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·26 avril 2026

OL - Auxerre (3-2) : une victoire en trois actes

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Vainqueur 3-2 d’Auxerre samedi après-midi, l’OL a pourtant dû s’employer malgré une maitrise certaine. La faute à des errements qui auraient pu coûter plus cher.

Mission accomplie. En entendant le coup de sifflet final donné par Ruddy Buquet, les joueurs et le staff de l’OL avaient le sentiment du travail accompli. Est-ce qu’il a été bien fait ? Difficile de répondre positivement à cette question. La formation rhodanienne a "mérité cette victoire" selon Paulo Fonseca, mais tous les ingrédients n’ont pas forcément été au rendez-vous. Ou du moins pas pendant 90 minutes. Ce succès (3-2), si important sur le plan comptable, n’a pas été un long fleuve tranquille sous le soleil de Décines et, sans dire que les Lyonnais sont passés proches de la correctionnelle, ils ont joué à se faire peur. Face au bloc bas qu’allait mettre en place Auxerre, les supporters de l’OL attendaient de voir comment Paulo Fonseca et ses joueurs allaient réagir et surtout réussir à trouver la brèche pour s’éviter un après-midi compliqué.

Une entame de match prometteuse

De retour dans un 4-3-3, la formation rhodanienne a plutôt pris le match par le bon bout. Une possession rapidement à son avantage et la multiplication des courses ont favorisé un jeu plus instinctif et moins contrôlé. Cela n’a pas forcément débouché sur des occasions franches, même si Abner (4e) et Yaremchuk (14e) ont donné des premiers frissons au Parc OL. Sur la première occasion de l’Ukrainien, cela découle d’ailleurs d’un bon pressing de Merah qui profite à Moreira. Les récupérations hautes, gros point fort de cette entame, et qui ont été validées par l’ouverture du score de l’ancien de l’Olympiakos.


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Bis repetita sur le but de Tolisso avec une belle intervention de Tessmann pour lancer Maitland-Niles avec un peu de réussite. "On voulait aller les chercher haut. On a peut-être manqué un peu d’agressivité au début, mais on a bien rectifié, je suis content de ce point de vue", a déclaré Paulo Fonseca. Le Portugais était certainement moins enjoué du visage montré par son équipe une fois l’ouverture du score acquise.

Un but gag et un Tolisso qui fait la différence

Comme souvent avec l’OL, la prise du contrôle du match s’accompagne d’un relâchement ou plutôt d’un jeu qui se dérègle alors que rien n’a changé. À 1-0, les coéquipiers de Moussa Niakhaté n’ont pas vu l'AJA les mettre en danger mais à la pause, il y avait bien 1-1. La faute à "un but gag" sur un coup franc lointain et des errements individuels ayant des conséquences collectives. L’OL se retrouve à se mettre en danger tout seul et, fort heureusement, peut désormais compter sur son banc pour faire la différence.

Comme face à Lorient, avec Endrick et Tolisso, le sang frais apporté a eu un effet bénéfique pour reprendre l’avantage. Le capitaine a encore joué les supersubs pour permettre d’avoir un break d’avance. "Les changements nous ont bonifiés avec ces deux nouveaux buts." À 3-1 à 20 minutes de la fin, tout laissait penser à une fin de match maîtrisée et tranquille.

Deux changements défensifs et une fin de match sous pression

Oui mais voilà. Comme ce qui est souvent reproché à Paulo Fonseca, le Portugais a fait le choix de la prudence avec ce break. Exit Endrick et Yaremchuk et place à Kluivert et Tagliafico. Avec Sulc et Moreira comme seuls offensifs sur le terrain, l’OL n’a plus eu cette maitrise du ballon. Interrogé par nos soins sur ces nouvelles rotations défensives, le technicien s’est justifié en avançant que "Auxerre avait deux, trois opportunités sur notre côté droit. J’ai donc voulu associer Ruben (Kluivert) à Ainsley pour empêcher ça".

Le message a surtout été celui d’une équipe qui acceptait de subir, avec "une défense qui est confortable face à ce genre de situation." Cela a malgré tout fini à devoir jouer avec la boule au ventre avec ce nouveau but casquette. "90 minutes, c'est des momentum, il y a des temps forts et des temps faibles. Forcément lorsqu'ils marquent le but du 3-2, ils vont pousser. Je pense qu'on a très bien géré ce temps additionnel avec 4 minutes gagnées par Afonso (Moreira)", soulignait Moussa Niakhaté. Si elle n’était pas présente en tribune, la sérénité était donc de mise sur le terrain. On se passerait malgré tout de ce genre de scénarios qui peuvent donner des regrets à la fin.

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