ça fait plaisir.
En finale de Coupe de la Ligue ? Je regarde à droite, mais je vois Romain Danzé. Au dernier moment, je change mon appui, j’intercepte et je décale Aubameyang. Il centre pour Brandao… et but."
Yohan Mollo, ex-ASSE : "Mon arrivée à l’ASSE ? Avant, je suis à Nancy. J’ai une altercation avec Jean Fernandez. Il était un peu bizarre avec moi. Je suis prêté à l’ASSE. Premier match, on joue contre Toulouse. Quand je suis sur le terrain, l’ambiance est tellement impressionnante que personne ne l’a remarqué. Mais à un moment donné, je regarde mon maillot et je me dis : je suis avec eux, là. Il n’y a pas un mois, j’ai vécu un enfer parce que j’étais sur le banc. Et là, je suis avec eux et je marque. Et quand je marque, le stade fait comme une vague vers le bas. Et honnêtement, je me dis : wow. Là, c’est un autre calibre. Une autre exigence. C’est là que tu comprends qu’il y a des joueurs qui jouent le maintien et d’autres qui jouent l’Europe."
Galvanisé par Geoffroy-Guichard ? De fou. Tout le monde sait que moi, je ne suis pas un mec qui tremble. J’aime quand ça brûle. Et l’atmosphère était faite pour moi. J’avais toujours ce besoin de rendre la confiance et aussi de me mettre à leur place en me disant : si un supporter portait le maillot, qu’est-ce qu’il ferait sur le terrain ? C’est pour ça que je n’ai jamais compté mes efforts et que je me suis toujours donné à 115 %.
Une ambiance chaude qui m’a marqué à Geoffroy-Guichard ? Le Saint-Étienne - Lyon. Franchement, celle-là, elle était pas mal. Elle était vraiment pas mal."
Yohan Mollo, ex-ASSE : "Sur l’ensemble de la saison, je finis à 8 buts et 13 passes. J’étais à mon prime. J’ai découvert que pour devenir meilleur, il faut jouer avec des joueurs meilleurs. Quand tu joues avec des joueurs plus forts, automatiquement tu deviens plus fort. Tu restes dans ton registre. Tu te préoccupes moins de tes manques. Tu restes dans ta zone et tu fais ce qu’on te demande de faire. Parce que le mec à côté, dans sa zone, il fait son job. Et il le fait à merveille.
L’été 2013 ? Dans ce mercato, je ne sais pas combien d’équipes sont intéressées par moi. Encore une fois, c’est un problème d’argent. Et tu ne maîtrises pas tout. Mais je sais que oui, c’était le meilleur moment pour passer un cap. Il y avait le Bayer Leverkusen, l’Olympiacos, Marseille. Mais on ne vit pas avec des si."
Yohan Mollo, ex-ASSE : "Qu’est-ce que je garde de Saint-Étienne ? Je dirais de l’amour. Pas de la sympathie, mais de l’amour. C’est vraiment un club que je porte dans mon cœur. Je suis Marseillais, mais quand tu vas me demander de choisir entre Marseille et Saint-Étienne, je le dis fort : je prends Saint-Étienne. Je n’ai pas cette fibre marseillaise à toute épreuve. En fait, ça s’est toujours bien passé parce que j’étais dans une période où on avait de bons résultats. Donc ça ne pouvait que bien se passer. Et aussi parce que les supporters voyaient que l’équipe se donnait, qu’il n’y avait pas de regrets. Même quand on perdait, personne ne comptait ses efforts."
Yohan Mollo, ex-ASSE : "Mes amitiés dans le foot ? Il y a Julien Janvier et Joshua Guilavogui. Honnêtement, ces deux-là, jusqu’à la fin de ma vie, ils seront dans mon cœur. Ce sont deux joueurs qui ont répondu présents. Et vu que je suis quelqu’un qui a du cœur, ce sont vraiment ces deux personnes. Dans 10 ans, dans 20 ans, s’ils ont besoin de moi, je serai toujours là. J’ai connu énormément de joueurs, mais ces deux-là, pour moi, sont au-dessus."
Yohan Mollo, ex-ASSE : "Allan Saint-Maximin ? Aujourd’hui, c’est un père de famille. Il a pris du plomb dans la tête. Aujourd’hui, il fait les choses bien et je lui souhaite énormément de bonheur. C’est juste qu’au début, quand il est arrivé à Saint-Étienne, il avait des codes différents des nôtres. Je pense que ça a marqué le début d’une nouvelle génération. Pour nous, d’une génération d’avant, c’était perçu différemment. Aujourd’hui, franchement, je suis très content de sa réussite. Très content de ce qu’il a fait dans le football. Je lui souhaite énormément de bonheur et j’espère qu’il partagera son expérience et sa bienveillance avec la génération d’après."









































