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·9 avril 2026

L'OL plus que jamais face à ses limites

Image de l'article :L'OL plus que jamais face à ses limites

Embourbé dans un cycle de neuf matchs sans victoire, l'OL n'arrive pas à sortir la tête de l'eau. Des limites du moment très, très visibles et pénalisantes.

La période est très mal choisie pour cela, mais finalement, l'OL affiche aujourd'hui le visage qu'on aurait pu attendre de lui en début de saison. Lorsque des noms "inconnus" remplaçaient Alexandre Lacazette, Georges Mikautadze, Rayan Cherki ou encore Nemanja Matić et Thiago Almada. Mais très vite, la mayonnaise a pris, et ce groupe s'est hissé à des hauteurs insoupçonnées, porté par des révélations.

Sauf que tout ça est derrière lui désormais, puisqu'il reste sur neuf matchs sans la moindre victoire, soit presque deux mois. L'Olympique lyonnais marque le pas à quelques mètres du but. Le pire timing possible pour montrer des signes de faiblesse. Même si tout cela était plus ou moins prévisible.


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Physiquement, les coéquipiers de Moussa Niakhaté tirent sur la corde et des blessures ont affecté le rendement de l'équipe. Mentalement, l'édifice paraît au bout du rouleau après avoir couru plusieurs lièvres à la fois. Tout n'est pas fini évidemment, un retournement de dynamique peut encore avoir lieu. Mais, il faudrait que les Rhodaniens montrent davantage que leur terne partition à Angers dimanche dernier (0-0).

Sentiment d'impuissance

Sur cette partie, on a senti l'impuissance globale de l'ensemble des acteurs. "Il y a un manque de talent, d'idées et de personnalité. Aucun joueur ne fait la différence par une course, un tir lointain ou sur coup de pied arrêté, déplore Enzo Reale, ancien de Tola-Vologe. On remarque les limites, ça se ressent. Personne ne se démarque, le jeu est très décousu. Tyler Morton est capable de faire des passes vers l'avant, mais il ne les trouve plus. Les courses de Corentin Tolisso sont plus dures à présent avec tout ce qu'il a donné, et l'apport des latéraux est inexistant. Je vois une forme de lassitude."

Gardien ayant porté les couleurs de l'OL de 1988 à 2005, chez les jeunes puis avec les pros, Nicolas Puydebois ne disait pas autre chose. "La possession et la maîtrise sont satisfaisantes jusqu'au dernier tiers du terrain, mais après, ils manquent de verticalité et de frappes, observe-t-il. Ils auraient pu, en faisant d'autres choix, avec plus de tranchant, mettre hors de position la défense adverse. C'est monorythme, scolaire, notamment Tanner Tessmann et Tyler Morton. Il faut davantage d'apport offensif, des dédoublements..."

Quel plan B désormais ?

Ces défauts peuvent venir d'une usure physique venant impacter la créativité des uns et des autres. Les qualités aperçues précédemment ne pouvant pas avoir disparu du jour au lendemain. "On avait quasiment tout le temps le ballon. Quand nous jouons contre un adversaire très compact, nous n'avons pas de difficultés à arriver dans les derniers 30 mètres, mais après, on a des problèmes pour se créer des situations et marquer, a remarqué Paulo Fonseca après Angers. On a fait un bon match. Il nous fallait prendre un peu plus de risques dans les situations individuelles."

La question maintenant est de savoir si l'Olympique lyonnais a les ressources pour inverser la courbe. Or, peu d'éléments semblent en mesure de souffler le vent de la révolte. "À part Afonso Moreira, qui essaie d'être un peu incisif. C'est le seul à offrir un peu de folie", note Nicolas Puydebois. Face au SCO, le Portugais a néanmoins commencé à perdre en lucidité au fil des minutes. Alors relancer la machine, oui, mais avec quels ingrédients ?

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