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·8 août 2026

OM - Medhi Benatia se confie sur le départ de Roberto De Zerbi

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L’ancien directeur sportif de l’Olympique de Marseille, Medhi Benatia, est longuement revenu sur le départ de Roberto De Zerbi de son poste d’entraîneur, au cours de la saison 2025-2026, après une déroute dans le Classique face au PSG.

Il était celui qui aurait dû ramener l’Olympique de Marseille au plus haut niveau. Arrivé en juin 2024 après avoir fait les beaux jours de Brighton, Roberto De Zerbi est arrivé à l’Olympique de Marseille avec l’objectif de ramener le club au plus haut niveau possible. Après une première belle saison, terminée à la 2e place du classement derrière le PSG et une qualification directe en Ligue des Champions, les feux semblaient être au vert pour l’entraîneur italien et le club phocéen. 


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Pourtant, la saison 2025-2026 viendra absolument tout chambouler et, à l’issue d’une saison marquée par de nombreux problèmes, sportifs mais également extrasportifs, l’Italien de 47 ans décide de quitter son poste en février 2026 juste après la déroute dans le Classique face au Paris Saint-Germain (5-0). 

"On n’a pas su préserver le coach"

Un départ qui entraînera également celui de Medhi Benatia, le directeur sportif du club. Ce dernier s’est d’ailleurs confié sur ce départ soudain, au cours d’un entretien accordé à France Football. " Le départ de Roberto a fait beaucoup de mal. On me dit : "On lui en veut, on y a cru et il nous a lâchés." Non ! Ce n’est pas quelqu’un qui lâche, il se bat. Quand on reçoit Nantes (0-2), il finit sa causerie, il transpire, il a les yeux rouges, il est dans un état second. Même moi en costume j’ai envie de jouer. Sur le terrain, ce que tu vois ne va pas avec son discours : pas une course vers l’avant, pas un duel gagné... Après Bruges, il n’est même pas révolté, je me dis que c’est fini. Il est meurtri. On va à Clairefontaine au vert, je parle avec Kondogbia, Höjbjerg, Balerdi, Aubameyang."On ne peut pas foutre la saison par terre. Le coach est mon ami mais si vous avez un problème avec lui, dites-le, je trouve une solution. Si c’est avec moi, je m’en vais. Si c’est autre chose, je suis là. Mais dites-moi pourquoi vous choisissez vos matches !" "On n’a pas de problème, on ne comprend pas nous non plus, c’est dur." Ils sont partis voir le coach : "Reste, on a besoin de toi." Moi, je lui dis : "Je te comprends, je suis abattu moi aussi. On n’arrive pas à leur donner ce qu’on a à l’intérieur, ce feu. Tu veux faire quoi ?" Il a envie de se battre, on continue. Paris nous en met 5, si t’en prends 9, y a rien à dire. Quand c’était la tempête, on n’a pas su préserver le coach. S’il avait tenu, la fin aurait été différente. Quand il veut partir, je le comprends et lui dis : "Je suis dégoûté, mais tu as raison" a-t-il déclaré.

L’ancien international marocain, excédé par la situation, n’a même pas tenté de convaincre Roberto De Zerbi de rester. "Vous avez essayé de le retenir?" Après Paris, non. En début de saison, après Lyon (0-1, 31 août 2025), il était furieux et voulait déjà partir. Je lui avais dit : "Calme, on va y arriver." Le lendemain, on fait Aguerd, Emerson, Pavard, et il est content. Mais à la fin, moi-même j’étais à bout. Et quand je parlais aux joueurs, "non, on l’adore le coach". "Comment ça, tu l’adores ? Tu ne l’écoutes pas !" Donc après Paris, je lui ai dit : "Tu peux partir. C’est notre échec, je pars avec toi" a-t-il confié. 

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