CoeurMarseillais
·30 septembre 2026
OM – La guerre s’intensifie entre Ceferin et Infantino

In partnership with
Yahoo sportsCoeurMarseillais
·30 septembre 2026

En lançant que « le football n’a pas besoin d’empereurs », Aleksander Ceferin n’a pas seulement visé Gianni Infantino devant l’assemblée générale de l’EFC : il a choisi son camp, son décor et son moment. Car derrière la formule, c’est bien le bras de fer entre l’UEFA et la FIFA qui vient de changer de nature. On n’est plus dans la friction diplomatique, on est dans le procès d’intention public, à quelques mois d’une élection que le patron de la FIFA espère plier sans trop de bruit.
Le dossier judiciaire donne du poids à la rhétorique. L’UEFA a demandé à la justice de Floride l’accès à des documents liés au projet FIFA Forward Enterprise, et la FIFA a répondu par un courrier de 26 pages où elle accuse l’UEFA de vouloir peser sur le scrutin de 2027. La défense a un air de contre-attaque : présenter l’adversaire comme un candidat déguisé permet de transformer une question de gouvernance en querelle de pouvoir. Or, c’est précisément ce que Ceferin conteste, en rappelant que les dirigeants sont des gardiens du football, pas ses propriétaires.
Le fond du litige, lui, est moins théâtral et plus embarrassant. Le projet, depuis abandonné, prévoyait d’ouvrir à des investisseurs privés une structure adossée à certaines recettes de la Coupe du monde. L’UEFA a laissé la porte ouverte à une plainte pour « gestion déloyale », et plusieurs confédérations réclament désormais une réforme de la gouvernance de la FIFA. Infantino a préféré prendre les devants en proposant une consultation des fédérations membres, une main tendue qui ressemble aussi à une manière de garder la main sur le calendrier des réformes.
Tout se jouera vite : le Conseil de la FIFA examinera ces propositions le 15 octobre, et la date limite de dépôt des candidatures tombe le 18 novembre. À ce jour, l’Italo-Suisse reste le seul candidat déclaré à sa propre succession, ce qui donne à la charge de Ceferin une saveur particulière. Tant qu’aucun rival ne se lève, la critique de l’« empereur » restera un cri sans adversaire. Reste à savoir si le président de l’UEFA veut seulement fragiliser le trône ou s’il prépare, en coulisses, de quoi le disputer.
À lire aussi :







































