« La Juve n’avait pas besoin d’être aidée par les arbitres » : les confessions d’un ancien haut dirigeant du football italien | OneFootball

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·28 avril 2026

« La Juve n’avait pas besoin d’être aidée par les arbitres » : les confessions d’un ancien haut dirigeant du football italien

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«Calciopoli n’a rien enseigné de spécifique. Mais elle a confirmé un principe : il ne faut jamais se distraire, ce qui est d’ailleurs une règle de vie. L’expérience tirée de cette affaire, c’est que même quand quelque chose fonctionne, cela doit de toute façon s’arrêter après un certain temps. Je pense aujourd’hui à la question de l’arbitrage. Dès qu’on élit le nouveau président de la FIGC, il faudra décider s’il faut ou non une réforme. Quelle que soit la formule adoptée, il est bon de la changer après 4 ou 5 ans. »

L’ancien président fédéral Franco Carraro, dans une interview à Lapresse, revient sur cette affaire dont il avait été blanchi en 2009 de l’accusation de fraude sportive.


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« Le football, périodiquement, connaît ce type d’affaires, cela existe depuis les années 80. Il serait utile que l’organe de contrôle fasse des vérifications aléatoires sur les personnes. Il faut toujours se rappeler que les juges sportifs n’ont pas les écoutes téléphoniques, ils ne peuvent pas suivre les gens. Il faudrait étudier une collaboration entre les organes de justice pour renforcer les contrôles et créer de la vigilance. »

Il poursuit sur l’arbitrage : « Même si le championnat 2003/04 s’était globalement bien déroulé, à mon avis le désignateur arbitral est un peu comme un magistrat du parquet : après 4 ou 5 ans, il faut le changer. J’ai demandé à rencontrer l’arbitre Pierluigi Collina en toute confidentialité. Je lui ai proposé d’arrêter cette même année et de devenir désignateur. Il a refusé. Je n’ai rien fait ensuite. »

« Des années plus tard, j’ai découvert dans une émission que Collina en avait parlé à Meani (responsable arbitres du Milan à l’époque), qui l’avait ensuite rapporté à Bergamo et Pairetto. À ce moment-là, ils ont pensé s’appuyer sur Moggi. J’ai eu tort, j’aurais dû les changer de toute façon. »

Sur la Juventus, il ajoute : « Je ne juge pas les décisions sportives ou judiciaires, mais la Juventus était une équipe très forte et n’avait même pas besoin de deux ou trois aides, même si elles ont existé. Je me souviens d’un penalty accordé contre la Roma pour une faute limite dans la surface. Cette équipe a ensuite gagné la Coupe du monde 2006. »

Enfin, sur Luciano Moggi : « La vérité est que Moggi, qui connaît le football, aimait être le Richelieu de la situation, c’était son caractère. Il y a eu des violations réglementaires, mais tout est parti de ce que j’ai raconté. C’était une histoire de pouvoir arbitral. »

Il conclut : « Mes démissions n’étaient pas un geste réparateur. J’ai eu la chance de garder mon sang-froid même dans les moments difficiles. »

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