Calciomio
·21 avril 2026
« J’espère que cette fois-ci, ce ne sera pas pour faire semblant » : le plus haut gradé du sport italien sceptique sur la situation du football italien

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·21 avril 2026

Le ministre des Sports et de la Jeunesse, Andrea Abodi, a livré un diagnostic sévère du football italien lors de l’événement Il Foglio a San Siro organisé par le quotidien Il Foglio. Entre appel à la réforme, critique du système et constat d’un retard structurel, il estime que le pays est à un tournant.
Sur l’état général du sport italien, il commence par une mise en perspective : « Notre sport est gagnant du point de vue des compétitions et de l’organisation », rappelle-t-il, soulignant que « toutes les disciplines sont en croissance » et qu’il « n’existe plus de sports mineurs ». Mais pour le football, le constat est plus préoccupant : « Il n’existe pas de recette magique, même pour le football », et surtout « la vérité est que le système n’arrive pas à reproduire les situations qui ont permis à d’autres pays de se développer ».
Concernant la Nazionale et son absence en Coupe du monde, Abodi insiste sur un problème de fond : « Si nous ne sommes pas allés au Mondial, ce n’est pas parce que nous avons manqué des penalties, mais parce que nous n’avons pas fait notre examen de conscience ». Il ajoute que le football doit retrouver son équilibre : « Il doit rester une discipline avec un rôle social et éducatif ».
Sur la gouvernance, il rejette l’idée d’une solution simple incarnée par une seule personne : « Plus qu’un président, nous devons trouver une unité d’intentions ». Et il se montre sceptique sur la situation actuelle : « Je peux penser qu’en changeant de président on résout les problèmes ? J’ai des doutes ». Il rappelle aussi : « Cela fait 17 ans que nous discutons ».
Abodi insiste également sur la responsabilité collective : « Chacun a une part de responsabilité, nous devons nous asseoir autour d’une table et trouver des solutions ». Il met en garde contre les blocages institutionnels : « Ce système a démontré qu’il ne sait pas répondre à toutes les exigences ».
Enfin, sur les infrastructures, il pointe le retard italien mais salue les initiatives en cours : « Je remercie Milan et l’Inter pour leur investissement, qui n’en est qu’à ses débuts ». Et il conclut sur la nécessité d’un changement de méthode : « Il n’y a pas de formule magique… j’espère que cette fois-ci, ce ne sera pas pour faire semblant ».









































