CoeurMarseillais
·26 juillet 2026
Mercato OM : Anis Hadj Moussa rejoint le Sporting

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·26 juillet 2026

Il y a des dossiers qui meurent avec les hommes qui les portaient. Anis Hadj Moussa en est l’exemple parfait. Pendant plus d’un an, l’ailier algérien du Feyenoord a incarné l’un des dossiers prioritaires de Mehdi Benatia à Marseille, ce genre de cible que l’ancien directeur sportif suivait avec une insistance presque personnelle. Sauf que Benatia n’est plus là, et avec lui s’est envolée la principale raison d’y croire pour l’OM. Sur le papier, le profil coche pourtant toutes les cases : une saison 2025-2026 aboutie, un bon de sortie acté aux Pays-Bas, et un potentiel qui n’a échappé à personne en Europe.
Mais le football, surtout version marseillaise cet été, se heurte vite à une réalité comptable implacable. Convaincre le Feyenoord suppose de dépasser les 30 millions d’euros, une somme que l’OM ne peut tout simplement plus envisager d’aligner dans le contexte financier qui est le sien. Sans son principal artisan et sans les moyens de suivre, le dossier Hadj Moussa n’a jamais eu la moindre chance de survivre à l’été 2026 du côté phocéen.
Pendant ce temps, à Lisbonne, le Sporting avance ses pions avec une longueur d’avance décisive. La vente de Francisco Trincão à Al-Ahli pour 45 millions d’euros a offert au club portugais une manne financière providentielle, et surtout un successeur à trouver dans l’urgence. Hadj Moussa coche là aussi toutes les cases : le profil parfait pour reprendre le flambeau laissé par Trincao, avec en prime l’argument d’une Ligue des Champions à disputer, quand l’OM ne peut proposer, au mieux, qu’un projet sans lendemain européen garanti.
Ce dossier raconte, en creux, tout ce qui sépare aujourd’hui l’OM des cadors capables de jouer dans la cour des grands transferts. Là où Marseille devait composer avec des prêts assortis d’options conditionnées, le Sporting débarque avec un chèque en poche et une vitrine européenne à faire valoir. Hadj Moussa n’aura sans doute jamais porté le maillot phocéen, mais son cas restera comme un symbole supplémentaire de la nouvelle réalité budgétaire à laquelle Grégory Lorenzi doit désormais s’adapter, dossier après dossier.
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