Le Journal du Real
·16 février 2026
La clause secrète de Mourinho au Portugal qui pourrait tenter le Real Madrid

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·16 février 2026

Et si le destin de José Mourinho recroisait une nouvelle fois celui du Real Madrid ? L'histoire entre le technicien portugais et la Maison Blanche a toujours été faite de passion, de ruptures et de rendez-vous manqués. Aujourd'hui, derrière les retrouvailles européennes très attendues avec le Benfica Lisbonne en barrage de la Ligue des Champions, se cache une réalité contractuelle méconnue qui pourrait bouleverser le prochain mercato estival.
En effet, Mourinho possède une option lui permettant de partir librement de son club actuel cet été. Le timing de cette révélation interpelle forcément tous les observateurs du football espagnol. Alors que le Real Madrid s'apprête à affronter Benfica dans une double confrontation sous haute tension, le nom de José Mourinho refait surface avec insistance dans l’environnement médiatique du club.
Ce regain d'intérêt ne s'explique pas seulement pour des raisons purement sportives liées à l'enjeu du match, mais bien à cause d'une subtilité juridique insérée dans son bail portugais, qui pourrait rebattre les cartes sur le marché des entraîneurs.
Selon les informations dévoilées récemment, José Mourinho peut quitter Benfica sans la moindre indemnité de transfert dans les dix jours suivant la fin officielle de la saison. C'est une opportunité extrêmement rare pour un entraîneur de ce calibre mondial, dont les rachats de contrat se chiffrent habituellement en dizaines de millions d'euros.
Cette clause spécifique le place automatiquement sur le marché des transferts et le propulse donc directement dans le radar potentiel de plusieurs grands clubs européens en quête de leadership et de certitudes sur le banc. Dans un contexte madrilène encore particulièrement fragile après la transition mouvementée entre Xabi Alonso et Álvaro Arbeloa, cette possibilité intrigue fortement la direction, comme le souligne le quotidien AS.
Le vestiaire a déjà montré à maintes reprises qu’il pouvait peser lourdement dans certaines décisions stratégiques, et la gestion des ego au sein du groupe reste un enjeu majeur pour l'avenir à court terme. L’ombre de Mourinho, mondialement connue pour son autorité naturelle et sa capacité à reprendre le contrôle total d’un collectif en perdition, plane donc très naturellement sur la capitale espagnole.
D’autant que le dernier affrontement direct face au coach lusitanien n’est vraiment pas passé inaperçu dans les bureaux de Valdebebas. Lors du duel de la phase de groupes en janvier dernier, le "Special One" avait donné une véritable leçon tactique à Álvaro Arbeloa. En neutralisant complètement l'armada offensive espagnole, il a confirmé qu’il restait un entraîneur de tout premier plan, capable de sublimer ses équipes de manière pragmatique, même dans des contextes compliqués ou face à des adversaires sur le papier bien supérieurs.
Cette démonstration de force a rappelé à la direction que l'expérience du très haut niveau ne s'achète pas. Si Arbeloa incarne la jeunesse et l'ADN du club, il souffre encore de la comparaison avec les monstres sacrés du banc de touche lors des grandes soirées européennes. Savoir que le bourreau d'hier pourrait potentiellement être disponible gratuitement dans quelques mois ajoute une pression supplémentaire sur les épaules du jeune entraîneur espagnol, contraint de prouver sa valeur lors de ce barrage décisif d'accès aux huitièmes de finale.
Pour autant, un retour retentissant au Real Madrid est encore très loin d’être acté à l'heure actuelle. José Mourinho se sent particulièrement bien à Lisbonne, une ville qui lui offre un cadre de vie idéal. Son quotidien actuel lui permet de se rapprocher de sa famille et de construire sereinement un projet sportif à son image, avec le soutien inconditionnel de sa direction.
En interne, du côté de la Luz, l’idée première est d’ailleurs de poursuivre l’aventure à long terme et de continuer à renforcer l’équipe première selon ses principes de jeu caractéristiques. Mais dans l'industrie du football, et encore plus lorsqu'il s'agit du technicien lusitanien, certaines portes ne se ferment jamais totalement.
Et celle de la Maison Blanche reste tout à fait spéciale à ses yeux. Mourinho n’a d'ailleurs jamais caché son profond attachement au club merengue. « J’ai été très proche de retourner au Bernabéu récemment », confiait-il encore il y a quelques semaines à la presse, preuve indéniable que le lien affectif et professionnel n’est jamais totalement rompu entre les deux parties.
Même si les contacts directs avec Florentino Pérez se sont logiquement raréfiés ces dernières années, une rencontre informelle entre les deux hommes de poigne semble inévitable en marge de cette double confrontation européenne. Dans un club de cette dimension où tout peut aller très vite en cas de crise de résultats, une simple discussion peut parfois suffire à faire basculer un avenir.
Aujourd’hui, la priorité absolue de la direction reste officiellement de stabiliser le projet mené par Álvaro Arbeloa. Mais dans les coulisses, l'existence de cette clause agit comme une variable imprévisible. Car si une chose est historiquement sûre, c’est qu’un appel de Florentino Pérez ne laisse jamais José Mourinho indifférent. Et l'inverse est tout aussi vrai.
Bruno DE OLIVEIRA









































