CoeurMarseillais
·30 septembre 2026
OM – Une statistique joue en la faveur de l’OM

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·30 septembre 2026

Il y a des statistiques qui consolent et d’autres qui accusent. Celle du CIES a un peu des deux pour Marseille. Avec un indice de 76,0, l’OM se hisse au 50e rang mondial des équipes qui imposent le plus leur jeu, sur un panel de 68 championnats. Il est troisième en Ligue 1, derrière le PSG et le Paris FC. Dans un début de saison où les résultats n’ont pas suivi, cette photographie a quelque chose de cruel : elle montre un club qui ressemble enfin à un projet, mais qui n’en récolte pas encore les fruits.
Ce qui frappe, c’est la cohérence du profil. Marseille pointe à 85 sur 100 pour le contrôle du jeu, un score qui dit une équipe patiente, propre dans la circulation et peu encline à subir. L’occupation offensive suit à 75, ce qui confirme que ce contrôle sert à installer l’adversaire dans son camp plutôt qu’à gérer un score. On reconnaît la patte de Bruno Genesio, dont les équipes ont toujours préféré la maîtrise au chaos. Dans un club qui a longtemps confondu intensité et identité, l’idée n’est pas anodine.
Reste le chiffre qui dérange : 53 pour la pression exercée sur l’adversaire. Il dessine un OM qui domine par la possession plutôt que par l’agressivité, qui étouffe rarement et attend souvent l’erreur au lieu de la provoquer. C’est là que le style se heurte au Vélodrome, dont le public réclame de la voltige et des récupérations hautes autant que du contrôle. Un bloc qui tient le ballon sans harceler produit de belles séquences, mais pas forcément des victoires. Genesio n’a peut-être pas fini d’arbitrer entre son goût pour la gestion et l’impatience d’un stade qui n’a jamais aimé la théorie.
Il faut évidemment relativiser : l’étude s’arrête au 24 septembre, la saison est jeune, et se comparer à River Plate, à Beşiktaş ou à Leipzig reste flatteur mais théorique. Un indice ne remplit pas un classement. Ce que ces données donnent à Marseille, c’est un début de certitude sur ce qu’il veut être. Ce qu’elles ne lui donnent pas, c’est du temps. Le nouvel OM a une identité ; il lui manque maintenant de la concrétiser, faute de quoi elle passera pour un alibi élégant.
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